Commandez

Catalogue de la Sefel l www.libres.org

A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

55 pages, gratuit

Bulletin de commande

 

Portait

La modernité de Bastiat

Les tout derniers développements de la science économique se trouvent entières dans l’œuvre de Bastiat : il a été précurseur de l’école du « public choice » (Buchanan), de l’analyse des institutions (Hayek), de la théorie des droits de propriété (Alchian, Demsetz).

Lire la suite...
LIBERATION DE L’EUROPE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Août 2004 01:00
 C'est la rentrée !

Les Français ont fêté avec éclat le soixantième anniversaire de la libération de Paris. Avec éclat, mais pas toujours avec discernement.

Les présentations et les discours ont beaucoup insisté sur le fait que Paris s’était auto libérée, ce qui est déjà une élégante manière de rejeter toute contribution des Alliés, et notamment des Américains, à cette libération.

On est allé un peu plus loin en précisant que les résistants étaient essentiellement des communistes : Rol-Tanguy et les FTPF auraient fait tout le travail. Franchissant un nouvel échelon dans l’escalade, on a pu entendre que grâce à leur action déterminante les résistants auraient empêché la France de tomber « sous administration américaine, comme l’Allemagne » ! Quant au Président de la République, pour ne pas être en reste, il a salué la libération comme le commencement de la fraternité en France ; une fraternité qui a parfois pris l’allure de l’épuration, légitimant l’exécution sommaire de 400.000 Français en quatre mois, si l’on en croit Robert ARON et la plupart des historiens de cette période agitée.

C’est dire qu’il y a libération et libération. Et la propagande qui caricature la libération de la France pour tenter d’effacer le lourd tribut payé par les Alliés a son pendant s’agissant de la libération de l’Europe. De sa libération passée et de sa libération future. 

La libération passée est symbolisée par la chute du mur de Berlin en 1989. En aurait-on perdu aujourd’hui la signification ? Comme l’hitlérisme avec lequel il a fait bon ménage jusqu’en 1941, le stalinisme était un totalitarisme fondé sur le credo marxiste et socialiste. Dans la « Route de la Servitude », HAYEK a démontré qu’il n’y avait qu’une différence de degré entre la social-démocratie, le national-socialisme et le communisme, pas une différence de nature : partout la magnificence de l’Etat et de la Nation effaçant les droits individuels, partout le collectivisme et le matérialisme contre la tradition spirituelle et humaniste de l’Europe. La fin du communisme a été certes facilitée par ses « contradictions internes », mais aussi par la pugnacité des peuples opprimés et l’engagement sans répit des Etats-Unis. Le Pape Jean Paul II et le peuple polonais, les dissidents et rebelles d’Europe Centrale et de l’Est, mais aussi le programme « Starwar » de Ronald Reagan, ont mis fin à quarante ans ou soixante dix ans de totalitarisme. Les communistes qui aujourd’hui parlent de Libération, ainsi que nombre de politiciens français qui se réclament des valeurs humanistes, devraient se souvenir qu’ils ont été, à l’image de De Gaulle, les alliés les plus sûrs de l’URSS et les artisans d’une décolonisation qui a précipité un quart de la planète dans le camp de la barbarie. Aujourd’hui, toute honte bue, ils donnent des leçons de moralité au monde entier.  

Les mêmes veulent construire une Europe à leur façon, une Europe où le jeu politique l’emporte sur les initiatives privées, où l’Etat contrôle sinon efface le marché, où les droits sociaux priment le droit de propriété. Pour l’instant ils croient y avoir réussi. La voie de la centralisation et de l’irresponsabilité est ouverte par la Constitution projetée. Les craintes des syndicats et des corporations sont apaisées : il y aura bien une « Europe sociale », on ne tombera pas dans le piège de l’ultralibéralisme.  

C’est évidemment ignorer le contexte mondial, qui obligera l’Europe à choisir entre l’ouverture ou la ruine. C’est aussi négliger la volonté de progrès des nouveaux peuples de l’Union Européenne. C’est enfin croire que les échecs économiques et humains du communisme et de la socialisation totalitaire n’ont pas été compris par ceux qui les ont subis.

La libération de l’Europe est donc encore à faire. Les forces vives de la liberté doivent se mobiliser pour cet objectif. Je pense que les entrepreneurs européens, de l’Est comme de l’Ouest, peuvent jouer un rôle déterminant dans cette libération. Ils y ont intérêt, parce qu’ils ne pourront relever le défi de la concurrence mondiale avec le fardeau d’une Europe dirigiste. Ils y mettront de la passion, parce que l’esprit d’entreprise est, en soi, un esprit de libération : libération des talents, libération de la personnalité. Les jeunes Européens sont particulièrement bien placés pour tenir ce rôle de pionniers.

Voilà pourquoi je me réjouis de les voir si nombreux à Aix cette semaine, dans le cadre de cette Université consacrée au destin de l’Europe.

Voilà pourquoi, au cours des prochains mois, les libéraux français (et les autres), s’engageront dans la bataille autour de la Constitution, pour persuader le peuple de France qu’il est temps pour lui aussi de se libérer. Libération de la France, libération de l’Europe : soixante ans plus tard, c’est à nouveau l’heure de la reconquête.

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

Lire la suite...
 
Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

Lire la suite...
 
L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

Lire la suite...
 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...