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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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LES MATS DE GDANSK PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 03 Mai 2004 01:00
 Europe

Ils sont au nombre de vingt cinq. Chacun pèse plus d’une tonne. Ils ont été forgés aux Chantiers Navals de Gdansk. Le Président de l’exécutif européen a décidé qu’ils porteront les drapeaux des vingt cinq pays de l’Union européenne à partir de ce premier mai 2004.

C’est un symbole heureux, c’est un devoir de souvenir, c’est un guide pour le futur européen.

On a trop vite oublié ce qui est à l’origine de la reconstitution de l’Europe : c’est la chute du mur de Berlin, elle-même préparée par le courage du peuple polonais. C’est Lech WALESA et les ouvriers des chantiers navals de Gdansk qui ont pris le risque d’affronter le régime communiste dans leur pays. Pendant huit ans, Solidarnosc a mené une lutte courageuse pour rendre au peuple polonais sa liberté et sa dignité. Des centaines de Polonais ont fait le sacrifice de leur vie, à commencer par le Père Popiulescu, figure emblématique de la résistance. Les deux visites du Pape, réunissant chaque fois deux millions de fidèles, ont fait le reste : Jaruzelski a du céder, c’était la première brèche dans le bloc communiste. Tchèques, Hongrois, Roumains devaient les rejoindre, et finalement c’est la RDA de HONNEKER, la plus impitoyable des dictatures après l’URSS, qui a été emportée. 

L’Europe a donc pu renaître à la vie sous le signe de la liberté, et grâce à la lutte des peuples asservis contre le totalitarisme collectiviste. Voilà pourquoi les manifestations des voyous altermondialistes à Varsovie devraient leur valoir la réprobation universelle, puisque ces fils spirituels de Marx, de Lénine et de Staline veulent aujourd’hui nous expliquer comment reconstruire la planète alors qu’ils ont soutenu pendant des années les promoteurs des goulags et de l’impérialisme soviétique. Il est vrai qu’ils ont réussi à droguer la population au point de faire croire aujourd’hui que le péril était dans l’impérialisme américain (certains le comparant même à l’intégrisme islamiste !). Non, soyons lucides : le seul péril est la barbarie des adversaires de la liberté, qu’ils soient altermondialistes ou islamistes, et les valeurs de la civilisation sont portées par ceux qui défendent nos libertés, aujourd’hui comme hier.

 Née dans la liberté et pour la liberté, l’Europe, en dépit des socialistes de tous pays et des étatistes de toutes conditions, doit maintenant s’affirmer comme un espace de liberté.

Bien des pays qui nous rejoignent aujourd’hui n’ont aucun désir de copier le modèle franco-allemand, qui ne débouche que sur l’affrontement social permanent, la soumission à l’Etat, la ruine économique, la bureaucratie généralisée et les nomenklaturas. Ce qu’ils veulent, c’est se voir reconnaître la pleine et entière dignité de partenaires des autres Européens. Ils ne comprennent pas pourquoi, après le temps rapide des embrassades, on les a gentiment relégués dans leur coin, au prétexte qu’ils n’étaient pas prêts pour la grande aventure européenne. Aux yeux de ces messieurs de Paris et de Berlin, il faut être sérieux pour devenir membre de l’Union. Et nos dirigeants ont été d’autant plus regardants sur les critères d’entrée en Europe qu’eux-mêmes en prenaient à leur aise avec les « disciplines » qu’ils avaient inventées : faites ce que je dis, et pas ce que je fais. Quelle prétention et quelle injustice !

Quel mensonge surtout, car toutes ces tergiversations n’avaient pour but véritable que de protéger les intérêts corporatifs et syndicaux contre l’épreuve de vérité de l’ouverture et de la concurrence.  

Il faut donc maintenant souhaiter que l’Europe à vingt cinq nous ramènera en 1989, quand soudain la perspective de la réunification générale est apparue. « L’Europe respire à nouveau avec ses deux poumons », avait dit Jean Paul II, l’un des artisans majeurs de la chute du mur.

Je n’ai cessé de le répéter comme quelques autres : l’Europe ne continuera à exister et à se développer, pour le plus grand bien des Européens, que si elle est l’Europe des Européens, et non l’Europe des Etats. Les peuples n’ont besoin ni de constitution, ni de pouvoir politique européen, ils ont besoin de la paix et de la libre communication. Que les dirigeants se contentent de les rendre possibles, au lieu de vouloir « construire » une tour de Babel dont la ruine est déjà prévisible.

C’est pourquoi le Président de la République déraisonne et méprise l’histoire en suspendant le futur de l’Europe à une décision qui dépendra de sa seule décision.

L’Europe n’appartient pas à Jacques CHIRAC, ni d’ailleurs à aucun gouvernement européen. L’Europe appartient à la liberté. Ce ne sont pas les politiciens français qui ont renversé le communisme, ce sont les ouvriers des chantiers navals de Gdansk et ceux qui les ont suivis. A l’époque, la fermeté de Ronald REAGAN et des autres a fait le reste. Il est donc inconvenant de l’oublier et de vouloir faire de l’Europe une forteresse anti-atlantique.

Sur la tombe du père Popiulescu à Varsovie, un slogan m’avait marqué à l’époque : « La vérité vaincra ». Une prédiction toujours d’actualité sans doute. Pensons à Gdansk.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1340 du 8 novembre 2017

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