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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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DES REFORMES, ENCORE DES REFORMES, TOUJOURS DES REFORMES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 21 Avril 2003 01:00
 Des réformes !

Au cours de sa remarquable prestation télévisée, notre Premier Ministre a évoqué son « audace », qui ne peut manquer de faire merveille. Le mot fait penser à Danton, son ardeur révolutionnaire lui ayant imposé la devise désormais célèbre : « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ». Jean Pierre RAFFARIN sera-t-il le Danton des réformes ?

Pour l’instant, ce n’est pas l’audace de ses initiatives qui m’a impressionné. Les cent premiers jours, ceux au cours desquels un nouveau gouvernement peut tout se permettre, sont passés depuis longtemps. Et même après les trois cents jours fatidiques, rien de significatif ne peut être relevé. Le Premier Ministre semble vouloir repousser sans cesse les échéances : la baisse des impôts sera effective « quand les conditions économiques le permettront », les privatisations prévues ne se feront pas cette année, les réductions des effectifs de l’Education Nationale sont ajournées, etc. Le gouvernement attend. Bientôt il rattrapera le temps perdu. Le lièvre prend son temps, mais à l’arrivée il ne peut combler son handicap, et la tortue va gagner. Habile manœuvre ou aveu d’impuissance ? 

Nous voici une fois de plus confrontés au choix entre gradualisme et thérapie de choc. Le gradualisme n’a jamais été la bonne formule, on l’a bien vu dans les pays de l’Europe Centrale et de l’Est « en transition ». Bastiat cite le brave paysan bourguignon qui doit couper la queue de son chien : « Mon pauvre chien, pour t’éviter une trop grande douleur je te couperai seulement un petit bout chaque jour ! ». Le gradualisme se transforme facilement en immobilisme, et une série de réformettes rend les dirigeants aussi impopulaires que des mesures brutales mais décisives. Jean Pierre RAFFARIN peut-il mécontenter cette partie de l’électorat qui l’a porté au pouvoir ? Il ne faut pas oublier que les régionales et les européennes de 2004 verront les électeurs de Jacques CHIRAC se reclasser dans leurs familles politiques respectives. Fini le soutien des rouges, des roses et des verts. Le Premier Ministre peut-il prendre le risque d’un échec électoral ? Il a dit pouvoir bénéficier de l’atout de la longévité. Mais un recul important dans un an rendrait sa position très fragile. Pourquoi ne pas profiter de l’état de grâce pour faire ce que l’on doit faire ? 

Pour en avoir le cœur net, j’ai demandé que s’instaure un dialogue entre les électeurs libéraux et les parlementaires qui les représentent vraiment. Beaucoup de députés et de sénateurs font en effet remonter les réactions de désenchantement, voire de révolte, qu’ils commencent à percevoir dans certains milieux : les entrepreneurs et les PME à coup sûr, les retraités, les usagers des services publics et notamment les parents d’élèves. Après un an jour pour jour de pouvoir du Président de la République, où en est-on des réformes attendues ? 

Cette question fera l’objet d’un colloque-anniversaire qui se tiendra à Paris le Mardi 6 Mai, toute la journée (les grandes lignes vous sont données dans cette Lettre). Hervé NOVELLI, le fondateur du groupe (officieux) des « réformateurs » a promis sa participation et celle de certains de ses amis. Notre souci essentiel sera de faire un bilan objectif des réformes que nous attendons : sur l’Etat, sa dimension, sa décentralisation, son financement ; sur l’emploi c’est à dire sur la liberté du travail, sur la propriété de son revenu et de sa fortune, sur le « dialogue social » ; en troisième lieu sur le système éducatif, qu’il s’agisse de l’éducation dispensée (ou non dispensée) à l’école, ou de l’éducation que n’assument plus des familles dépourvues de choix et de responsabilité ; enfin sur la protection sociale, aussi bien le système de santé que celui des retraites – un dossier explosif. 

De façon générale, nous sommes à la veille d’une explosion. La montée du chômage, le désœuvrement des jeunes, la peur du lendemain pour les personnes âgées, la perte de pouvoir d’achat pour tous, l’irresponsabilité conjuguée avec l’immaturité et l’impunité : toutes ces tensions vont s’exacerber au cours des mois à venir. Le gouvernement doit en prendre conscience, et au lieu de rechercher un impossible consensus avec des gens qui sont menacés dans leurs privilèges et leurs rentes par les réformes, il a le devoir de mettre son audace au service des réformes. Et nous, les gens de la société civile, les électeurs potentiels, les vrais moteurs de la société française, nous avons le devoir de le lui rappeler : il faut des réformes, encore des réformes, toujours des réformes.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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