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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Un nouveau monde de science et d’industrie

Saint Simon « le dernier des gentilshommes et le premier des socialistes » (se définissait-il modestement) partage l’idée d’Auguste Comte : avec le XIXème siècle le monde est entré dans une ère scientifique.

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DANSONS LA CARMAGNOLE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 15 Septembre 2003 01:00
 "French Cancon"

J’aurais voulu intituler cet éditorial « French Cancon ». Mais j’ai appris par un de mes équipiers que le Canard Enchaîné avait déjà utilisé ce calembour, si bien adapté à l’actualité politique hexagonale. J’ai finalement estimé que la « Carmagnole » pouvait également passer pour une danse frivole, insouciante, inconsciente, malséante, étourdissante : la techno des Révolutionnaires qui rêvaient de conduire nobles et prêtres à la guillotine : « cà ira, ça ira... »

Il y a en effet quelque chose d’irréel, de décalé, de suranné, dans ce qui se passe en France depuis quelques jours.  

Cancon est évidemment un symbole : un rassemblement ridicule à tous points de vue, à la dimension d’un petit village gaulois face à l’Empire romain. Mais nous aimons beaucoup Bové parce qu’il est la réincarnation d’Astérix. Va-t-il menacer la puissance américaine ? Certains annoncent depuis des mois la chute du colosse aux pieds d’argile. Mais les pieds tiennent bon : la croissance américaine est actuellement au rythme de 4%, alors que nous sommes en totale stagnation, le chômage est inexistant, les emplois se créent et les millions d’immigrés s’intègrent. 150 millions d’Américains participent à un office religieux chaque semaine, et le drapeau aux étoiles et aux bandes flotte partout : ils croient, ils y croient, et voilà qui contraste avec notre scepticisme amer, notre doute fondamental, voilà qui explique nos ricanements méprisants. Au demeurant, les attaques de Bové et des « alters » (qui ne font pas le poids), obéissent à une logique curieuse : au nom des inégalités et des pollutions qu’engendrerait le commerce mondial, et qui nuiraient aux pays les plus pauvres, il faut avant tout obtenir le maintien des subventions aux paysans...des pays riches pour les protéger contre la concurrence déloyale du reste du monde. Le syllogisme est imparable : le marché appauvrit, or le marché c’est la concurrence, donc supprimons la concurrence. 

Ces belles idées ont été reçues avec sympathie en haut lieu, et sur les traces du Président de la République qui a fait siennes les thèses du développement durable et de la maîtrise de la mondialisation, nos ministres sont partis à Cancun avec la ferme intention de défendre les intérêts de nos pauvres paysans. Pas au nom du protectionnisme bien sûr, mais au nom de l’exception française. 

L’exception française a inspiré le Premier Ministre et son gouvernement dans les affaires européennes. Pas question que la France se plie à la discipline imposée par les eurocrates. C’est oublier d’une part que ces disciplines ont été inventées naguère par les Français et les Allemands de concert, et que les « eurocrates » sont largement soutenus par tous les autres gouvernements des quinze, qui trouvent assez désinvolte l’attitude de la France sur les deux dossiers en instance : le déficit budgétaire et le soutien d’Alsthom. Mario Monti, qui ne passe pas pour un ultra-libéral, a remis les choses au point. Ras le bol de l’exception française.  

Cette exception consiste d’ailleurs à ne rien faire de sérieux, à jouer les fourmis, et à danser la Carmagnole, le tout sur fond de services publics, de chômage, de désordres et de violence permanents, de liquéfaction des moeurs, de dérive de tous les systèmes sociaux, de faillite de l’éducation. Tout se passe comme si le seul souci de nos gouvernants, d’aujourd’hui comme d’hier, consistait à « communiquer », à dialoguer, à « écouter », bref à paraître. Paraître plutôt qu’être : formule magique qui permet à la potion médiatique d’endormir le peuple en lui faisant croire que l’on prépare son bien-être. 

Oui, les Français sont grisés, le tourbillon de la danse leur fait perdre la tête, et les trémoussements inconvenants des politiciens, des syndicalistes, des chefs de village et des druides de tribus les distraient des périls qui sont en train de s’accumuler sur leur tête. Le ciel va leur tomber dessus. L’OMC, la mondialisation, l’eurocratie et les multinationales n’y sont pour rien ; la vraie catastrophe c’est l’aveuglement français.

Je crois qu’aujourd’hui plus que jamais il faut alerter nos compatriotes, les dissuader d’entendre les flons-flons de l’orchestre et d’entonner la Carmagnole avec tous les meneurs, tous les menteurs de Cancon et d’ailleurs. Nous avons besoin de vérité, même si toutes les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire, ni à entendre. Je m’y efforcerai, et je vous engage à le faire aussi.

 

Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Œuvres complètes de Bastiat

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