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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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LA PREUVE PAR 4×4 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 28 Juin 2004 01:00
 Pollution

L’affaire des 4×4 me fournit une nouvelle preuve, celle-ci irréfutable, de l’art de nos gouvernants de droite de doubler les socialistes sur leur gauche. Le maire de Paris n’avait pas plus tôt annoncé son intention de réglementer la circulation des 4×4 dans les rues de la capitale que le gouvernement s’est empressé de faire sienne cette excellente idée, pour instaurer une pénalisation générale des tout-terrains et grosses voitures qui déjectent du CO2 à vous trouer la couche.

La semaine dernière était celle du développement durable, le hobbie de notre Président durable, qui se présente comme le fidèle héritier de la conférence de Rio, de Greenpeace et de la WWO. Visionnaire du futur, le Président prend de la hauteur par rapport à la politique politicienne ; il est un mélange de Cousteau, Teilhard des Chardins, Nelson Mandella et Martin Luther King. Qui le soupçonnerait de se livrer à de viles manœuvres partisanes ou d’être impliqué dans des opérations douteuses ?

Pour ne pas être en reste, Jean Louis Borloo se fait plus radical que l’abbé Pierre. Le « consensus social » s’obtient avec quelques recettes infaillibles du collectivisme : des logements sociaux à profusion, des animateurs des rues et des centres culturels comme à Novosibirsk. 

Par comparaison, le maintien des 35 heures et de la loi de « modernisation sociale », l’alourdissement de l’impôt de solidarité sur la fortune, l’accroissement de la CSG, de la CRDS et des cotisations d’Assurance-Maladie, les privatisations transformées en nationalisations, ne sont que des mesures allant de soi, que la gauche aurait peut-être amendées, mais que le gouvernement a su conserver dans toute leur pureté originelle.

Dans le sillon de la gauche, voilà encore l’extraordinaire référence aux homophobes, la chasse au fascisme pro-israëlien, le laïcisme intolérant et le soutien de l’anti-culture. Les déficits publics, la relance par la consommation, la destruction de l’épargne et des patrimoines : en économie aussi, c’est un sans faute.

La gauche l’a rêvé, la droite l’a fait.

Il faut dire que dans sa démarche, la droite a été puissamment aidée par ses partenaires sociaux, avec lesquels elle cultive un dialogue permanent et fructueux. La CGT éclaire de ses lumières le futur de notre électricité, elle veille à la protection des services publics « à la française », la FSU et le SGEN collaborent au bon fonctionnement du système scolaire, la FNSEA et la FSA de José Bové protégent notre santé et nos campagnes, hauts fonctionnaires et magistrats sortis de l’ENA et de l’ENM prennent des décisions édifiantes.

Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est que le Président, et encore plus le gouvernement, ne soient pas compris.

Ils ne sont pas compris par l’électorat de gauche, ni par les syndicats, qui vont même jusqu’à manifester, à pétitionner sans arrêt. Ce n’est pourtant pas faute de les flatter dans le sens du poil ni d’épouser leurs thèses. Tout au contraire, la politique actuelle est réputée « ultra-libérale », soumise à la loi du profit, alors même qu’on ne s’est jamais dans le passé (sauf peut-être en 1945 et 1981, deux millésimes exceptionnels) autant éloigné des principes libéraux, et au moment où les entreprises sont ruinées, où les investissements et les cadres dynamiques quittent le pays, faute de pouvoir ici « profiter » de leur activité.  

Ils ne sont pas compris davantage par l’électorat de droite, qui a fui dans l’abstention et le vote sanction, de Le Pen à Bayrou. Quels ingrats ! Chirac et sa Chambre introuvable n’ont-ils pas conjuré le double péril rouge et brun ? Les électeurs ne voient-ils donc pas la difficulté de réformer ce pays ? La meilleure méthode n’est-elle pas de réformer secrètement, sans que la CGT s’en aperçoive, ou de réformer demain ? La droite n’a-t-elle pas voté pour la sécurité ?

La sécurité, est-ce qu’on ne l’a pas sur les routes grâce aux radars de Robien, et maintenant dans les airs, grâce à la lutte contre la pollution, et encore dans nos poumons, libérés par une énergique campagne anti-tabac ? La droite est, dit-on, sensible à l’honneur et à la patrie : quelle belle leçon nos dirigeants ont-ils su donner aux Américains, et de quel prestige nous jouissions au Moyen Orient avant cette calamiteuse loi sur le voile ! La France seule, de Gaulle, Maurras : de quoi satisfaire la droite, n’est-ce pas ?

Je conclurai donc que nos gouvernants n’ont pas à rougir de ce qu’ils font. Comme il est de coutume ils trahissent leurs électeurs et vont chercher leurs idées de l’autre côté. Et quand on les critique, ils s’abritent toujours derrière le même argument : « Nous n’avons pas su communiquer », ce qu’on peut traduire ainsi : « Nos électeurs ont fini par comprendre que nous ne tenions pas nos promesses ».  

Droite, gauche, ils roulent tous dans la même direction, indiquée par les panneaux de la démagogie. Si la droite double la gauche, c’est que toutes deux vont dans la même direction. C’est la direction du chaos social, de la ruine économique et de l’isolement mondial.

Avec mon petit 4×4 libéral, j’ai la possibilité de sortir de la route pour m’en aller dans la campagne, la vraie, celle où pousse l’arbre de la vérité et où fleurit la liberté. En 4×4 et en vacances !

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

Avis à nos lecteurs : 8ème Week end de la Liberté


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