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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Innovation et destruction créatrice

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UNE GRANDE CONFERENCE SUR L’EMPLOI PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 24 Février 2003 01:00
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Quand la menace du chômage se fait plus pressante, il y a deux manières pour un gouvernement de réagir : en parler pour ne rien faire, ou ne rien faire sans en parler.

Jusqu’à présent Jean Pierre RAFFARIN s’en était tenu à une discrétion de bon aloi. Il y avait bien d’autres dossiers sur lesquels le gouvernement pouvait communiquer et conforter sa popularité : la sécurité, la décentralisation, les retraites, la lutte contre le tabac et bien évidemment la diplomatie.
Il n’avait aucun intérêt, en dépit des attentes de nombre de ses électeurs, à remettre en cause les initiatives sociales de ses prédécesseurs. Les médias avaient beau présenter ses ministres comme les valets du patronat, celui-ci ne voyait rien venir : que les 35 qui verdoient, les licenciements qui poudroient, et les syndicats qui festoient.

Malheureusement, le gouvernement est rattrapé par la conjoncture. Sous l’effet combiné des bruits de guerre, de la faillite allemande et de licenciements spectaculaires (Metaleurope, Airlib, etc.) le spectre d’un chômage massif réapparaît avec insistance. Il va falloir en parler. Et Jean Pierre RAFFARIN de songer à organiser une grande « conférence sur l’emploi » avec les « partenaires sociaux ». Le Medef a le mauvais goût de trouver l’idée « dangereuse », et Ernest-Antoine SEILLIERE a l’intention d’ignorer la conférence. Le Medef fait remarquer qu’il est en train de négocier avec les syndicats pour aménager les plans sociaux qui se profilent à l’horizon : d’un côté pour qu’ils embauchent il faut redonner confiance à des chefs d’entreprises qui craignent de se voir traités de « voyous », d’un autre côté l’indemnisation des chômeurs victimes de la faillite de leurs employeurs devient ruineuse. Les syndicats ayant du mal à accepter ces réalités sont tout disposés à rompre cette négociation pour se précipiter dans une conférence qui consacrera leur rôle incontournable dans la lutte pour l’emploi. Un rôle qu’ils ont magnifiquement tenu jusqu’à présent, puisque leur acharnement sur les « droits acquis », leurs attaques permanentes contre l’entreprise privée et la logique du profit, leur hostilité à toute fluidité du marché du travail sont pour beaucoup dans le chiffre du chômage – pardon : de l’emploi. Les syndicats ne manqueront pas, dans le cadre de cette grande conférence, de plaider le statu quo : ils verront partout des menaces pour les salariés (dont ils sont si représentatifs), pour les chômeurs, pour la justice sociale, pour le service public, que sais-je encore ? Et le gouvernement ne fera rien.

Je crois cependant avoir commis une erreur dès le départ, en posant le principe que le gouvernement pouvait et devait réagir face à la montée du chômage. Car le gouvernement n’y peut rien. En parodiant REAGAN ou BASTIAT, je dirai que le gouvernement n’a pas la solution du problème, puisque le problème c’est précisément le gouvernement. Non seulement le pyromane se veut pompier mais ce pompier-là ne cesse de mettre de l’huile sur le feu !

Le problème du chômage est aujourd’hui parfaitement maîtrisé par la science économique. Le chômage est dû à une inadaptation des emplois aux entreprises, et des entreprises au marché. Pour s’adapter les entrepreneurs ont besoin d’information, de motivation et de facteurs de production. L’information est faussée quand la concurrence est déréglée par des monopoles publics, des subventions et des protections. La motivation disparaît quand les entrepreneurs sont livrés à la traque fiscale, sociale et réglementaire. Les facteurs de production ne sont pas disponibles quand l’épargne est pénalisée et quand la disponibilité et la mobilité de la main d’œuvre sont réduites par la législation du travail. Par ses interventions, l’Etat a suscité de faux emplois, créé de faux droits : l’argent et le travail ne vont pas où ils devraient être, et ils sont là où ils n’ont aucune utilité. On pénalise les créateurs, les personnes les plus dynamiques de l’économie, et on subventionne les gaspillages, on entretient les parasites.

Imaginez-vous qu’il soit possible d’envisager le chômage sous cet angle dans le cadre d’une grande conférence, qui réunira les prébendiers et ceux qui les financent ?

On ne demande pas au gouvernement de faire quelque chose, mais de cesser de faire : faire des impôts, faire des charges sociales, faire des lois sociales, faire des dépenses publiques, faire des déficits, faire de la démagogie. Je suis à la disposition de Jean Pierre RAFFARIN pour lui dire comment réduire de moitié le chômage français en deux ans. Mon plan n’a rien de miraculeux : il a connu le succès dans tous les pays qui ont bien voulu admettre que la liberté économique est la base du progrès social, et engendre le plein emploi. Ce n’est d’ailleurs pas mon plan, mais l’application rigoureuse de la science économique. Pour créer des emplois, nul besoin d’une grande conférence - une de plus. Il suffit d’une élémentaire leçon d’économie appliquée : il faut laisser la paix aux gens qui veulent entreprendre, travailler et épargner, et cesser d’entretenir ceux qui vivent aux dépens des autres.

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
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Une grève tout à fait logique - L’avenir est-il à la confédération ?  - La discussion du budget 2018 est en marche
Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
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