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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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NON AUX PRIVATISATIONS ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 25 Novembre 2002 01:00
 La France "bloquée"...

Je pense que beaucoup d’entre nous, chers lecteurs, m’ont repéré au premier rang de la manifestation pour la défense du service public à la française, et pour dire non à la privatisation des universités qu’envisage le gouvernement actuel, et non à toutes les privatisations que nous imposent la technocratie bruxelloise, le mondialisme américain et la loi du profit inspirée par le libéralisme sauvage.

Pour ne pas égarer certains de mes lecteurs parfois déroutés par mon humour paradoxique, je m’empresse de préciser qu’il s’agit d’une plaisanterie : je n’ai pas défilé, je ne suis pas contre les privatisations, d’ailleurs le gouvernement n’envisage pas la privatisation des universités – et c’est dommage. Toutefois j’en sais suffisamment sur les intérêts et la psychologie des agents du secteur public pour me faire un instant leur porte parole.

D’abord les privatisations sont une atteinte aux principes fondateurs tant du marxisme-léninisme que de la sociale-démocratie. La propriété c’est le vol ! On en est resté à la géniale formule de Proudhon. L’entreprise privée, c’est idéologiquement inadmissible.

Ensuite les privatisations mettent les entreprises publiques sous la surveillance du marché, et les services publics deviennent des services marchands. Fini le confort du monopole, le client cesse d’être un usager, un assujetti ou un administré pour devenir un consommateur. Du même coup finie la sécurité que donne le secteur public, finis les pertes, les gaspillages et les investissements somptuaires payés par les contribuables, ou nourris par les déficits budgétaires et l’inflation.

Enfin et surtout, finis les privilèges de toutes sortes. Privilège de l’emploi à vie, du « statut » : quand tout chavire, le fonctionnaire reste debout, quand tout évolue, il reste stationnaire. Privilège des rémunérations, déconnectées de la productivité, supérieures sans raison à celles du secteur privé. Privilège des retraites : les fonctionnaires ont leur pension versées par le Trésor Public qui ne peut être en faillite ni réduire les prestations ni augmenter les cotisations. Et le personnel des entreprises publiques a des régimes spéciaux qu’on pourra lui envier longtemps. Privilèges juridiques, car ce qui est interdit au commun des mortels est toléré de la part des manifestants et de leurs leaders syndicaux, qui ne respectent ni les textes (pourtant laxistes) qui régissent les négociations collectives et le droit de grève, ni l’obligation théorique de « continuité des services publics ».

Dans ces conditions, on ne peut pas s’attendre à une autre position de la part des gens du secteur public que leur « non aux privatisations ».

Pourtant d’autres pays sont allés jusqu’au bout de leurs programmes de privatisation, ou l’ont mené bien plus loin que chez nous. Quel a été le secret de leur réussite ?

Le premier secret, c’est la perspective d’un changement positif pour les salariés. En France, même la privatisation de la Société Générale, de Renault et de toutes les entreprises nationalisées à la hâte en 1981 s’est faite sans heurt majeur et ne laisse guère de trace aujourd’hui. Le personnel a souvent participé à l’actionnariat de son entreprise. Le climat, désormais créé par la recherche de compétitivité, la meilleure formation et la qualification technique élevée, est mieux vécu que les luttes intestines, les coteries, le favoritisme et l’arbitraire naguère courants. Le règne de l’anonymat et de l’irresponsabilité a cessé, les mérites et les promotions personnelles sont reconnus. 

Le deuxième secret est précisément un sens retrouvé de la solidarité dans l’entreprise. Chacun devient garant de la qualité du produit et du service, donc de l’emploi des autres. Un esprit d’entreprise se substitue à la bureaucratie délétère, les relations humaines se personnalisent.

Enfin, l’ensemble des performances du secteur privatisé crée les conditions d’une croissance soutenue et durable, le chômage disparaît, les capitaux affluent de l’étranger, l’épargne nationale se reconstitue, le spectre de la sclérose et du déclin a disparu, les tensions sociales se désamorcent.

Enfin, comme tout citoyen est aussi un contribuable, la baisse des charges et la simplification administrative rendent le quotidien plus vivable.

Bien sûr, tout cela ne se fait pas en un jour. Mais l’évolution s’amorce dès que l’on a compris que le processus de privatisation sera promptement mené à son terme. A l’inverse les tergiversations, les semi privatisations chères aux Français qui ne veulent pas que l’Etat s’efface totalement, et la déviation qui consiste à ne voir dans les privatisations partielles qu’une poire pour la soif budgétaire, une « cagnotte » dans laquelle l’Etat pourra puiser, sont autant de facteurs qui discréditent les privatisations, alarment et mobilisent le personnel. Le gouvernement devrait s’en préoccuper, lui qui se réjouit avec les syndicalistes que les privatisations d’Air France, de l’EDF-GDF, la SNCF, La Poste soient ajournées aux calendes grecques.

Il faut tout privatiser, et tout de suite : la compétitivité, l’avenir des emplois, du pouvoir d’achat et des retraites l’exigent.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1360 du 18 avril 2018

Editorial : Un an après
Actualité
:
L’interview de trop - Des interviews pour rien
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Jean Baptiste Noé, La parenthèse libérale


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