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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Un Marx libéral ?

Les principaux éléments de l’économie marxiste se trouvent chez John Stuart Mill, qui a ajouté aux erreurs de Ricardo et Malthus dont il prend la suite.

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NUMERO 800 : 1981-2004 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 21 Juin 2004 01:00
 N°800

Je veux donner quelque éclat à ce numéro 800 de la Nouvelle Lettre, et en profiter pour mesurer le chemin parcouru.

Au rythme de 40 lettres par an, voilà donc qui nous ramène à 1984. Mais le calcul est faux : sous sa forme actuelle la Nouvelle Lettre existe depuis le 25 mars 1981, une nouvelle série apparaissant trois ans plus tard, pour une raison que j’ai oubliée. C’est donc en réalité vingt trois ans de Nouvelle Lettre que nous fêtons aujourd’hui.

Je dis bien « nous fêtons ». D’abord parce que cette longévité est aussi celle de votre fidélité. La poursuite de cette aventure n’a été possible que parce que vous n’avez cessé de prouver votre intérêt et votre soutien. La Nouvelle Lettre, c’est votre affaire comme la nôtre. Ensuite parce qu’il s’agit bien d’une fête : il y a de quoi se réjouir et être fiers d’une pérennité qui n’est pas donnée à tous les périodiques. Combien de grands magazines et de lettres confidentielles ont disparu depuis 23 ans !

Cette pérennité est certainement due à la clarté et à la rectitude de notre ligne éditoriale. Ma principale fierté est en effet de n’avoir jamais cédé à la tentation du politiquement correct et d’avoir conservé un attachement sans faille ni compromission à la pensée libérale, aux principes de la liberté, de la responsabilité et de la propriété garants de la dignité de la personne humaine. Nul n’est infaillible, et sans doute m’est-il arrivé de prendre des positions ambiguës, voire incompatibles avec ces principes. Il est encore plus certain que quelques-unes de mes analyses et prescriptions auront déplu à quelques lecteurs. Mais vous avez su pardonner ces excès et ces erreurs, et il est encourageant d’observer que le taux de réabonnement se situe sans discontinuité entre 95 et 98% !

Cela dit, la Nouvelle Lettre a-t-elle d’autre utilité que de me permettre ou de vous permettre un hygiénique défoulement hebdomadaire ? Au passage, je ferai remarquer que cette utilité n’est pas nulle ; chaque semaine nous nous offrons en commun le plaisir de partager les mêmes réactions face aux événements, aux évolutions, pour y trouver tantôt le désespoir et la révolte, tantôt l’espérance et la détermination. Il est rassurant de savoir que nous sommes quelques centaines à appartenir à la « secte des économistes ». Donc, la Nouvelle Lettre ne serait-elle que le « bulletin de la paroisse » libérale, ce ne serait déjà pas si mal.

Mais quid au-delà ? A juger à l’aune de la politique française, les effets de nos écrits seraient plutôt nuls. Globalement, la France se retrouve plus socialiste en 2004 qu’en 1981. Les espoirs nés en 1986 se sont effondrés quelques mois plus tard : la Nouvelle Lettre avait annoncé l’échec. Le même scénario s’est reproduit en 1993, puis en 1995 : chaque fois de « nouvelles » équipes et personnalités élues sur des programmes (modérément) libéraux s’empressent de revenir à l’étatisme, au socialisme et parfois même au collectivisme. Le sommet est atteint avec le Président et la chambre introuvables que nous avons depuis 2002. Aujourd’hui l’expression politique du libéralisme n’existe plus, les voix libérales ont été bâillonnées, le système est plus que jamais bloqué.

Mais, comme le dit le poète, « c’est du fond de l’abîme que jaillit la lumière ». Dans les ténèbres françaises, nous avons tenu une lampe allumée. Le chemin n’a pas été perdu. 

Je ne voudrais pas en rester sur cette note fataliste et pessimiste. Vingt trois ans de réflexion, de réaction, de proposition nous ont permis d’affiner l’analyse du mal français et de fourbir les armes d’une révolution libérale. Sur tous les grands dossiers de notre économie, de notre droit, de notre société, nous connaissons maintenant dans le détail les causes du déclin et les réformes qui s’imposent : emploi, Sécurité Sociale, concurrence, Education Nationale, famille, logement, justice, solidarité.

Aujourd’hui, il serait techniquement facile de mettre la France à l’heure de la liberté. L’environnement international nous a d’ailleurs donné d’utiles leçons : étant les derniers à entrer dans le cycle des réformes, nous bénéficions de l’expérience des autres. Dès que le mythe de l’exception française aura enfin explosé, nous pourrons enfin effectuer un rattrapage d’autant plus rapide qu’il aura été tardif et que les urgences seront mieux apparues.

Mais ce qui est techniquement facile, éminemment souhaitable, n’est pas ce qui est politiquement possible. Il faut des électeurs et des élus pour instaurer une démocratie libérale. Mon point de vue a toujours été que les deux sont indissociables : diffuser la pensée libérale sans leader ni parti libéral est utopique, convaincre des hommes politiques et susciter de nouvelles formations sans perspective de présence sinon de victoire électorale n’est pas réaliste. Vingt trois ans de Nouvelle Lettre m’auront donc appris que les idées libérales ne peuvent être transcrites en réformes qu’avec de vrais leaders libéraux, avides de principes plutôt que de pouvoirs, mais aussi qu’il faut persuader les cadres de la société civile, dont l’influence est seule capable de compenser l’ignorance, le conformisme et la médiocrité des médias, que ce qu’il faut à la France n’est pas une « bonne » politique, mais une rupture politique. Tous ceux qui détiennent dans notre pays quelque autorité économique, sociale, morale devraient se persuader que leur responsabilité est maintenant de s’engager dans une croisade pour la liberté, le droit et l’harmonie. Je serai heureux que cet appel soit entendu d’ici les vingt prochaines années. Après le mur de l’Atlantique, le mur de Berlin, j’espère voir la chute du mur de l’Hexagone. En attendant, j’essaie de conforter et de développer les réseaux de la résistance libérale.

 

 

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


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