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Publication trimestrielle depuis plus de 40 ans, le Bulletin rend compte de la vie de l’ALEPS mais il propose aussi dans chacun de ses numéros plusieurs études de ses administrateurs, dont Fred Aftalion, Axel Arnoux, Jacqueline Balestier, Jean Philippe Feldmann, Georges Lane, Bertrand Lemennicier, Pascal Salin, Patrick Simon.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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VŒUX PIEUX PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 12 Janvier 2004 01:00
 Voeux

Je formule des vœux dont certains sont sincères, et d’autres seulement pieux.

Les vœux sincères vont à vous tous, fidèles lecteurs de la Nouvelle Lettre. Ils concernent votre vie privée, cet espace de liberté chaque jour restreint par la grâce d’un Etat qui s’occupe de votre santé, de votre sécurité, de votre consommation, de l’air que vous respirez et de l’eau que vous buvez. Puissiez-vous en 2004 exercer les choix encore libres pour protéger votre santé, votre prospérité, votre bonheur et celui des êtres qui vous sont chers, et puisse la vraie Providence vous aider dans vos efforts en ce sens.

Les vœux pieux sont ceux que je forme pour la chose publique.

Ils n’ont que peu de chances de se réaliser. Les chances sont faibles : ils n’ont pas été exaucés en 2003, ni davantage au cours des années précédentes. Pour la plupart des grandes réformes qui s’imposent, le gouvernement a promis de les mettre en chantier en 2004. Nous y voici, il y a douze mois pour faire ce qui n’a pas été esquissé en dix huit mois, et ce que jamais aucun gouvernement auparavant n’a entrepris.

Quels vœux, quelles réformes ?

Vœux pieux pour notre économie, nos entreprises et notre pouvoir d’achat. Au lieu d’une « loi de mobilisation pour l’emploi », je souhaite une bonne loi purement négative qui viendrait supprimer tous les textes déposés au bord du rivage législatif par les diverses vagues de socialisme de gauche ou de droite. Pouvoir syndical, 35 heures, licenciements, SMIC : tous ces fléaux devraient disparaître en 2004.

Devraient disparaître aussi des prélèvements obligatoires arbitraires, pénalisants et démotivants. La progressivité et la redistribution devraient laisser place à la proportionnalité et à l’équité, les impôts devraient diminuer avec la taille du budget de l’Etat, les cotisations sociales devraient s’alléger par la fin du monopole de la Sécurité Sociale et le passage résolu à la capitalisation. L’épargne et les grandes fortunes cesseraient d’être traquées,  le patrimoine pourrait se transmettre sans droits de succession ou de donation.

Vœux pieux pour la refonte de l’Etat, pour en finir avec la bureaucratie centralisée et donner enfin aux communes et aux régions les franchises dont elles ont besoin. Pour en finir avec une fonction publique pléthorique, avec le monopole des entreprises publiques, sans égard pour l’usager ni pour le contribuable. Privatisation des transports, de l’énergie, des autoroutes, de la poste : tous les pays y sont venus, la France y viendra sûrement en 2004.

Vœux pieux pour un changement décisif dans la pratique juridique, avec un Parlement qui renoncerait à produire une législation aussi fournie qu’arbitraire, avec l’abolition des privilèges qui mettent gouvernants, administrations et groupes de pression au-dessus du droit.

Vœux pieux pour la vraie liberté scolaire, avec des établissements, privés ou publics, en situation de vraie concurrence, rendant aux familles la responsabilité des choix éducatifs, vœux pieux pour la protection des jeunes contre l’ignorance et l’inculture qui les livrent à la pensée unique et aux mass media imbus de l’« exception française ».

Vœux pieux pour que soit retrouvées et respectées les valeurs morales et spirituelles qui ont fondé notre  civilisation : la  dignité de la personne humaine, qui appelle la préservation de la vie, de la liberté et de la propriété, l’harmonie sociale et la paix civile garanties dans un état de droit, l’ouverture aux autres, l’acceptation de la différence, de l’étranger.

Vœux pieux pour que l’Europe trouve son chemin vers la liberté des peuples et le marché plutôt que vers l’eurocratie politique et le dirigisme, et que disparaissent les bastions de nationalisme et de communisme toujours en place aujourd’hui.

Vœux pieux pour que le terrorisme et le fanatisme soient contenus, puis vaincus, et pour que cesse l’anti-américanisme primaire qui frappe d’impuissance et de rancœur certains peuples européens, et notamment le nôtre. 

Vœux pieux pour que les pays pauvres comprennent enfin les bienfaits de la mondialisation et en viennent à la liberté économique et politique nécessaire à amorcer leur développement.

Vœux pieux pour que le mythe du développement durable s’efface devant la réalité de l’entreprise et de la propriété, seules en mesure de préserver l’environnement.

Je pourrais allonger la liste, mais au risque d’obscurcir encore les perspectives pour 2004.

Comme je ne souhaite pas vous désespérer, je vous dirai pour conclure que 2004 sera sans doute comme 2003, ni meilleure ni pire. Le véritable clivage entre optimistes et pessimistes ne se fait pas au vu de ce qui devrait être et qui ne sera pas, mais suivant deux critères en formes de question :

1° Pensez-vous que le temps travaille pour nous ou contre nous ?

2° Pensez-vous que les vœux sont plus souvent réalisés quand ceux qui les formulent prennent des initiatives en ce sens ?

Si vous répondez oui aux deux questions, vous croyez à la sagesse humaine et à la nécessité d’un engagement de la part des hommes de bonne volonté, vous êtes optimistes, vous êtes libéraux.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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