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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 31 Mars 2003 01:00
 La guerre des images ...

J’écris cet éditorial au risque d’être décalé quand vous le lirez. A cette heure, on ne sait pas grand chose de la façon dont les opérations militaires vont se dérouler. Si le succès des Américains ne laisse globalement aucun doute, on ne peut faire l’impasse sur les surprises que ménage cette guerre d’un type nouveau – à tous points de vue.

Supposons donc que l’attaque menée par Georges BUSH et ses alliés soit une réussite, totale ou partielle, instantanée ou presque. Que se passera-t-il après ? Si les prévisions économiques sont relativement faciles, les suites politiques sont encore aléatoires. 

Les Bourses ont réagi positivement à l’ultimatum de Mardi. Elles peuvent se tromper, mais c’est un signe : aussitôt l’horizon militaire éclairci, tout le monde pariera sur une reprise spectaculaire de la croissance mondiale. Le potentiel productif est aujourd’hui étouffé : par le bruit de bottes qui atteint certains secteurs comme le tourisme et le transport aérien, par le coût du pétrole, par les pertes subies par les épargnants qui reconstituent aujourd’hui leurs réserves. Si la pression se relâche, ce potentiel se libérera très rapidement, pour peu que les entreprises et les échanges reprennent leur liberté. Ici va se creuser un fossé entre des pays à modèle anglo-saxon qui n’ont rien perdu de leur souplesse, où les gens sont motivés pour travailler, investir et entreprendre, et les pays à modèle rhénan incapables de suivre un rythme plus rapide, prisonniers de leur secteur public, de leur législation du travail et de leur Etat-Providence. De sorte que si le train de la croissance redémarre, beaucoup vont le rater ; la France, l’Allemagne et la Russie auront perdu dans la course économique ; des millions de chômeurs et une inflation non maîtrisée menaceront la vieille Europe.  

Auront-ils gagné la course diplomatique ? Leur pari en faveur de l’ONU sera-t-il tenu ? Tout dépend sans doute de ce qui se passera dans la zone concernée. La meilleure des hypothèses est celle de l’instauration en Irak d’un régime démocratique (ou à tout le moins respectueux des droits individuels), d’une résignation durable de l’Arabie Saoudite et d’une paix négociée entre Israël et des Palestiniens débarrassés d’Arafat. Dans ce cas la diplomatie américaine aurait atteint son objectif de « réorganisation » du Moyen Orient et, en dépit des protestations « anti-unilatéralistes » de certains, les Etats-Unis seraient confirmés dans leur rôle de gardien de la liberté et de la démocratie, l’ONU perdant désormais tout crédit (et tous moyens). La pire des hypothèses serait un déchaînement des rivalités ethniques, religieuses, économiques. Le Moyen Orient embrasé nous trouverait dans une situation explosive. Les Américains ayant joué aux apprentis sorciers, l’ONU reprendrait quelque utilité et crédibilité mais que pourrait-elle faire sans les Etats-Unis ? Enfin l’hypothèse moyenne serait celle d’une neutralisation provisoire des tensions au Moyen-Orient, chacun cherchant à reprendre son rang, sous l’oeil plus ou moins vigilant de la Communauté internationale qui aurait refait un semblant d’unité autour de l’ONU. Les « tièdes » imposeraient leur pusillanimité, et d’autres foyers de violence agités par d’autres dictateurs s’allumeraient tôt ou tard. C’est le scénario vécu depuis 1992, après la guerre du Golfe. Voilà des raisons suffisantes, me semble-t-il, pour souhaiter un dénouement favorable à la libération du peuple irakien, et à la mise au pas des princes saoudiens.  

Rapprochons maintenant les perspectives économiques et politiques. Il est certain qu’il y a un décalage inéluctable entre le rythme de la vie économique très rapide, et celui de la diplomatie et des institutions politiques, bien plus lent. Une économie mondiale en croissance pourrait se laisser rattraper par une incertitude politique majeure. A l’inverse, la stabilisation du Moyen Orient vaudrait des années de prospérité à ceux qui ont choisi la liberté. Au fait, quel est le choix des dirigeants français ? On le saura ... après.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

Actualité  : Hambourg : enterrement du G 20 - Les dépenses de Monsieur Hulot - Le service national : Macron relance l’idée de génie - Macron : retour à la baisse immédiate des impôts - Les ordonnances travail présentées à l’Assemblée

Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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