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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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La modernité de Bastiat

Les tout derniers développements de la science économique se trouvent entières dans l’œuvre de Bastiat : il a été précurseur de l’école du « public choice » (Buchanan), de l’analyse des institutions (Hayek), de la théorie des droits de propriété (Alchian, Demsetz).

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QUAND LA CHINE NOUS REVEILLERA PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 02 Février 2004 01:00
 Visite guidée

Pour parodier Alain Peyrefitte, il viendra un jour où la France devra bien sortir du sommeil abêtissant dans lequel la plongent les princes qui nous gouvernent. C’est précisément la visite du Président Chinois à Paris qui m’inspire quelques réflexions désabusées, parfois même révoltées.

Vous devez reconnaître que l’affaire de Taiwan et les conditions de l’accueil de HU JINTAO sont sorties de l’ordinaire.

Le Président de la République Française s’est donc cru autorisé à condamner de façon claire et véhémente les dirigeants de Taiwan qui ont l’idée saugrenue de consulter leur peuple par référendum sur le choix entre rester indépendants ou rentrer dans le giron de Pékin. Un mouvement énergique du menton rappelle que nous, en France, on n’aime pas les sécessionnistes : la République une et indivisible, on connaît. Ces Chinois de Taiwan n’ont qu’à bien se tenir ! 

Le problème c’est que Taiwan, ce n’est pas tout à fait la Corse, bien que ce soit une île. Taiwan est un Etat souverain, qui a occupé le siège de la Chine au Conseil de Sécurité dès la création de l’ONU, au moment où le régime de Pékin était exclu. Et pour cause : le régime le plus fermé, le plus totalitaire, le plus inhumain de la planète, opprimant le peuple, envahissant les voisins, représentant une menace permanente pour la paix en Asie et dans le monde entier. Seule la France gaullienne, dès 1964, avait rétabli des liens diplomatiques avec Pékin, s’engageant du même coup à rompre avec Taipeh ! Pourtant, pendant un demi-siècle, c’est bien Taiwan qui a monté la garde, qui a contribué à assurer la sécurité et la liberté dans cette région du monde. Toute aussi remarquable sa performance économique : les Taiwanais sont devenus riches, très riches, parce qu’ils ont adopté le capitalisme et le libre échange. Voilà ce que l’on ne peut leur pardonner… 

Aujourd’hui comme hier, la France n’a aucune raison de se mettre du côté de Pékin et de fustiger Taipeh : certains évoquent nos intérêts économiques. Mais pour une part ridicule de marché chinois, et pour la vente de 21 Airbus, fallait-il dérouler le tapis rouge ? En réalité, nos produits n’intéressent pas les Chinois de Pékin, ils préfèrent s’approvisionner au Japon, voire en Allemagne ou aux Etats-Unis, et surtout… à Taiwan ! Le commerce entre les deux Chine est en effet très actif. 

La raison est-elle idéologique ? Veut-on inciter les dirigeants chinois à rejoindre le camp de la liberté politique et des droits de l’homme, en les entourant de prévenances au lieu de les traiter en pestiférés ? HU JINTAO n’a laissé aucune illusion à ce sujet. Dans son discours à l’Assemblée, il a développé la « conception socialiste des droits de l’homme », elle est une réédition de la conception stalinienne. Les individus ont tous les droits à partir du moment où ils ne s’opposent pas au régime. Et que les étrangers s’occupent de leurs affaires ! 

En fin de compte, la raison véritable est diplomatique. Certes Jacques CHIRAC emboîte le pas à George W. BUSH et Gerhard SCHRÖDER qui, au nom de la realpolitik, soutiennent l’idée de la Chine unie. Mais à l’occasion de ce 40ème anniversaire de la reprise des relations Paris-Pékin, le vieux rêve gaullien d’une France prenant la tête d’un bloc mondial hostile aux Etats-Unis hante à nouveau le Palais de l’Elysée. Il faut donc donner des gages à tous ces potentats asiatiques et africains pour qu’ils voient dans la France le seul recours contre l’hégémonie américaine. 

Outre que cet anti-américanisme agressif est déplacé à tous points de vue, la France devrait se résigner à avoir la diplomatie de ses moyens. A part une force de frappe nucléaire aussi inutile que ridicule, la France n’a plus ni puissance économique, ni influence politique, ni message culturel. Les Français, ruinés par un Etat aux dépenses somptuaires, commencent à réaliser que l’« exception française » est une façon de manquer le train de la croissance mondialisée et d’admettre les désordres et les incuries contre lesquels les autres pays ont réagi.  

Louis XIV, inspiré par son confesseur jésuite missionnaire en Chine, avait fait de l’empire chinois son modèle idéal : pouvoir absolu, personnalisé, ceint par une administration puissante et hiérarchisée, festivités impériales, prestige des arts et des lettres. Nous y voici à nouveau, à quelques nuances près. La folie des grandeurs de Louis XIV avait abattu le plus puissant pays du monde en un siècle, la V° République aura mis un peu moins de temps pour ruiner le plus grand des petits pays. Retombés dans la léthargie du XVII ème siècle, les Français pourront-ils se réveiller au XXI ème siècle ? Il serait temps de remonter le réveil libéral. Ces chinoiseries nous le rappellent.

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...