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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Ce thème de l’allocution prononcée lorsqu’il fut honoré du prix Nobel d’économie (1992) résume l’originalité de Gary Becker.

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MODESTE CONTRIBUTION AU DEBAT SUR L'EDUCATION PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 22 Septembre 2003 01:00
 L'école dans tous ses états !!

Nous voici donc conviés par le gouvernement à débattre sur le présent et le futur de l’éducation de la jeunesse française. Monsieur THELOT dont les opinions libérales sont bien connues, est chargé d’entendre les représentants les plus divers de la société française. On nous a dit que les gardiens de square, les animateurs de quartier et les associations culturelles auraient leur mot à dire. On aurait pu penser aussi aux intermittents du spectacle. Mais il est vrai que le théâtre de la communication gouvernementale ne fait jamais relâche.

Impressionné par tant de compétences réunies, j’ose à peine faire entendre un filet de voix pour suggérer à cette Commission d’étude et à nos ministres qu’il y a quelques principes simples en matière d’éducation. J’en vois trois essentiels :

1 – l’éducation est de la responsabilité des familles,

2 – tous les enfants doivent pouvoir recevoir instruction qui fait partie de l’éducation,

3 – la concurrence scolaire est la meilleure façon d’obtenir une instruction de qualité.

Malheureusement, ces trois principes sont ou bien oubliés, ou bien rejetés.

Le principe de subsidiarité est souvent inversé. les familles doivent aider les enseignants dans leur rôle éducatif. C’est dire que les maître, et derrière eux l’Etat, ont une prérogative éducative, parce qu’ils savent mieux que les parents ce qui est bon pour les enfants. Je vois d’ailleurs le débat s’engager dans ce sens : que faire pour soulager la tâche harassante des enseignants. Nulle orientation du système éducatif ne peut se concevoir sans l’avis autorisé de cette armée de fonctionnaires dont les porte-paroles sont syndicalisés et politisés.

L’argument massue utilisé ici est que les familles n’ont pas les connaissances voulues pour préparer leurs enfants à leur vie sociale et professionnelle. C’est d’abord oublier que l’objectif prioritaire de l’éducation est de forger une personnalité, de conjuguer le coeur et l’esprit, d’ouvrir les jeunes aux valeurs morales et spirituelles qui les guideront dans la vie. Propos inacceptables dans un pays ou l’éducation est devenue simplement instruction, avant de ne plus être qu’un enseignement, et dans un pays où laïcité signifie défense de parler de religion et de morale (pour mieux faire place à la religion collectiviste).

D’autre part, les parents ne sont pas moins compétents que les maîtres pour connaître leurs enfants et ce qui leur convient. S’il existe des parents indignent ou inconscients, il existe aussi des maîtres ignorants et malfaisants. Arracher les enfants à leur famille pour les mettre sous la garde de l’Etat est le premier commandement des régimes totalitaires.

Enfin si les parents sont irresponsables, c’est aussi parce qu’on les a privés de l’occasion d’exercer la moindre responsabilité : pas de choix de l’école, ni de la filière, pas de contrôle de l’enseignement ou de l’enseignant. Qu’une articulation entre la famille et l’école soit nécessaire, j’en convient parfaitement. Mais la hiérarchie ne doit jamais être inversée, or elle l’est actuellement.

Le principe d’égalité n’est-il d’ailleurs pas appuyé sur le principe de subsidiarité ?

L’égalité dont il s’agit est une égalité d’accès au savoir. Elle exige que nul enfant ne soit écarte de l’instruction pour des raisons financières. La gratuité du service public est une mauvaise réponse. Elle subventionne les familles aisées aussi bien que les autres. Mais surtout elle plonge l’enseignement dans une logique de monopole bureaucratique et protégé dont les conséquences sont fatales. Et fatales pour qui ? Par priorité pour ceux qui ne peuvent espérer de promotion sociale qu’avec leur travail, leur mérite, l’exploration de leur talents. L’école a été la revanche des pauvres sur le sort de leur naissance. Aujourd’hui elle enfonce les jeunes dans des ghettos, elle abaisse en nivelant. On comprend pourquoi tant de familles très modestes inscrivent leurs enfants dans le « privé », souvent au prix d’un sacrifice financier important. Les parents ne veulent pas sacrifier l’avenir d’enfants qui ne pourrons compter que sur leur propre valeur pour progresser. Condamner les enfants à être prisonnier d’un service public au nom de l’égalité, c’est ôter toute liberté aux familles. Les familles, elles, comprennent que l’égalité d’accès n’a pour mérite que de permettre à la diversité des personnalités et des valeurs de s’exprimer. La véritable égalité d’accès ne pourrait donc résulter que d’un système de chèques éducation, réservés aux familles déshérités et utilisables dans un établissement librement choisi. 

Ainsi la concurrence peut-elle devenir effective et produire tous ses bienfaits.

Je m’en suis exprimé ici-même il y a quinze jours. La concurrence sélectionne à tous les niveaux : les meilleurs établissements, les meilleurs maîtres, les meilleurs élèves. Elle est libération du carcan administratif, elle est innovante, exigeante. Elle porte le plus grand nombre au niveau le plus élevé.

Le secret de son succès a un nom : responsabilité. Responsabilité des familles qui redeviennent le centre de choix et d’orientation. Responsabilité des maîtres placés sous le contrôle des familles et jouant leur carrière et leur réputation sur ce qu’ils apportent aux enfants. Responsabilité des gouvernants, qui ont à veiller à ce que les moyens voulus soient donnés aux familles au nom de la solidarité nationale, et à s’abstenir pour tout le reste.

Voilà une très modeste contribution qui ne sera sans doute pas retenue dans un débat sans doute sans queue ni têtes.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

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