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Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Economiste classique

Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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UN SILENCE ASSOURDISSANT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 01 Septembre 2003 01:00
 Rentrée 2003

Il semblerait que le Président de la République ait fait entendre un silence assourdissant pendant ces dramatiques semaines que vient de traverser notre pays. Je suis heureux, à la manière de Cyrano, de lui souffler ce qu’il aurait pu dire s’il avait eu quelques lettres…

Maritime : la barque de l’Etat est trop chargée, elle fait eau de toutes parts, puis va chavirer sans doute. Que faire ? Ecoper ? Jeter tout ce qu’on peut par-dessus bord ? Aller nous-mêmes à la baille ?

Chimiste : les acides qui rongent la société sont l’irresponsabilité, la contribution forcée, la bureaucratie, la politique et l’idéologie,

Familial : les parents doivent prendre soin des enfants, et les enfants adultes doivent prendre soin des parents âgés, hélas les parents se sont vu déposséder de l’éducation de leurs enfants et de la charge de leurs aînés, on a libéré les familles de leurs responsabilités en transformant la solidarité en droit social.

Enfin, parodiant Bastiat en un sanglot : « La fraternité ? Les avantages pour moi, les charges pour les autres »…

Voilà Monsieur, ce que vous eussiez dit si…

Evidemment, vous avez préféré mettre la société civile en accusation, puisque la société politique sur laquelle vous régnez est au dessus de tout soupçon. Vous et les vôtres avez tout vu, vous avez tout lu, vous êtes les Arias de la vie sociale. Vous avez fait votre la formule : responsable mais pas coupable. Responsable, au sens que vous voulez tout régenter, coupable car il n’est pas question que vous soyez condamné pour votre incurie.

J’adresse par hasard ce pamphlet à Jacques CHIRAC, parce qu’il est symbolique de la société politique française. Mais il concerne bien sûr tous les hommes publics, politiciens et hauts fonctionnaires, qui se sont faits un devoir de conduire le pays depuis des années, tous ces lions qui prennent les Français pour des ânes.

J’ai été frappé que bien peu de commentateurs, à l’exception notable de Bernard KOUCHNER, aient eu le courage ou la lucidité de dire la vérité : ce que nous avons vécu est typique du mal français, de notre choix pour le tout-Etat.

En étendant sans cesse son domaine, en intervenant à tout propos, l’Etat finit par s’exposer à toutes les critiques. La boulimie étatique se termine par une indigestion politique.
Depuis quatre mois, on mesure tout ce que l’on demande à l’Etat : prodiguer l’éducation, l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, organiser les retraites du secteur privé comme du secteur public, gérer le chômage des gens du voyage, prévenir et combattre les catastrophes naturelles comme les feux de forêts, les tempêtes, les sécheresses, la pollution des côtes, soigner en urgence les vieillards souffrant de la canicule, assurer les obsèques ou suivre la convalescence, aider les personnes âgées isolées, en un mot : faire la pluie et le beau temps.

Pour mémoire, n’oublions pas que l’on attend aussi de l’Etat qu’il relance la croissance, l’emploi, le pouvoir d’achat, l’excédent de la balance, l’équilibre du budget. N’oublions pas non plus les tâches harassantes que le législateur s’est attribuées. N’oublions pas enfin qu’un grand nombre d’activités vitales du pays sont entre les mains d’entreprises publiques qui ne sauraient laisser le gouvernement indifférent : transports, énergie, information et communication.

Donc, l’Etat va devoir entretenir des relations plus ou moins harmonieuses avec des millions de Français : les enseignants, les parents d’élèves ; les universitaires, les intermittents du spectacle, les retraités actuels et futurs, les paysans, les propriétaires fonciers, les chasseurs, les pompiers, les hospitaliers, les infirmières et médecins, les pompes funèbres, les cheminots, les électriciens-gaziers, les postiers. On comprend qu’il faille des dizaines de ministères et des centaines de milliers d’agents administratifs pour gérer ces relations.

Ce que l’on feint de ne pas voir, c’est que chacun de ces dossiers, chacune de ces « négociations » est l’occasion d’une polémique partisane. Le résultat le plus évident de cette tension permanente, qui fait le régal de la gent journalistique, est un climat d’agressivité verbale, d’hostilité généralisée, de démonstrations de force et de violence de plus en plus fréquentes et de plus en plus spectaculaires. Les hommes de parti se renvoient la balle : c’est ce gouvernement, non c’est le précédent. Mais celui-ci et le précédent, comme tous les autres dans tous les pays et toutes les périodes, n’ont eu de cesse que d’étendre leur pouvoir, de multiplier leurs budgets et leurs fonctionnaires. Ce n’est pas affaire de parti, c’est affaire de système.

Le peuple le sent plus ou moins confusément, et le personnel politique est discrédité dans l’esprit du plus grand nombre. Grave danger pour la démocratie, car la porte est ouverte à l’aventure et aux aventuriers. Nous ne sommes plus dans une société de confiance, mais dans une société de défiance.

A ce mal profond, à ce mal français, il n’y a qu’un remède : substituer la société civile à la société politique dans tous les domaines où par nature l’Etat n’a rien à faire parce que la coercition n’est pas nécessaire. Le désengagement de l’Etat signifie le passage des bureaucraties et des monopoles publics à l’initiative privée et à la concurrence. Les perspectives de la concurrence sont extraordinaires : nous en parlerons dès ce Lundi prochain à Aix. Il faut parallèlement reconstruire les solidarités privées et volontaires : s’engager au service de la communauté. Affaire d’éducation, mais aussi aujourd’hui affaire de survie et de préservation de nos libertés.

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Revue des Livres

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Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

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