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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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DES REFORMES, ENCORE DES REFORMES, TOUJOURS DES REFORMES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 21 Avril 2003 01:00
 Des réformes !

Au cours de sa remarquable prestation télévisée, notre Premier Ministre a évoqué son « audace », qui ne peut manquer de faire merveille. Le mot fait penser à Danton, son ardeur révolutionnaire lui ayant imposé la devise désormais célèbre : « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ». Jean Pierre RAFFARIN sera-t-il le Danton des réformes ?

Pour l’instant, ce n’est pas l’audace de ses initiatives qui m’a impressionné. Les cent premiers jours, ceux au cours desquels un nouveau gouvernement peut tout se permettre, sont passés depuis longtemps. Et même après les trois cents jours fatidiques, rien de significatif ne peut être relevé. Le Premier Ministre semble vouloir repousser sans cesse les échéances : la baisse des impôts sera effective « quand les conditions économiques le permettront », les privatisations prévues ne se feront pas cette année, les réductions des effectifs de l’Education Nationale sont ajournées, etc. Le gouvernement attend. Bientôt il rattrapera le temps perdu. Le lièvre prend son temps, mais à l’arrivée il ne peut combler son handicap, et la tortue va gagner. Habile manœuvre ou aveu d’impuissance ? 

Nous voici une fois de plus confrontés au choix entre gradualisme et thérapie de choc. Le gradualisme n’a jamais été la bonne formule, on l’a bien vu dans les pays de l’Europe Centrale et de l’Est « en transition ». Bastiat cite le brave paysan bourguignon qui doit couper la queue de son chien : « Mon pauvre chien, pour t’éviter une trop grande douleur je te couperai seulement un petit bout chaque jour ! ». Le gradualisme se transforme facilement en immobilisme, et une série de réformettes rend les dirigeants aussi impopulaires que des mesures brutales mais décisives. Jean Pierre RAFFARIN peut-il mécontenter cette partie de l’électorat qui l’a porté au pouvoir ? Il ne faut pas oublier que les régionales et les européennes de 2004 verront les électeurs de Jacques CHIRAC se reclasser dans leurs familles politiques respectives. Fini le soutien des rouges, des roses et des verts. Le Premier Ministre peut-il prendre le risque d’un échec électoral ? Il a dit pouvoir bénéficier de l’atout de la longévité. Mais un recul important dans un an rendrait sa position très fragile. Pourquoi ne pas profiter de l’état de grâce pour faire ce que l’on doit faire ? 

Pour en avoir le cœur net, j’ai demandé que s’instaure un dialogue entre les électeurs libéraux et les parlementaires qui les représentent vraiment. Beaucoup de députés et de sénateurs font en effet remonter les réactions de désenchantement, voire de révolte, qu’ils commencent à percevoir dans certains milieux : les entrepreneurs et les PME à coup sûr, les retraités, les usagers des services publics et notamment les parents d’élèves. Après un an jour pour jour de pouvoir du Président de la République, où en est-on des réformes attendues ? 

Cette question fera l’objet d’un colloque-anniversaire qui se tiendra à Paris le Mardi 6 Mai, toute la journée (les grandes lignes vous sont données dans cette Lettre). Hervé NOVELLI, le fondateur du groupe (officieux) des « réformateurs » a promis sa participation et celle de certains de ses amis. Notre souci essentiel sera de faire un bilan objectif des réformes que nous attendons : sur l’Etat, sa dimension, sa décentralisation, son financement ; sur l’emploi c’est à dire sur la liberté du travail, sur la propriété de son revenu et de sa fortune, sur le « dialogue social » ; en troisième lieu sur le système éducatif, qu’il s’agisse de l’éducation dispensée (ou non dispensée) à l’école, ou de l’éducation que n’assument plus des familles dépourvues de choix et de responsabilité ; enfin sur la protection sociale, aussi bien le système de santé que celui des retraites – un dossier explosif. 

De façon générale, nous sommes à la veille d’une explosion. La montée du chômage, le désœuvrement des jeunes, la peur du lendemain pour les personnes âgées, la perte de pouvoir d’achat pour tous, l’irresponsabilité conjuguée avec l’immaturité et l’impunité : toutes ces tensions vont s’exacerber au cours des mois à venir. Le gouvernement doit en prendre conscience, et au lieu de rechercher un impossible consensus avec des gens qui sont menacés dans leurs privilèges et leurs rentes par les réformes, il a le devoir de mettre son audace au service des réformes. Et nous, les gens de la société civile, les électeurs potentiels, les vrais moteurs de la société française, nous avons le devoir de le lui rappeler : il faut des réformes, encore des réformes, toujours des réformes.

 

Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Œuvres complètes de Bastiat

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