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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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DES VACANCES DURABLES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 01 Juillet 2003 01:00
 Vacances citoyennes

Prenez des vacances durables. C’est le souhait et le conseil que je vous adresse en ce début d’été. Je suis en effet devenu un inconditionnel du développement durable, et notre ministre Toïka SAIFFI m’a convaincu. Les médias se sont également mobilisés pour m’expliquer ce qui est le développement durable.

J’ai appris ainsi que mettre un couvercle sur la casserole où l’on fait bouillir de l’eau, c’est du développement durable. Renoncer aux bains pour leur préférer les douches, c’est encore du développement durable. Fermer le robinet d’eau chaude entre deux coups de rasoir, c’est toujours du développement durable.

J’ai donc chassé de mon esprit tous les préjugés que je nourrissais à l’encontre de cette belle idée, de ce noble programme. Animé par la foi des néophytes, je me suis mis à réfléchir à ces mille choses de la vie quotidienne qui peuvent durablement nous aider dans cette croisade.

Par exemple :

-     couper le moteur de la voiture dans les descentes ; ne pas s’affoler si l’on n’a ni frein ni direction assistés, ralentir et serrer le frein à mains

-    éteindre lumière et télévisions le soir, et se coucher de bonne heure, c’est excellent pour la santé

-    abandonner les produits surgelés, et revenir à la bonne épluchure des légumes (avec un « économe »)

-     n’acheter que des journaux au papier recyclé : Libération, Le Monde et l’Humanité sont des exemples de recyclage.

Je pourrais allonger la liste. J’en tiens une copie exhaustive à la disposition de la gentille Toïka. Mais je suis sûr qu’avec un peu d’attention et beaucoup de motivation vous pourrez organiser des vacances durables. Ainsi parce que durables vos vacances seront-elles des vacances citoyennes. La citoyenneté est d’ailleurs à l’ordre du jour. Il y a un nombre croissant de Français qui pensent en termes planétaires, en fonction de l’intérêt général, plutôt qu’à la recherche de leur propre profit (pouah !). Il y a ceux qui luttent contre les OGM, et nous protègent contre le maïs transgénique, les poulets de batterie et les vaches folles. Merci Bové, merci au principe de précaution. Il y a ceux qui se lancent dans l’aventure d’un nouveau négoce, d’où tout bénéfice a disparu et où tout est conçu pour aider les paysans et artisans à échapper aux injustices de la mondialisation. Merci Niconof, merci le commerce équitable. Il y a ceux qui sauvegardent pour nous la grande idée du service public, et qui s’opposent à la privatisation, à la concurrence pour mieux satisfaire les usagers. Merci Thibault, merci la CGT, la FSU, merci les grèves. Il y a ceux qui défendent les retraités alors qu’eux-mêmes bénéficient des régimes spéciaux et savent où prendre l’argent nécessaire. Merci Blondel, merci FO, merci les manifestations spontanées, dans le calme et la dignité.

Ainsi je ne vois autour de moi que gens qui s’activent durablement, et de façon fort citoyenne –sinon civile– pour penser au futur. Je ne vais évidemment pas passer sous silence les pionniers de cette noble entreprise, ceux de Rio, de Seattle, de Davos, de Porto Alegre, de Johannesburg, car ils ont donné au développement durable son contenu philosophique et humain : secourir les peuples dans la misère en éradiquant le démon capitaliste , penser aux générations futures pour leur éviter d’hériter d’une planète polluée, pillée et menacée par la sur-consommation des générations actuelles, et des puissants de ce monde. Je pense avec émotion à tous ces gouvernants qui ont su préserver leurs nations de la mondialisation, de la logique du profit et de la propriété privée. Leur contribution au progrès de l’humanité est aujourd’hui enfin reconnue. Cuba, la Corée du Nord, le Zimbabwe, Madagascar, l’Algérie montrent la voie : pas de sur-consommation, pas de croissance échevelée. Croissance zéro peut-être, mais un zéro durable.

Je vous engage donc à devenir, à votre tour, des adeptes de ce que j’ai appelé naguère « l’imbécillité durable ». Et pour tenter de mettre le pays à l’heure du nouveau millénaire (qui pourrait bien durer mille ans d’ailleurs), je vous conseille dans vos conversations, au milieu de chaque phrase, et à n’importe quel sujet, de glisser l’adjectif « durable ». Faites un test dans votre entourage immédiat : vous aurez un effet saisissant. Et si vous parvenez à accoler l’adjectif « citoyen » à ce qui est déjà « durable » vous aurez acquis la totale maîtrise du parler français, du parler durable. Vous charmerez les vôtres, vous séduirez les autres qui verront en vous des hommes et des femmes d’un niveau d’éducation et de connaissances élevé, d’un désintéressement, d’une générosité et d’une solidarité à toute épreuve.

Une précision pour terminer : quand vous en aurez fini avec vos vacances durables –hélas tout a une fin tant que le grand soir n’est pas venu– hâtez-vous de revenir à des occupations elles aussi durables : gérer votre rentrée sociale -qui sera citoyenne à coup sûr, et vous propulser à Aix pour l’Université d’Eté (elle est la 26ème, elle est bien durable).

Durablement vôtre.

 

Nouvelle Lettre de la semaine

Génération 2.0 l www.libres.org

Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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