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LA GUERRE DES RETRAITES EST ENGAGEE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 14 Avril 2003 01:00
 Raffarin

Par les temps qui courent, les journalistes utilisent des métaphores guerrières. Ainsi a-t-on pu lire, à propos de la grève du 3 avril : " la guerre des retraites est engagée ". Je ne résiste pas à la tentation d'écrire quelques lignes de pure fiction sur le déroulement de cette guerre.

Or donc, Donald RAFFARIN avait-il annoncé que la guerre allait être rapide : une simple promenade de santé. Tout serait bouclé en juin prochain. Quelle efficacité par rapport aux administrations antérieures ! Comme il se doit, il avait pris langue avec ses principaux partenaires, et comme il présentait son offensive comme une réforme qui permettrait de sauver la répartition, tout en maintenant à 60 ans l'age de la retraite, et sans autre sacrifice apparent, il bénéficiait dès le départ d'une sympathie unanime, sauf évidemment de la part des ayatollahs du libéralisme et des inconditionnels de la retraite par capitalisation et à la carte. Voilà donc une affaire bien emmanchée. La coalition va se rompre sur un point stratégique : fallait-il s'engager dans une guerre propre ou devait-on accepter des dommages collatéraux ? Parmi ceux-ci, il y avait les sacrifices imposés à la population civile des fonctionnaires. Dominique de BLONDEL et Gerhard THIBAUT ne pouvaient accepter qu'il en fût ainsi. Ils n'eurent aucun mal à persuader l'opinion publique que la démarche de RAFFARIN procédait de l'unilatéralisme. Il est très facile en effet à une puissance telle que celle de Matignon et l'Elysée réunis d'imposer des solutions qui n'ont pas fait l'objet d'une négociation. Mais ce va-t-en guerre de RAFFARIN voulait en découdre, et le premier plan de bataille fut élaboré avec le seul soutien de Tony SEILLIERES, et de quelques autres alliés mineurs, renforçant ainsi l'impression d'un complot du grand capital anglo-saxon contre le prolétariat européen. Au demeurant, BLONDEL et THIBAUT en appelaient à la lutte des classes, forme élaborée des guerres de religion. On en vint alors sur le terrain, et on s'aperçut très vite que la résistance était plus forte que prévu. Les défenseurs de la juste cause n'hésitaient pas à recourir à des commandos suicides, qui réussissaient à condamner plusieurs entreprises à la ruine, faisant exploser leurs emplois du même coup. Des dissensions internes se déclaraient dans le camp des agresseurs, et le général en chef FILLON émettait des réserves sur l'inconscience d'une réforme libérale. Le moral des troupes, et notamment des parlementaires, commençait à flancher. On devait prendre plusieurs semaines, sinon plusieurs mois de retard. La bataille pour la maîtrise des rues de la capitale était inéluctable. Après une première escarmouche en mars, c'est le 3 avril que l'affrontement fut sans merci. Les drapeaux rouges des résistants, l'enthousiasme d'une population prête au sacrifice suprême, devaient finalement amener les agresseurs à renoncer. Au total, la guerre des retraites n'aura pas lieu, le dialogue social est rompu, les syndicats ont vaincu, et le terrorisme qu'ils exercent depuis des années n'est pas près de cesser. Je joins à ce communiqué un autre, dans le même style, que j'ai découvert sur le site grâce à quelques amis vigilants. On part du compte rendu du débarquement en Normandie et de ce qui s'est passé dans les jours suivants, comme le rapporte le " World Book " : " Eisenhower arrête le 5 juin 1944 comme date du débarquement. Mais une mer démontée le force à retarder l'opération d'un jour. Pendant la nuit, environ 2.700 bateaux transportant les barges de débarquement et 176.000 soldats traversèrent la Manche… Le débarquement prit les Allemands par surprise. Mais ils livrèrent un combat féroce... A la fin de Juin 1944 une troupe alliée d'environ un million d'hommes avait pris pied en France… Les Américains ont dû engager des combats à l'Ouest pour s'assurer du port de Cherbourg, qui leur était indispensable. Les Anglais et les Canadiens s'ouvraient un chemin vers Caen. La bataille pour Cherbourg se termina le 27. Ce n'est que le 18 Juillet que Caen tomba entre les mains des Anglais et des Canadiens, qui avaient pourtant prévu de s'en emparer dès le jour du débarquement. C'est pratiquement à la fin du mois de Juillet que les Alliés finirent par enfoncer les lignes allemandes et s'ouvrir ainsi la route. " Maintenant, voici ce que l'on aurait pu lire dans les journaux de l'époque, s'ils avaient nourri la même malveillance que celle qu'ils destinent aujourd'hui aux Américains : " L'enfer des bocages : les Alliés parqués dans les prairies normandes " " Cherbourg hors d'atteinte : Eisenhower demande des renforts d'urgence. Ike avait-il sous-estimé les Nazis ? " " Caen : l'objectif de Montgomery pour le premier jour est toujours sous contrôle nazi " " Saint Loo en ruines - des centaines de civils français tués dans la ville historique rasée " " Aucun signe d'une révolte juive à Varsovie. La population de Paris ne se soulève pas à la nouvelle de l'Invasion " " Les Allemands de Berlin marquent leur attachement à leur Führer ". Cette parodie, d'un goût douteux, j'en conviens, a été publiée par le Weekly Standard. Elle a le mérite de nous faire prendre conscience de l'écart qu'il y a entre la guerre des militaires et celle des médias, entre les guerres qui nous sont sympathiques (celle que mènent les valeureux syndicats pour défendre les droits acquis de la fonction publique) et celle qui nous sont antipathiques (comme semble l'être celle que les soldats de la coalition livrent à la dictature, à l'intégrisme et au terrorisme).

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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