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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

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UN SILENCE ASSOURDISSANT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 01 Septembre 2003 01:00
 Rentrée 2003

Il semblerait que le Président de la République ait fait entendre un silence assourdissant pendant ces dramatiques semaines que vient de traverser notre pays. Je suis heureux, à la manière de Cyrano, de lui souffler ce qu’il aurait pu dire s’il avait eu quelques lettres…

Maritime : la barque de l’Etat est trop chargée, elle fait eau de toutes parts, puis va chavirer sans doute. Que faire ? Ecoper ? Jeter tout ce qu’on peut par-dessus bord ? Aller nous-mêmes à la baille ?

Chimiste : les acides qui rongent la société sont l’irresponsabilité, la contribution forcée, la bureaucratie, la politique et l’idéologie,

Familial : les parents doivent prendre soin des enfants, et les enfants adultes doivent prendre soin des parents âgés, hélas les parents se sont vu déposséder de l’éducation de leurs enfants et de la charge de leurs aînés, on a libéré les familles de leurs responsabilités en transformant la solidarité en droit social.

Enfin, parodiant Bastiat en un sanglot : « La fraternité ? Les avantages pour moi, les charges pour les autres »…

Voilà Monsieur, ce que vous eussiez dit si…

Evidemment, vous avez préféré mettre la société civile en accusation, puisque la société politique sur laquelle vous régnez est au dessus de tout soupçon. Vous et les vôtres avez tout vu, vous avez tout lu, vous êtes les Arias de la vie sociale. Vous avez fait votre la formule : responsable mais pas coupable. Responsable, au sens que vous voulez tout régenter, coupable car il n’est pas question que vous soyez condamné pour votre incurie.

J’adresse par hasard ce pamphlet à Jacques CHIRAC, parce qu’il est symbolique de la société politique française. Mais il concerne bien sûr tous les hommes publics, politiciens et hauts fonctionnaires, qui se sont faits un devoir de conduire le pays depuis des années, tous ces lions qui prennent les Français pour des ânes.

J’ai été frappé que bien peu de commentateurs, à l’exception notable de Bernard KOUCHNER, aient eu le courage ou la lucidité de dire la vérité : ce que nous avons vécu est typique du mal français, de notre choix pour le tout-Etat.

En étendant sans cesse son domaine, en intervenant à tout propos, l’Etat finit par s’exposer à toutes les critiques. La boulimie étatique se termine par une indigestion politique.
Depuis quatre mois, on mesure tout ce que l’on demande à l’Etat : prodiguer l’éducation, l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, organiser les retraites du secteur privé comme du secteur public, gérer le chômage des gens du voyage, prévenir et combattre les catastrophes naturelles comme les feux de forêts, les tempêtes, les sécheresses, la pollution des côtes, soigner en urgence les vieillards souffrant de la canicule, assurer les obsèques ou suivre la convalescence, aider les personnes âgées isolées, en un mot : faire la pluie et le beau temps.

Pour mémoire, n’oublions pas que l’on attend aussi de l’Etat qu’il relance la croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat, l’excédent de la balance, l’équilibre du budget. N’oublions pas non plus les tâches harassantes que le législateur s’est attribuées. N’oublions pas enfin qu’un grand nombre d’activités vitales du pays sont entre les mains d’entreprises publiques qui ne sauraient laisser le gouvernement indifférent : transports, énergie, information et communication.

Donc, l’Etat va devoir entretenir des relations plus ou moins harmonieuses avec des millions de Français : les enseignants, les parents d’élèves ; les universitaires, les intermittents du spectacle, les retraités actuels et futurs, les paysans, les propriétaires fonciers, les chasseurs, les pompiers, les hospitaliers, les infirmières et médecins, les pompes funèbres, les cheminots, les électriciens-gaziers, les postiers. On comprend qu’il faille des dizaines de ministères et des centaines de milliers d’agents administratifs pour gérer ces relations.

Ce que l’on feint de ne pas voir, c’est que chacun de ces dossiers, chacune de ces « négociations » est l’occasion d’une polémique partisane. Le résultat le plus évident de cette tension permanente, qui fait le régal de la gent journalistique, est un climat d’agressivité verbale, d’hostilité généralisée, de démonstrations de force et de violence de plus en plus fréquentes et de plus en plus spectaculaires. Les hommes de parti se renvoient la balle : c’est ce gouvernement, non c’est le précédent. Mais celui-ci et le précédent, comme tous les autres dans tous les pays et toutes les périodes, n’ont eu de cesse que d’étendre leur pouvoir, de multiplier leurs budgets et leurs fonctionnaires. Ce n’est pas affaire de parti, c’est affaire de système.

Le peuple le sent plus ou moins confusément, et le personnel politique est discrédité dans l’esprit du plus grand nombre. Grave danger pour la démocratie, car la porte est ouverte à l’aventure et aux aventuriers. Nous ne sommes plus dans une société de confiance, mais dans une société de défiance.

A ce mal profond, à ce mal français, il n’y a qu’un remède : substituer la société civile à la société politique dans tous les domaines où par nature l’Etat n’a rien à faire parce que la coercition n’est pas nécessaire. Le désengagement de l’Etat signifie le passage des bureaucraties et des monopoles publics à l’initiative privée et à la concurrence. Les perspectives de la concurrence sont extraordinaires : nous en parlerons dès ce Lundi prochain à Aix. Il faut parallèlement reconstruire les solidarités privées et volontaires : s’engager au service de la communauté. Affaire d’éducation, mais aussi aujourd’hui affaire de survie et de préservation de nos libertés.

 

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


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