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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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DANSONS LA CARMAGNOLE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 15 Septembre 2003 01:00
 "French Cancon"

J’aurais voulu intituler cet éditorial « French Cancon ». Mais j’ai appris par un de mes équipiers que le Canard Enchaîné avait déjà utilisé ce calembour, si bien adapté à l’actualité politique hexagonale. J’ai finalement estimé que la « Carmagnole » pouvait également passer pour une danse frivole, insouciante, inconsciente, malséante, étourdissante : la techno des Révolutionnaires qui rêvaient de conduire nobles et prêtres à la guillotine : « cà ira, ça ira... »

Il y a en effet quelque chose d’irréel, de décalé, de suranné, dans ce qui se passe en France depuis quelques jours.  

Cancon est évidemment un symbole : un rassemblement ridicule à tous points de vue, à la dimension d’un petit village gaulois face à l’Empire romain. Mais nous aimons beaucoup Bové parce qu’il est la réincarnation d’Astérix. Va-t-il menacer la puissance américaine ? Certains annoncent depuis des mois la chute du colosse aux pieds d’argile. Mais les pieds tiennent bon : la croissance américaine est actuellement au rythme de 4%, alors que nous sommes en totale stagnation, le chômage est inexistant, les emplois se créent et les millions d’immigrés s’intègrent. 150 millions d’Américains participent à un office religieux chaque semaine, et le drapeau aux étoiles et aux bandes flotte partout : ils croient, ils y croient, et voilà qui contraste avec notre scepticisme amer, notre doute fondamental, voilà qui explique nos ricanements méprisants. Au demeurant, les attaques de Bové et des « alters » (qui ne font pas le poids), obéissent à une logique curieuse : au nom des inégalités et des pollutions qu’engendrerait le commerce mondial, et qui nuiraient aux pays les plus pauvres, il faut avant tout obtenir le maintien des subventions aux paysans...des pays riches pour les protéger contre la concurrence déloyale du reste du monde. Le syllogisme est imparable : le marché appauvrit, or le marché c’est la concurrence, donc supprimons la concurrence. 

Ces belles idées ont été reçues avec sympathie en haut lieu, et sur les traces du Président de la République qui a fait siennes les thèses du développement durable et de la maîtrise de la mondialisation, nos ministres sont partis à Cancun avec la ferme intention de défendre les intérêts de nos pauvres paysans. Pas au nom du protectionnisme bien sûr, mais au nom de l’exception française. 

L’exception française a inspiré le Premier Ministre et son gouvernement dans les affaires européennes. Pas question que la France se plie à la discipline imposée par les eurocrates. C’est oublier d’une part que ces disciplines ont été inventées naguère par les Français et les Allemands de concert, et que les « eurocrates » sont largement soutenus par tous les autres gouvernements des quinze, qui trouvent assez désinvolte l’attitude de la France sur les deux dossiers en instance : le déficit budgétaire et le soutien d’Alsthom. Mario Monti, qui ne passe pas pour un ultra-libéral, a remis les choses au point. Ras le bol de l’exception française.  

Cette exception consiste d’ailleurs à ne rien faire de sérieux, à jouer les fourmis, et à danser la Carmagnole, le tout sur fond de services publics, de chômage, de désordres et de violence permanents, de liquéfaction des moeurs, de dérive de tous les systèmes sociaux, de faillite de l’éducation. Tout se passe comme si le seul souci de nos gouvernants, d’aujourd’hui comme d’hier, consistait à « communiquer », à dialoguer, à « écouter », bref à paraître. Paraître plutôt qu’être : formule magique qui permet à la potion médiatique d’endormir le peuple en lui faisant croire que l’on prépare son bien-être. 

Oui, les Français sont grisés, le tourbillon de la danse leur fait perdre la tête, et les trémoussements inconvenants des politiciens, des syndicalistes, des chefs de village et des druides de tribus les distraient des périls qui sont en train de s’accumuler sur leur tête. Le ciel va leur tomber dessus. L’OMC, la mondialisation, l’eurocratie et les multinationales n’y sont pour rien ; la vraie catastrophe c’est l’aveuglement français.

Je crois qu’aujourd’hui plus que jamais il faut alerter nos compatriotes, les dissuader d’entendre les flons-flons de l’orchestre et d’entonner la Carmagnole avec tous les meneurs, tous les menteurs de Cancon et d’ailleurs. Nous avons besoin de vérité, même si toutes les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire, ni à entendre. Je m’y efforcerai, et je vous engage à le faire aussi.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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