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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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La modernité de Bastiat

Les tout derniers développements de la science économique se trouvent entières dans l’œuvre de Bastiat : il a été précurseur de l’école du « public choice » (Buchanan), de l’analyse des institutions (Hayek), de la théorie des droits de propriété (Alchian, Demsetz).

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 03 Mars 2003 01:00
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Les Révolutionnaires avaient surnommé Louis XVI « Monsieur Veto ». En 1790 le roi s’était vu concéder un droit de veto sur les textes votés par l’Assemblée Nationale, et croyant naïvement qu’il avait gardé encore quelque pouvoir, il avait eu la mauvaise idée d’user de ce droit de veto. « Monsieur Veto » ne devait pas longtemps survivre à cette erreur d’appréciation.

Ce rappel d’histoire élémentaire permet de retenir deux leçons : la première c’est qu’il ne faut pas user de ses droits quand on n’en a pas les moyens, la deuxième c’est que la consommation abusive de veto est dangereuse pour la santé.

Ce sont ces deux leçons qui semblent avoir été comprises tout récemment par la classe politique française, et le débat à l’Assemblée Nationale, dominé par la communication d’Alain JUPPE, a été marqué incontestablement par une victoire des « non-veto » : non, la France ne prendra pas le risque d’user de son droit au Conseil de Sécurité de l’ONU.

On a ces jours derniers entendu quelques couacs assez intéressants sur les bancs des députés, et encore plus au Sénat. Par exemple le Président de la Commission de la Défense Nationale Guy TESSIER n’a pas écarté l’éventualité d’un engagement militaire de la France contre Saddam HUSSEIN tandis qu’au sein de la Haute Assemblée la guerre ne fait pas peur, comme en attestent les déclarations du vice-président Josselin de ROHAN. Ils étaient quelques rares et courageux « pro-Bush » autour d’Alain MADELIN, Charles MILLON , Claude GOASGUEN, Pierre LELLOUCHE. S’agirait-il maintenant d’une fronde de l’UMP contre l’Elysée ? Il est certain que la fronde a été au minimum dirigée contre le quai d’Orsay ; les bruits selon lesquels Dominique de VILLEPIN se verrait bien en candidat présidentiel en 2006 auraient peut-être agacé le dauphin en titre. Mais le roi, pour l’instant, ne semble pas directement visé.

Ainsi, progressivement, le réalisme politique pourrait-il l’emporter sur les pulsions anti-américaines, et la France pourrait-elle échapper aux illusions de la « troisième voie », cette chimère poursuivie par presque tous nos gouvernements depuis un demi-siècle non seulement au niveau diplomatique mais aussi dans le domaine économique.

Maintenant nous parviennent des informations qui avaient eu du mal à se frayer un chemin à travers les médias et la classe politique au cours des semaines précédentes :

1° Saddam HUSSEIN est réellement un dangereux menteur quand il prétend ne pas avoir d’armes de destruction massive de longue portée, qu’elles soient conventionnelles ou chimiques . BLIX lui-même est amené à démentir Saddam.

2° Saddam HUSSEIN est réellement un dictateur, et il existe une opposition organisée à l’intérieur et à l’extérieur de l’Irak, souhaitant instaurer la démocratie, et rompre avec vingt cinq ans d’un totalitarisme sanguinaire qui a organisé le massacre de centaines de milliers d’Irakiens. En aucun cas il ne bénéficie du soutien de son peuple (et l’on voudra bien considérer comme une farce les élections récentes qui lui ont donné 96 % des voix).

3° Le peuple irakien a été affamé non par l’embargo des Nations Unies, mais bien par Saddam lui-même qui a utilisé l’argent qui lui a été versé en échange des livraisons de pétrole non pas à nourrir la population mais à armer, équiper et choyer la nomenklatura militaire.  

Dans ce nouveau contexte, la guerre d’Irak pourrait enfin apparaître pour ce qu’elle est avant tout : une guerre pour la libération d’un peuple. Ceux qui prétendent qu’on ne libère pas un peuple contre sa volonté et qui imaginent une sorte de « servitude consentie » devraient se souvenir que c’était l’argument de Philippe HENRIOT, porte-parole du gouvernement de Vichy, qui l’utilisait à la veille du débarquement en Normandie.

Comme je l’ai déjà soutenu ici, cette guerre de libération s’inscrit logiquement dans une opération plus large et bien venue tendant à se dresser contre le flot de barbarie fanatique qui s’est soulevé récemment, et dont le 11 Septembre a été une des dramatiques illustrations. Un flot qui s’est gonflé parce qu’il a bénéficié matériellement et psychologiquement de l’impunité, et parce qu’il a reçu le soutien de tous les totalitaristes, verts, rouges ou bruns.

Dans ces conditions, la diplomatie française n’a plus guère le choix : elle ne peut barrer la route aux Américains, qui se sont assurés du soutien de très nombreuses démocraties, et qui n’ont cure des éventuelles manœuvres des Russes et des Chinois, évidemment mal placés pour donner des leçons de morale et de démocratie. Même si VILLEPIN occupe le devant de la scène, il ne tiendra plus désormais que les seconds rôles.

Pour en arriver là, ce n’était réellement pas la peine de discréditer la France aux yeux du monde libre, de prêcher la haine contre les Américains, ni même d’aller défiler dans les rues de Paris entre Marine LE PEN et Alain KRIVINE, fût-ce en compagnie de Philippe de VILLIERS…

Il faut savoir mettre fin à une mascarade. D’ailleurs, je vais moi aussi cesser d’en parler. Car, pour amuser la galerie et les médias pendant deux mois, on a oublié sans doute en haut lieu que tout fait eau dans le bâtiment France : on renonce à maîtriser les déficits publics et la hausse des dépenses de l’Etat, on renonce à baisser les impôts, on renonce à lutter contre le chômage, on renonce à réformer l’Education Nationale, la Sécurité Sociale. Les Français, un moment distraits par le carnaval diplomatique, vont redécouvrir leurs vraies difficultés : ce sera Carême prenant.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1341 du 15 novembre 2017

Editorial : La voix de son maître
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