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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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EQUITE, LIBERTE, GARANTIE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 13 Janvier 2003 01:00
 "Le pacte de confiance entre les générations"

Ce n’est pas la nouvelle devise de la République Française, mais la trilogie proposée par le Président pour orienter la réforme de notre système de retraites.
Considérés séparément, ces trois principes sont tout à fait acceptables. L’équité requiert en effet qu’à contributions égales tous les Français aient une pension comparable.

Quand il évoque la liberté, Jacques CHIRAC rappelle à juste titre que l’âge de la retraite est affaire de choix personnel aussi bien que de réglementation, et que la gestion de son patrimoine est de la responsabilité de chacun. Enfin, la garantie signifie que les réformes ne peuvent pas créer plus d’insécurité qu’il en existe déjà.

En revanche, les mêmes principes semblent s’exclure mutuellement quand on prétend  les appliquer tous trois  à un système de répartition. Si l’équité veut que les fonctionnaires et les bénéficiaires de régimes spéciaux perdent une grande partie de leurs privilèges, elle commande aussi que les jeunes actifs ne soient pas sacrifiés sur l’autel des retraites de leurs aînés. Elle signifie encore que ceux qui ont cotisé toute leur vie, avec des prélèvements fort élevés, ne peuvent pas voir leurs pensions fondre comme neige au soleil. Mais comment éviter qu’il en soit ainsi avec le système par répartition ? Jacques CHIRAC précise que ce système est une « question de confiance » et repose sur un « pacte entre les générations ». Mais lorsque le prélèvement est « obligatoire », et les droits acquis « sociaux », on ne peut parler ni de confiance (parce que la confiance ne se décrète pas) ni de pacte (puisqu’un pacte implique un accord explicite et personnel). Où est la liberté dans l’affaire ?

La liberté, le Président la situe au niveau de « l’appoint ». Elle ne consiste pas à s’affranchir de la Sécurité Sociale et à faire jouer la concurrence, mais à poursuivre son activité au-delà de 60 ans pour arrondir sa pension en plaçant son épargne. A ses frais, au prix de nouveaux efforts, l’assuré se voit reconnaître le droit de se garantir personnellement contre la faillite inéluctable de l’assureur. Le beau cadeau que voilà : vous travaillerez plus longtemps et devrez vous priver tandis que la durée de votre vie de retraité sera réduite d’autant. La vraie liberté consisterait évidemment à choisir le montant et  la forme de son épargne pendant toute sa vie active pour accéder au niveau de pension voulu une fois à la retraite. Par contraste, la liberté concédée par le Président, c’est celle de la promenade dans la cour de la prison.

Il va de soi que dans ces conditions la garantie promise est purement illusoire. Dans la logique actuelle de la répartition, on ne peut laisser croire ni que les actifs ne subiront aucune hausse de leurs cotisations ni que les retraités percevront l’intégralité de leurs pensions. Les données de la démographie française et de la réglementation en vigueur sont telles que la perte envisageable à un horizon de moins de quinze ans est de 40 %, dont il faudra bien répartir la charge sur les uns, sur les autres, ou sur les deux. Il est vrai que l’on peut modifier l’âge légal de la retraite et se dire, avec Ernest-Antoine SEILLIERES, que si l’on doit vivre 80 ans il faut cotiser au minimum durant 40 ans. Et, ajoute-t-il, aucun discours ni aucun défilé ne changera rien à cette inéluctable arithmétique. Mais il semblerait que le Président ne soit pas en faveur d’un déplacement de l’âge légal du départ en retraite. Veut-il signifier que ceux qui aspirent à une meilleure retraite pourront aller au-delà de l’âge légal (voici la fameuse « liberté ») tandis que les autres se verraient garantir le niveau de pension actuel  (mais ceux-ci seront donc totalement à charge de ceux-là et des autres actifs, qui perdent ainsi leurs propres garanties et se font voler leurs épargnes et cotisations). Ou veut-il dire que ceux qui prendront leur retraite à 60 ans n’auront pas la plénitude de leur pension ; que peut-on alors leur garantir ?

Je comprends que le Président et le gouvernement aient le souci de faire évoluer les esprits sur le chapitre des retraites et préparent le terrain psychologique pour de vraies réformes : trop longtemps les Français ont été victimes de l’insouciance ignorante, voire du mensonge idéologique. Mais c’est aller à l’encontre du but recherché, et perdre très vite de sa crédibilité, que de ne pas dire toute la vérité.

Or, la vérité c’est que le système de répartition, dans les conditions présentes (et elles ne changeront pas de si tôt) est en train d’exploser. Jacques CHIRAC fait du choix entre répartition et capitalisation un simple choix politique, et veut épargner aux Français les périls de la capitalisation. Mais les 51 pays actuellement engagés dans le passage à la capitalisation seraient-ils tous suicidaires ? Les assureurs et les économistes qui ont démontré que l’on peut, par glissements successifs et par tranches d’âges, substituer progressivement la capitalisation à la répartition sont-ils stupides à ce point ? En plaçant le débat sur le terrain politique, on aboutit d’une part à ignorer les réalités incontournables de l’arithmétique économique, d’autre part à s’embourber dans les ornières de l’alchimie politicienne et de la « négociation sociale ». Faut-il satisfaire les syndicats ou les retraités, actuels et futurs ? En quoi les syndicats sont-ils représentatifs des intérêts du peuple ? Leur représentativité a été mesurée à l’occasion des élections prud’homales : elle est nulle, sauf dans la fonction publique. Quant aux intérêts du peuple, ils sont de se débarrasser de cette nomenklatura qui, pour défendre les privilèges d’une minorité, imposent le statu quo, aux dépens de l’équité, de la liberté et de la sécurité.

 

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Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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