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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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COULONS LE FERRY PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 24 Novembre 2003 01:00
 Le gouvernement dans la tempête

C’est le slogan en vogue dans les manifestations d’étudiants qui semblent se généraliser cette semaine : Rennes, Grenoble, Paris donnent le signal de la fronde. Un gouvernement a toujours tout à craindre de la gent estudiantine. Mai 68, décembre 86 ont fait chanceler le pouvoir. Il n’y a aucun doute sur l’origine politique de ces grèves : c’est l’UNEF, fer de lance du marxisme estudiantin, qui met le feu aux poudres.

Mais au delà de la conjoncture et des manoeuvres politiciennes, je voudrais évoquer le lancinant problème de la réforme des universités, prétexte actuel de l’agitation et de la propagande. J’ai vécu mai 1968 comme professeur (privilège de l’âge). La rupture dans l’université française s’est bien produite à ce moment là. La loi d’Edgar Faure, votée à l’unanimité par une chambre de droite introuvable, a consacré la victoire des gauchistes. L’université napoléonienne a vécu. Mais pour déboucher sur quoi ?

Avant 1968, faute d’avoir la liberté, il y avait l’ordre. Après 1968, il n’y a plus eu d’ordre, mais pas davantage de liberté. Voici sorties de leur néant les universités gérées désormais au niveau local par des conseils politisés où les délégués étudiants imposent leurs quatre volontés : « l’auto-gestion » est à la mode dans ces années 70. Apparaissent alors la lutte pour le pouvoir, les intrigues politiques et personnelles. C’est la dictature interne. Mais dans les rapports entre Universités et Ministères, la parole et l’argent sont toujours à Paris. Voilà de quoi renforcer encore l’emprise des bureaucrates et le poids de la politique. C’est la dictature externe. A l’université des mandarins succède l’université des syndicats. Depuis lors rien de fondamental n’a changé. Rien d’étonnant dans ces conditions à ce que les meilleurs esprits quittent l’université française, dans pratiquement toutes les disciplines. L’université est devenue un désert intellectuel, même si certaines oasis subsistent (comme mon université d’Aix-Marseille III, précisément créé en infraction de la loi Faure –une anomalie dans la carte universitaire).

Aujourd’hui Luc Ferry prend en compte une partie, mais une partie seulement, du chaos universitaire. Il entend ouvrir nos universités au vent de l’Europe. Nos étudiants seront amenés à circuler sur le continent, et l’articulation des études sera harmonisée : trois ans pour une licence, cinq pour un master, huit pour un doctorat. C’est ce qui se fait partout, ce qui permet des passerelles d’un pays à l’autre.

Réaction des opposants : on porte atteinte à l’idée de diplôme national, les universités vont se trouver « en concurrence », et on copie le « modèle américain » d’universités à deux vitesses, les célèbres grandes, et les minables petites.

On retrouve évidemment la haine de l’Amérique et le refus de la concurrence. Les étudiants ont bien appris la leçon dispensée par les politiques de tous bords.

Je voudrais pourtant leur trouver une excuse et leur proposer une solution.

L’excuse : aucune réponse à ce jour n’a sérieusement remis en cause l’emprise des gouvernements sur les universités. L’université est régie par les diktats incohérents, elle coûte cher et paradoxalement manque de moyens, parce qu’ils sont mal affectés et mal gérés : cela s’appelle le gaspillage. L’université délivre des formations et des diplômes sans valeur, les connaissances y sont transmises par des « enseignants chercheurs » qui n’en ont plus aucune.

Quelle solution ? : elle ne se trouve pas dans la « régionalisation », à laquelle pensent  beaucoup de réformateurs, car le remplacement d’un service public monopolistique d’Etat par son équivalent régional est un progrès insignifiant. Voici la solution : donnons enfin la liberté et l’efficacité de la vraie concurrence, celle qui consacre le choix des clients, c’est à dire des étudiants et de leurs familles. Finissons en avec la carte universitaire, aussi stupide que la carte scolaire. Laissons se créer et se développer, à l’initiative des autorités locales, ou de fondations, ou d’entrepreneurs, des facultés et instituts délivrant leurs propres diplômes, et supprimons le diplôme d’Etat insignifiant et injuste. Que réussissent les universités les plus recherchées, où la sélection s’opère à l’entrée par un contrôle des connaissances et par le niveau des inscriptions. Qu’un système de bourses, de crédits et de campus permette à ceux des étudiants sélectionnés impécunieux de payer leurs droits d’inscription et les frais de leur vie étudiante. Que programmes et enseignants soient choisis par les établissements, que l’on ouvre les recrutements au delà de la fonction publique.

Concurrence, sélection, décentralisation : la solution n’est pas ailleurs. Aujourd’hui, aux Etats-Unis les « entreprises universitaires » fonctionnant suivant la « loi du profit » (horreur !) connaissent une vogue impressionnante. L’université de Phoenix (Arizona) avec 6 000 étudiants réalise 13 millions de dollars de bénéfices, les universités « on line » se multiplient. Nous sommes toujours prisonniers de notre administration centrale, de notre SNESUP, de nos UNEF. Les universités américaines produisent des Prix Nobel, l’université française produit des chômeurs et –encore mieux- des marxistes. Cherchez l’erreur.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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