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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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LES RACINES DE LA LIBERTE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 13 Septembre 2004 01:00
 Les feuilles mortes de l'Europe

« Devant notre bureau nous avions un magnolia. La beauté de ses fleurs parait notre maison. Un jour les fleurs se sont faites plus rares, les branches du haut se sont déplumées. L’arboriste consulté, après avoir examiné l’écorce, a eu tôt fait de rendre son verdict : l’arbre était déjà mort.

Comment un arbre qui continue à fleurir peut-il être mort ? C’est que la sève qui reste continue à monter, mais chaque saison un peu moins haut. Bientôt il n’y aura plus de sève, parce que les racines de l’arbre ne le nourrissent plus ».

Cette histoire vraie conduisait le Révérend Père Robert SIRICO à la conclusion de sa démonstration, au dernier jour de notre Université d’Eté. Comme notre société contemporaine, l’Europe a encore quelques belles fleurs, mais elles semblent se raréfier au fil des ans. Et si la sève ne montait plus ? Et si l’arbre était déjà mort ? Aujourd’hui, en examinant avec attention l’Europe, on peut être légitimement saisi d’un doute. La vieille Europe dépérit, la sève de la Nouvelle Europe a du mal à monter. Serions-nous menacés de sclérose définitive ? Pour parer le danger avons-nous quelque chose à faire, qui serait en notre pouvoir ?

Oui, il y a quelque chose à faire : sauvegarder et stimuler la sève, et pour cela revenir aux racines.

La sève, c’est celle de tous ceux qui croient encore à la vie, à la possibilité d’une Europe ouverte, dynamique. Ils doivent triompher des parasites qui rongent l’Europe de l’intérieur : les eurocrates, les politiciens, les corporatistes, les étatistes. Tous ceux-ci ont organisé un jeu stupide et suicidaire, parce qu’ils ont cru prolonger leurs privilèges aux dépens des autres mais ne réussissent en fait qu’à tuer la poule aux œufs d’or, en brisant l’esprit d’entreprise, en détruisant la concurrence, en creusant les inégalités injustes. Mais ils sont nombreux aussi ceux qui, à l’image de nos jeunes participants à l’Université d’Eté, veulent être les artisans d’une rupture avec ces mœurs délétères, avec cette classe dominante. Ils sont entreprenants et instruits par l’échec des générations passées. La sève de l’Europe, c’est donc cette jeunesse qu’il faut encourager, éclairer, enseigner, accompagner sur la route de la liberté.

Mais la sève puise sa vigueur dans les racines. Il faut aller au plus profond du message libéral. On n’y trouve pas l’efficacité, car l’efficacité suppose qu’on se soit d’abord donné un objectif stimulant – et c’est celui-ci qui importe. On n’y trouve pas davantage la liberté, car la liberté n’est pas une fin en soi, elle s’ordonne elle-même à un projet. La liberté, pourquoi faire ? Au plus profond ce que nous trouvons c’est l’être humain, c’est sa dignité, c’est sa personnalité. L’Europe, grâce à ce qu’elle a hérité d’Athènes, de Rome, de Jérusalem, a bâti son progrès et son rayonnement sur une belle idée de la personne humaine, de ses droits, sur une recherche de l’harmonie à travers des institutions apaisantes et respectées. C’est tout cela que l’on a sans doute oublié, alors même que les pères fondateurs de l’Europe contemporaine SCHUMAN, ADENAUER et de GASPERI avaient en commun une foi profonde dans les valeurs morales et spirituelles fondatrices de la civilisation.

Depuis quelques années, et en dépit des échecs retentissants des politiques européennes et de l’économie dirigée, nos hommes politiques n’ont eu de cesse que de vouloir doter l’Europe d’institutions politiques, voire d’un gouvernement de plus. Ils en ont peu à peu oublié l’Europe de l’esprit et du cœur. Il est temps maintenant, devant le futur incertain de l’Europe, de puiser dans les racines de l’Europe pour y retrouver l’éthique de la liberté.

Cela me conduit à rappeler trois impératifs absolus pour la propagation des idées de la liberté. Le premier est d’aller vers les jeunes, ils sont notre meilleur investissement et ils sont en attente d’une véritable alternative. Le deuxième est de rappeler que la liberté est avant tout le moyen d’épanouir ses talents, d’exercer ses responsabilités et de réussir sa vie. Le troisième est de toujours remonter aux sources, qui sont la dignité de la personne humaine et l’amour du prochain qu’elle inspire.

C’est en tenant compte de ces impératifs que nous devons organiser nos efforts dans les mois à venir, et y associer tous ceux qui, pour l’instant, doutent ou hésitent encore sur les chances de la liberté. Nous perdons notre temps et nous nous épuisons en vaines pressions sur le monde politique français. C’est à la société civile, et au cœur de celle-ci, à la jeunesse qu’il nous faut nous adresser. Pour faire monter la sève de l’enthousiasme, de l’engagement, pour redonner espoir. Pour faire refleurir les fleurs de la liberté, retrouvons les racines de la liberté.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

Avis à nos lecteurs : 8ème Week end de la Liberté


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