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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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L’échange base de la richesse des nations

C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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LIBERATION DE L’EUROPE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Août 2004 01:00
 C'est la rentrée !

Les Français ont fêté avec éclat le soixantième anniversaire de la libération de Paris. Avec éclat, mais pas toujours avec discernement.

Les présentations et les discours ont beaucoup insisté sur le fait que Paris s’était auto libérée, ce qui est déjà une élégante manière de rejeter toute contribution des Alliés, et notamment des Américains, à cette libération.

On est allé un peu plus loin en précisant que les résistants étaient essentiellement des communistes : Rol-Tanguy et les FTPF auraient fait tout le travail. Franchissant un nouvel échelon dans l’escalade, on a pu entendre que grâce à leur action déterminante les résistants auraient empêché la France de tomber « sous administration américaine, comme l’Allemagne » ! Quant au Président de la République, pour ne pas être en reste, il a salué la libération comme le commencement de la fraternité en France ; une fraternité qui a parfois pris l’allure de l’épuration, légitimant l’exécution sommaire de 400.000 Français en quatre mois, si l’on en croit Robert ARON et la plupart des historiens de cette période agitée.

C’est dire qu’il y a libération et libération. Et la propagande qui caricature la libération de la France pour tenter d’effacer le lourd tribut payé par les Alliés a son pendant s’agissant de la libération de l’Europe. De sa libération passée et de sa libération future. 

La libération passée est symbolisée par la chute du mur de Berlin en 1989. En aurait-on perdu aujourd’hui la signification ? Comme l’hitlérisme avec lequel il a fait bon ménage jusqu’en 1941, le stalinisme était un totalitarisme fondé sur le credo marxiste et socialiste. Dans la « Route de la Servitude », HAYEK a démontré qu’il n’y avait qu’une différence de degré entre la social-démocratie, le national-socialisme et le communisme, pas une différence de nature : partout la magnificence de l’Etat et de la Nation effaçant les droits individuels, partout le collectivisme et le matérialisme contre la tradition spirituelle et humaniste de l’Europe. La fin du communisme a été certes facilitée par ses « contradictions internes », mais aussi par la pugnacité des peuples opprimés et l’engagement sans répit des Etats-Unis. Le Pape Jean Paul II et le peuple polonais, les dissidents et rebelles d’Europe Centrale et de l’Est, mais aussi le programme « Starwar » de Ronald Reagan, ont mis fin à quarante ans ou soixante dix ans de totalitarisme. Les communistes qui aujourd’hui parlent de Libération, ainsi que nombre de politiciens français qui se réclament des valeurs humanistes, devraient se souvenir qu’ils ont été, à l’image de De Gaulle, les alliés les plus sûrs de l’URSS et les artisans d’une décolonisation qui a précipité un quart de la planète dans le camp de la barbarie. Aujourd’hui, toute honte bue, ils donnent des leçons de moralité au monde entier.  

Les mêmes veulent construire une Europe à leur façon, une Europe où le jeu politique l’emporte sur les initiatives privées, où l’Etat contrôle sinon efface le marché, où les droits sociaux priment le droit de propriété. Pour l’instant ils croient y avoir réussi. La voie de la centralisation et de l’irresponsabilité est ouverte par la Constitution projetée. Les craintes des syndicats et des corporations sont apaisées : il y aura bien une « Europe sociale », on ne tombera pas dans le piège de l’ultralibéralisme.  

C’est évidemment ignorer le contexte mondial, qui obligera l’Europe à choisir entre l’ouverture ou la ruine. C’est aussi négliger la volonté de progrès des nouveaux peuples de l’Union Européenne. C’est enfin croire que les échecs économiques et humains du communisme et de la socialisation totalitaire n’ont pas été compris par ceux qui les ont subis.

La libération de l’Europe est donc encore à faire. Les forces vives de la liberté doivent se mobiliser pour cet objectif. Je pense que les entrepreneurs européens, de l’Est comme de l’Ouest, peuvent jouer un rôle déterminant dans cette libération. Ils y ont intérêt, parce qu’ils ne pourront relever le défi de la concurrence mondiale avec le fardeau d’une Europe dirigiste. Ils y mettront de la passion, parce que l’esprit d’entreprise est, en soi, un esprit de libération : libération des talents, libération de la personnalité. Les jeunes Européens sont particulièrement bien placés pour tenir ce rôle de pionniers.

Voilà pourquoi je me réjouis de les voir si nombreux à Aix cette semaine, dans le cadre de cette Université consacrée au destin de l’Europe.

Voilà pourquoi, au cours des prochains mois, les libéraux français (et les autres), s’engageront dans la bataille autour de la Constitution, pour persuader le peuple de France qu’il est temps pour lui aussi de se libérer. Libération de la France, libération de l’Europe : soixante ans plus tard, c’est à nouveau l’heure de la reconquête.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
Actualité
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Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
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