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LE TOURNANT LIBERAL PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Avril 2004 01:00
 La route des réformes

C’est le thème qu’avait choisi Alain MADELIN pour faire une rentrée politique remarquée et remarquable, que je salue et admire à bien des points de vue, mais dont je me demande quelle suite réelle elle pourrait avoir.

Remarquée, cette rentrée l’a été incontestablement par les médias. Il est surprenant de voir France 2 et encore plus France Info relater avec détail, voire impartialité, ce grand rassemblement de près de 1.200 personnes au Parc Floral de Vincennes. Les quotidiens n’ont pas été en reste, et Le Figaro a titré « Madelin veut le tournant libéral plutôt qu’un virage social ». Madelin a expliqué d’ailleurs que libéral et social ne sont pas contradictoires, loin de là. On aura remarqué aussi les discours d’Hervé NOVELLI et Sophie de MENTHON, ainsi que la présence de quelques ministres (François d’AUBERT et François GOULARD) et de nombreux parlementaires, enfin la force de frappe intellectuelle du libéralisme, de Pascal SALIN à Henri LEPAGE, était bien au rendez-vous. Les administrateurs de l’ALEPS se retrouvaient au grand complet. Personnellement je ne pouvais me rendre à l’invitation de notre ami.

Rentrée remarquable car, rompant avec le silence, et une certaine langue de bois, Alain MADELIN a mis le point sur les i. La défaite du 28 mars n’est pas celle des libéraux, puisque le gouvernement précédent n’a réalisé ni même amorcé la moindre réforme libérale. Ceux qui avaient porté « la droite » au pouvoir n’ont pas pu se retrouver dans l’action du précédent gouvernement Raffarin. Qu’il s’agisse des retraites, des privatisations, des 35 heures, de l’éducation nationale, de l’assurance maladie, de la fiscalité, de l’emploi le constat est négatif. Mais MADELIN ose aller au fond du problème : ces réformes « dromadaires » (Clémenceau désignait ainsi les réformes conçues par de longues négociations avec quantité d’interlocuteurs, comparables à « un cheval dessiné par un comité ») ont souffert d’avoir été conçues, revues et corrigées « par le dialogue social avec des partenaires adversaires de toute réforme ». Derrière tout cela, « l’hostilité marquée par le Président de la République à la mise en œuvre de toute réforme libérale ». Que l’on eût aimé entendre cette mise en accusation nette et directe de Jacques CHIRAC au cours de la campagne ! Ce n’est pas d’aujourd’hui que les libéraux savent que le Président aime, comme le dit MADELIN « flatter les antimondialistes, les subventionner généreusement, surenchérir dans le radicalisme écologique, réveiller l’anti-américanisme ». Et MADELIN de conclure : « Ce n’est pas très à droite, et ce n’est pas très adroit non plus ». Voici donc « la droite » apparaître dans le propos.

La rentrée est encore remarquable car elle est marquée du sceau de la critique constructive. Les libéraux ne se lamentent pas, ils construisent. Alain MADELIN a rappelé les points sur lesquels les remèdes libéraux peuvent apporter aux Français prospérité, espoir et promotion sociale. La concurrence doit être introduite entre les établissements scolaires, et les familles doivent retrouver le libre choix de l’école de leurs enfants : le meilleur procédé pour améliorer la qualité du produit scolaire et tirer tout le monde vers le haut. La liberté d’entreprendre doit être rendue aux entrepreneurs, la fiscalité doit être allégée pour permettre le financement des emplois nouveaux : les relations contractuelles doivent se substituer aux réglementations aveugles. C’est le plus court chemin vers l’emploi et la croissance. Les retraites doivent être liées aux cotisations, et l’âge de la retraite doit être laissé au choix personnel. Les caisses de la Sécurité Sociale doivent être autonomes, et user elles aussi des ressources de la concurrence et du ressort de la responsabilité : c’est la garantie de meilleurs soins à moindres coûts. Sur tous ces points, Alain MADELIN est dans le droit fil des principes libéraux, même s’il est trop discret à mon goût sur les vertus de la privatisation, qui demeure l’épouvantail agité par la gauche et les syndicats (au passage je déplore que la première intervention de SARKOZY ait été pour promettre qu’EDF ne sera pas privatisée, la réponse syndicale a été immédiate, les électriciens coupant le courant parce qu’ils se sont sentis menacés par la privatisation !).

Et maintenant ? Va-t-on amorcer le tournant libéral en dérapage contrôlé ? MADELIN invite ses amis à exercer une forte poussée au sein de l’UMP. Cette pression résistera-t-elle à l’intérêt qu’il va y avoir de figurer en bonne position au sein des listes pour les européennes ? S’il est vrai que les ex-UDF ayant rallié l’UMP, comme Pierre MEHAIGNERIE ou Philippe DOUSTE-BLAZY, commencent eux aussi à ruer dans les brancards, l’UMP est-elle pour autant menacée d’implosion ? La machine à perdre les élections fonctionnera-t-elle encore longtemps ? Jacques CHIRAC serait-il prochainement isolé ? Autant d’interrogations qui viennent tempérer les élans printaniers d’un libéralisme qui cherche sa voie politique. Ce serait une erreur de suspendre le sort du libéralisme à la seule recomposition du paysage politique français.

Personnellement, je ne peux imaginer une voie là où il y a pour l’instant une impasse, ou une route en travaux. La route me semble au contraire largement ouverte pour ceux qui, au sein de la société civile, veulent approfondir et préciser le contenu des réformes libérales à mettre en œuvre le jour où les perspectives politiques s’éclairciront. C’est à cette tâche que nous nous attelons dès maintenant avec un dossier de première importance : le futur de l’Europe.

Réjouissons-nous au spectacle de la pensée libérale retrouvant ses fidèles et peut-être son audience.

Mais puisqu’il y a un tournant à prendre, assurons-nous avant tout de notre tenue de route.

 

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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