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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Mai 2003 01:00
 ... Ayez confiance

Jean Pierre RAFFARIN termine son adresse aux Français par ces mots. Il demande qu’on lui fasse confiance, mais il affirme aussi sa confiance dans les mesures qu’il propose pour sauver les retraites. Cette double confiance est-elle méritée ? Est-elle méritée aux yeux des libéraux que nous sommes ?
Jean Pierre RAFFARIN termine son adresse aux Français par ces mots. Il demande qu’on lui fasse confiance, mais il affirme aussi sa confiance dans les mesures qu’il propose pour sauver les retraites. Cette double confiance est-elle méritée ? Est-elle méritée aux yeux des libéraux que nous sommes ?

Les deux questions ne se confondent pas : le Premier Ministre pourrait obtenir la confiance du pays, mais pas la nôtre, ou réciproquement.

L’opinion publique sera-t-elle sensible aux arguments qui lui sont proposés ? Elle sera ces jours-ci tiraillée entre d’une part les syndicats, la gauche et les médias qui les soutiennent aveuglément et d’autre part l’intuition qu’il faut faire quelque chose, et un reste de crédit au gouvernement. Ce crédit est quelque peu entamé par la fin de la guerre en Irak (celle-ci avait propulsé le Président de la République surtout, mais aussi le Premier Ministre, vers des sommets de popularité) et davantage encore par les mauvaises nouvelles sur le front du chômage. Mais le crédit des syndicats et de la gauche n’est pas non plus à son zénith. Les Français sont lassés des manifestations et grèves de minorités organisées qu’ils identifient enfin comme des corporations de privilégiés qui se croient tout permis, l’échec visible du 6 Mai des enseignants est révélateur. La gauche « modérée » est désorganisée en dépit de la victoire de François HOLLANDE, la gauche extrême est violente et irréelle. Au total, je ne me risquerai pas dans un pronostic sur l’après 13 Mai : on va voir. Si la raison devait l’emporter sur la propagande, Jean Pierre RAFFARIN pourrait introduire les éléments de sa réforme des retraites : alignement public-privé, allongement de la durée de cotisation, encouragement à l’épargne-retraite. Dans le cas contraire ...

Cela dit, que devons-nous souhaiter, nous libéraux ? Le crédit que j’accorde au Premier Ministre au vu de sa première année d’exercice n’est pas très grand.

Nous avons fait cette semaine le bilan d’une année de réformes dans quatre domaines : l’Etat, l’emploi, l’éducation, la protection sociale. Le libéralisme n’y trouve pas son compte. Nous l’avons dit, nous avions le devoir de le dire tout net, car il n’est pas exclu que dans quelques mois on porte les échecs éventuels du gouvernement RAFFARIN au débit des libéraux (on nous a déjà fait le coup en 1986-1988, puis en 1995-1997). Une décentralisation jacobine, le maintien des 35 heures et de la loi de « modernisation sociale », la discrimination fiscale et les gaspillages publics ; voilà au minimum de quoi décevoir les libéraux, voilà ce qui nous éloigne des réformes profondes que requiert la dramatique situation de notre pays. Chemin faisant, nous avons pourtant trouvé trois motifs de ne pas condamner sans appel le gouvernement RAFFARIN. le premier est l’inertie de l’administration et le poids de la culture étatique qui sévit dans les cabinets, et chez la majorité des parlementaires (pour ne pas dire les parlementaires de la majorité). Ce point a été évoqué par Bernard PLASAIT et Hervé NOVELLI, ils ont souligné de façon réaliste que ce n’est pas en un an que l’on peut changer la mentalité des gens « d’en haut ». Le deuxième motif est la permanente pression exercée sur le gouvernement depuis le haut du haut. La dyarchie de l’exécutif est un système inégal, on avait oublié ses méfaits après douze ans de cohabitation, et elle a été masquée ces derniers mois par la place faite aux relations internationales, domaine réservé de la Présidence. Il est incontestable que le gouvernement n’a pas les mains libres. Le troisième motif, celui-ci porteur d’un réel espoir, est la présence à l’Assemblée Nationale de 154 nouveaux élus véritablement issus de la société civile, et non de l’ENA ou de la fonction publique. Certains d’entre eux ont dialogué avec nous tout au long de cette journée de Mercredi, et à l’image de Louis GISCARD D’ESTAING, ils nous ont persuadés qu’il existait une relève libérale, venue renforcer la « vieille garde » de mes amis, dont Hervé NOVELLI et Jean Jacques DESCAMPS présents dans nos débats.

Au vu de ces divers éléments, je serais tenté d’ouvrir une nouvelle ligne de crédit à Jean Pierre RAFFARIN sur les comptes de la banque libérale. Mais je m’arrêterai avant le sur-endettement.

La confiance personnelle au Premier Ministre implique-t-elle une confiance dans les réformes, et au premier chef dans la réforme des retraites ? Ma confiance n’est pas aveugle, et je vois bien qu’il n’y a rien dans ces mesures qui ressemblerait à la seule révolution indispensable : le passage à la capitalisation et le démantèlement du monopole de la Sécurité Sociale. Cependant, comme l’a fait remarquer Jean Pierre DORR, il y a peut-être dans la démarche du gouvernement une volonté de procéder à un premier test pour aller plus loin ensuite. Le cheval de Troie, en l’occurrence, serait l’encouragement à l’épargne retraite. Il faut, dit-on, mettre en alerte les Français, leur faire savoir que le système actuel va exploser –donc rompre avec les mensonges du rapport TEULADE et l’immobilisme de JOSPIN- et leur faire admettre qu’ils doivent y mettre du leur s’ils veulent sauver quelque chose de leur retraite. Je comprends cette explication, mais elle ne me satisfait pas pour autant. D’une part il y a quelque hypocrisie ou quelque contradiction à proclamer son attachement à la répartition alors même qu’elle est irrémédiablement condamnée et que chaque mois qui passe aggrave la situation. D’autre part les vertus pédagogiques du gradualisme sont incertaines, et je crois que la thérapie de choc est de loin préférable.

En conclusion, je veux bien accorder quelque nouvelle confiance à court terme au Premier Ministre, mais il ne faudrait pas que le fossé entre la volonté de réformer et l’incapacité de bien réformer continue à se creuser. D’ailleurs, si tel devait être le cas, la question de confiance à Jean Pierre RAFFARIN ne se poserait plus : dès l’an prochain il aurait à se démettre ou à se soumettre.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
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Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
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