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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

36 pages, 5€

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L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

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EMISSIONS DE FUMEES POLLUANTES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 07 Juin 2004 01:00
 Charte de l'environnement

La Charte de l’environnement m’a comblé d’aise, et je me suis soudainement converti au vert. Quand on est vert, on a fait la moitié du chemin pour être vert et blanc, couleurs de la France de demain. Quand on est vert, on a maintenant la triple appartenance : UMP, Greenpeace et ATTAC.

Animé par la foi des néophytes, je n’ai pas mis longtemps à comprendre que nos dirigeants et parlementaires n’étaient pas tout à fait en accord avec la Charte qu’ils ont conçue.

Ils ont en effet la coupable habitude de polluer le ciel politique de notre pays par des émissions de fumées dangereuses pour la population.
Comment en effet ne pas comprendre que leur zèle écologiste n’est qu’un rideau de fumée destiné à masquer leurs échecs successifs ? Ce rideau de fumée est fait de pure propagande et d’impures pensées ; les échecs, eux, sont bien réels.
 

Pure propagande que ce néo-malthusianisme qui porte le faux nez de la science. Malthus a prédit le cataclysme industriel : les crises, la misère, la famine, la surpopulation. Ce catastrophisme a fait son succès, et a permis à Marx de dénoncer la propriété privée, base du capitalisme et source de tous les maux. Après un siècle d’aberrations intellectuelles et de vraies catastrophes totalitaires, on croyait en avoir fini avec Malthus, Marx et leur rejeton Keynes. En 1968 le Club de Rome a fait irruption sur la scène publique internationale et à partir d’un rapport « scientifique » du MIT, aussi solide que la « loi de Malthus », quelques beaux esprits ont démontré la fatalité de l’épuisement des ressources, de la surpopulation mondiale et prôné la croissance zéro. Voilà qui a donné aliment aux hippies des campus américains, puis aux soixante-huitards. Eux aussi voulaient abattre le capitalisme mangeur de nature et destructeur de futur. Avec l’effondrement de l’empire soviétique et la mise en évidence des drames humains du totalitarisme, avec la chute du mur de Berlin, les optimistes ont cru à « la fin de l’histoire » : la liberté et le bon droit allaient triompher. C’était compter sans l’acharnement des exploiteurs d’humanité. Dès 1991 la conférence de Rio permettait aux rouges de se peindre en vert, on inventait le développement durable, ce poison qui est en train de durablement bloquer le développement des pays pauvres et de ruiner les pays riches qui l’ont ingéré : non au commerce, non à la croissance toujours sauvage et à la domination toujours américaine. Il faut reconnaître que la batterie des armes « scientifiques » s’est grandement enrichie : réchauffement de la planète, alimentation artificielle, disparition des forêts et des baleines, pics de pollution atmosphérique, pillage des ressources du tiers monde, surconsommation énergétique. Voici l’humanité cernée, toujours par les mêmes démons : la loi du profit, les multinationales, les gnomes de Zurich et les spéculateurs de Wall Street. Je n’ai pas le temps ici d’en dire plus sur les exagérations, voire les mensonges et manipulations, qui sont derrière les allégations qui se veulent scientifiques et qui ne sont qu’idéologiques, mais qui ont exploité l’ignorance et la naïveté du grand public, aujourd’hui comme hier.

Là dessus nos gouvernants se mettent à « penser », à la façon qui leur est coutumière : hurlons avec les loups, cela fera entrer les moutons dans notre bergerie. Plus écolos qu’eux tu meurs. Et ils détiennent le remède miracle, l’arme absolue de la loi et, pour faire bonne mesure, de la constitution. Dans un article puissant paru dans « Le Monde » du 12 Mai, Alain Madelin a montré l’insanité de l’idée d’introduire le principe de précaution dans la constitution. C’est un risque pour le progrès de la science et de la connaissance, dont l’avancée implique l’expérimentation qui laisse place à l’erreur, tandis que le risque zéro est source de sclérose puis de régression. C’est un risque pour le droit, car cette idée préjuge de l’irresponsabilité des actions humaines avant même qu’elles existent, l’homme libre est présumé coupable. C’est un risque pour la démocratie, car elle attribue les pleins pouvoirs à l’Etat légitimé dans toutes ses interventions. Elle donne « un extraordinaire pouvoir aux marchands de peur, aux prophètes de la catastrophe et aux fabricants de boucs émissaires ». « La sagesse veut que l’on applique le principe de précaution au principe de précaution lui-même ». Madelin a eu, avec neuf autres députés de la « majorité », le courage de voter contre la Charte.

Je peux aller un peu plus loin que lui en faisant un parallèle entre le tintamarre autour de ces initiatives gouvernementales et les échecs profonds, complets de nos dirigeants. Incapables de régler les problèmes immédiats de nos banlieues, sont-ils qualifiés pour sauver la planète dans un siècle ? Sacrifiant les générations futures en leur laissant une dette énorme, des charges plus lourdes, des droits sociaux diminués, sont-ils qualifiés pour leur offrir un monde propre et verdoyant ? Ayant tué les ressorts de l’entreprise, de la croissance et de l’emploi, sont-ils qualifiés pour « maîtriser le développement » et réguler le commerce mondial ? Installés dans les privilèges, les injustices et la corruption, sont-ils qualifiés pour se présenter comme la conscience morale de l’humanité ? La réponse à ces questions est évidemment non. Voilà la vraie pollution, voilà la vraie peur : l’arrogante présomption des nouveaux totalitaires. Tout le reste est fumée.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
Actualité
:
Une grève tout à fait logique - L’avenir est-il à la confédération ?  - La discussion du budget 2018 est en marche
Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
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