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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Le père des néo-classiques

Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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IMMIGRATION : LA MONDIALISATION EST LA SEULE SOLUTION PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 11 Novembre 2002 01:00
 

Je ne comprends pas ce que les anti-mondialistes font à Calais. Car les drames engendrés aujourd’hui par l’immigration ne peuvent être maîtrisés que par la mondialisation. Cette évidence a échappé à la plupart des acteurs et des analystes de l’immigration.

Pourquoi le droit d’immigrer, qui est une liberté fondamentale, produit-il aujourd’hui des résultats catastrophiques ? La réponse est dans le contexte économique et culturel actuel.

Le contexte économique est celui du socialisme déclinant certes, mais toujours présent et dans les pays d’accueil et dans les pays d’exil. Les pays d’accueil ont multiplié les « droits sociaux », et une grande partie de l’immigration est artificielle puisque les gens ne viennent pas s’installer à l’étranger pour y travailler et contribuer au bien-être commun, mais pour bénéficier de ces fameux droits sociaux qui permettent de vivre aux crochets des autres – ce qui est économiquement ruineux et moralement inadmissible. Quant aux pays d’exil ils sont incapables de donner du travail et d’offrir des chances de progrès à leurs ressortissants parce qu’ils refusent les libertés économiques de base – quand ils ne suppriment pas également les libertés politiques.

Voilà en quoi la mondialisation est une double solution. D’une part, elle instaure une concurrence entre pays et dissuade progressivement les Etats de gaspiller l’argent de ceux qui travaillent pour accorder des privilèges à des parasites (immigrés ou nationaux, d’ailleurs). Les « droits sociaux » devraient se vider peu à peu de leur sens, car ce sont de « faux droits » (J. RUEFF) qui ne peuvent circuler hors des frontières. D’autre part, la mondialisation est la grande chance, l’unique chance de développement des pays pauvres. Si on définit en effet la mondialisation comme le libre-échange, la disparition des frontières économiques nationales, elle permet à tous, y compris aux plus pauvres, de se lancer sur le marché ouvert. Aujourd’hui les résultats sont là : se développent à toute allure les pays qui ont fait le choix du commerce extérieur articulé sur la libre entreprise et le droit de propriété. Quand on dit que la mondialisation accentue les inégalités , c’est vrai en ce sens que le fossé se creuse entre les nations libres et les autres. Bernard KOUCHNER (très présent sur les antennes ces jours-ci) considère l’immigration comme inéluctable parce que les pauvres veulent aller vers les pays riches, mais il ne lui vient pas à l’idée que les pauvres pourraient s’enrichir chez eux, et que les gens qui vont vers les riches ne peuvent y aller pour les voler ou vivre à leurs crochets. Comme tous les droits individuels, celui de se déplacer est limité par les droits des autres, et notamment par les droits de propriété. La vraie mondialisation consiste à pouvoir échanger des droits de propriété sans aucune considération de nationalité.

Reste évidemment le contexte culturel. Petit fils d’immigrés italiens, je m’entends dire que mes grands-parents ne posaient pas de problème parce qu’ils étaient chrétiens et respectaient le droit et la morale des pays civilisés. La chrétienté expliquait-elle tout ? Certainement pas : si les immigrés se sont faits une place dans les sociétés plus développées, c’est d’abord qu’ils y apportaient leur ardeur au travail, leur compétence, leur épargne et leur volonté de progresser. C’est ensuite parce que régnait alors un véritable état de droit : tous égaux devant la loi. Toutes ces vertus ont volé en éclats avec l’Etat-Providence, elles sont désormais inutiles, surannées voire déconsidérées.

Ici la mondialisation est encore un recours, généralisant les procédures et les exigences de la concurrence, obligeant chacun à l’excellence. On ne dira jamais assez le pouvoir d’intégration du libre-échange, du libre travail et de la libre entreprise. Comme l’a observé Thomas SOWELL, les immigrés latinos et noirs de ces dernières années sont devenus des citoyens  plus patriotes et plus civils que les habitants de Harlem, de tous temps assistés par les Etats Unis

D’autre part je crois que le « choc des civilisations » est fortement amorti par la pratique du libre échange mondial : les hommes apprennent à s’apprécier mutuellement, à accepter la différence.

Le respect des autres signifie le respect du droit, et nul ne cherche à imposer sa loi. La compréhension entre les peuples et la tolérance se développent davantage dans un climat de liberté, de loyale compétition, que dans un monde dominé par les intérêts « nationaux » tels que les définissent des gouvernants eux-mêmes soumis à la pression de groupes sociaux qui refusent le libre échange pour sauvegarder leurs privilèges. Le monde des marchands est plus pacifique que le monde des politiciens. Le commerce avec les autres, c’est aussi le commerce des autres.

Il reste alors à souhaiter que la mondialisation s’impose complètement et rapidement. Beaucoup de chemin reste à faire ; les démons protectionnistes, les interventions politiques sont encore là, donnant de la mondialisation une image déformée et parfois même haïssable. Mais la dynamique de la liberté est puissante. Elle peut l’emporter demain sur le désordre et la barbarie. Elle peut porter les flux migratoires à leur niveau naturel, celui que requiert la diffusion mondiale du progrès tout en conciliant liberté de mouvement et droits de propriété.

Cet éditorial a été publié dans le Wall Street Journal Europe du Jeudi 14 Novembre 2003

 

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