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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 31 Mars 2003 01:00
 La guerre des images ...

J’écris cet éditorial au risque d’être décalé quand vous le lirez. A cette heure, on ne sait pas grand chose de la façon dont les opérations militaires vont se dérouler. Si le succès des Américains ne laisse globalement aucun doute, on ne peut faire l’impasse sur les surprises que ménage cette guerre d’un type nouveau – à tous points de vue.

Supposons donc que l’attaque menée par Georges BUSH et ses alliés soit une réussite, totale ou partielle, instantanée ou presque. Que se passera-t-il après ? Si les prévisions économiques sont relativement faciles, les suites politiques sont encore aléatoires. 

Les Bourses ont réagi positivement à l’ultimatum de Mardi. Elles peuvent se tromper, mais c’est un signe : aussitôt l’horizon militaire éclairci, tout le monde pariera sur une reprise spectaculaire de la croissance mondiale. Le potentiel productif est aujourd’hui étouffé : par le bruit de bottes qui atteint certains secteurs comme le tourisme et le transport aérien, par le coût du pétrole, par les pertes subies par les épargnants qui reconstituent aujourd’hui leurs réserves. Si la pression se relâche, ce potentiel se libérera très rapidement, pour peu que les entreprises et les échanges reprennent leur liberté. Ici va se creuser un fossé entre des pays à modèle anglo-saxon qui n’ont rien perdu de leur souplesse, où les gens sont motivés pour travailler, investir et entreprendre, et les pays à modèle rhénan incapables de suivre un rythme plus rapide, prisonniers de leur secteur public, de leur législation du travail et de leur Etat-Providence. De sorte que si le train de la croissance redémarre, beaucoup vont le rater ; la France, l’Allemagne et la Russie auront perdu dans la course économique ; des millions de chômeurs et une inflation non maîtrisée menaceront la vieille Europe.  

Auront-ils gagné la course diplomatique ? Leur pari en faveur de l’ONU sera-t-il tenu ? Tout dépend sans doute de ce qui se passera dans la zone concernée. La meilleure des hypothèses est celle de l’instauration en Irak d’un régime démocratique (ou à tout le moins respectueux des droits individuels), d’une résignation durable de l’Arabie Saoudite et d’une paix négociée entre Israël et des Palestiniens débarrassés d’Arafat. Dans ce cas la diplomatie américaine aurait atteint son objectif de « réorganisation » du Moyen Orient et, en dépit des protestations « anti-unilatéralistes » de certains, les Etats-Unis seraient confirmés dans leur rôle de gardien de la liberté et de la démocratie, l’ONU perdant désormais tout crédit (et tous moyens). La pire des hypothèses serait un déchaînement des rivalités ethniques, religieuses, économiques. Le Moyen Orient embrasé nous trouverait dans une situation explosive. Les Américains ayant joué aux apprentis sorciers, l’ONU reprendrait quelque utilité et crédibilité mais que pourrait-elle faire sans les Etats-Unis ? Enfin l’hypothèse moyenne serait celle d’une neutralisation provisoire des tensions au Moyen-Orient, chacun cherchant à reprendre son rang, sous l’oeil plus ou moins vigilant de la Communauté internationale qui aurait refait un semblant d’unité autour de l’ONU. Les « tièdes » imposeraient leur pusillanimité, et d’autres foyers de violence agités par d’autres dictateurs s’allumeraient tôt ou tard. C’est le scénario vécu depuis 1992, après la guerre du Golfe. Voilà des raisons suffisantes, me semble-t-il, pour souhaiter un dénouement favorable à la libération du peuple irakien, et à la mise au pas des princes saoudiens.  

Rapprochons maintenant les perspectives économiques et politiques. Il est certain qu’il y a un décalage inéluctable entre le rythme de la vie économique très rapide, et celui de la diplomatie et des institutions politiques, bien plus lent. Une économie mondiale en croissance pourrait se laisser rattraper par une incertitude politique majeure. A l’inverse, la stabilisation du Moyen Orient vaudrait des années de prospérité à ceux qui ont choisi la liberté. Au fait, quel est le choix des dirigeants français ? On le saura ... après.

 

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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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