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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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DES ELECTIONS CHARGEES DE SENS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 04 Novembre 2002 01:00
 Bush

Hasard du calendrier, mystérieuse coïncidence ? A quelques jours d’intervalle, deux consultations électorales pourraient peser lourd dans les relations internationales au cours des prochains mois. Dimanche dernier, les électeurs américains ont marqué leur soutien à George BUSH, et principalement à sa diplomatie. La semaine précédente les Turcs ont laminé l’ancien parti au pouvoir réputé pro-occidental pour lui préférer un parti islamiste dont on dit qu’il est modéré, mais qui n’en demeure pas moins inquiétant. La relation entre les deux est évidente au premier abord : pour parler comme George BUSH les forces du « bien » remportent une victoire, mais les forces du « mal » resserrent leur étreinte.

Bien que le sujet soit difficile et épineux, je veux tenter une analyse et oser une prédiction. 

L’analyse du succès de George BUSH est assez simple. Les Démocrates avaient bâti leur campagne sur les médiocres résultats économiques, et sur le refus d’ouvrir les hostilités avec l’Irak. Ils se sont doublement trompés. D’une part l’économie américaine se porte plutôt bien en dépit de la politique monétaire risquée menée par Alan GREENSPAN et de l’accroissement des déficits budgétaire et commercial. Après le double choc de Wall Street et des tours jumelles, la capacité de redémarrage des Etats Unis est tout simplement remarquable.

D’autre part, la fermeté à l’égard de l’Irak est certainement ce qui rend George BUSH populaire auprès de ses compatriotes. Les intellectuels de gauche (et parfois en France de droite) ont beau vouloir faire passer BUSH pour un cow-boy débile (le même traitement avait été réservé à Ronald REAGAN), c’est visiblement tout le peuple américain qu’il faut maintenant mépriser pour se ranger derrière la diplomatie du Président. Les Américains viennent de lui donner leur plein accord pour débarrasser les Etats Unis de la menace terroriste. 

Cette menace n’est-elle pas d’ailleurs renforcée par les résultats des élections turques ? Naguère interdit, le parti islamiste renaît de ses cendres et remporte une victoire éclatante. Nul doute que la situation économique ait été pour beaucoup dans ce succès : l’inflation (au rythme de près de 50 % l’an), associée au chômage (près d’un cinquième de la population active) a exacerbé les mécontentements. Toutefois, le climat politique interne était déjà très dégradé. La Turquie se voit refuser l’entrée dans l’Europe, et un espoir de prospérité (ou d’émigration) s’envole. Mais cet ostracisme de l’Union Européenne vient aussi de nombreux manquements aux droits de l’homme, de l’occupation sans ménagement d’une partie de l’île de Chypre, et du désir des gouvernants de contenir les pressions (notamment kurdes) à leurs frontières. Pour les Turcs, il s’agit d’un véritable cercle vicieux. Le vice pousse à l’extrémisme, le voici maintenant avec un Islamisme militant. Certes, les Turcs ne sont pas les fanatiques waabites saoudiens, et ils n’ont pas de sympathie particulière pour leur voisin irakien. Mais les nouveaux dirigeants turcs ne vont-ils pas être manipulés par l’internationale islamiste ? L’étau du terrorisme et du fanatisme ne va-t-il pas se resserrer autour des Etats Unis et de l’Occident chrétien ? 

Ce serait sans doute aller vite en besogne. Une donnée fondamentale ne doit pas s’oublier : c’est que depuis cinquante ans les Américains sont présents en Turquie, ils y ont investi des sommes considérables pour garder le front méridional de l’ennemi soviétique. Oui, mais l’expérience récente nous dit aussi que bien souvent ce sont les Etats Unis qui ont soutenu ceux qui sont aujourd’hui leurs pires ennemis. Le scénario va-t-il se reproduire ?

Les Turcs vont-ils être dans le camp hétéroclite de l’Islam ou dans le camp de l’anti-terrorisme ? Que se passera-il dans chacun des camps ?

La question ne se pose plus guère du côté des Américains : ils viennent d’affirmer leur volonté d’aller de l’avant et sans doute l’hiver ne se terminera-t-il pas sans intervention en Irak – à moins que contre toute attente Saddam HUSSEIN change sa ligne, ce qui est improbable quand on connaît les sentiments et l’idéologie qui l’animent. La question concerne maintenant les autres pays occidentaux, et les Européens par priorité. Certains, comme les Anglais ou les Italiens, ont adopté une ligne claire : pas de répit dans la lutte contre le terrorisme. Mais les Allemands et surtout les Français continuent à louvoyer. D’un coté ils ne veulent pas des Turcs en Europe pour l’instant, ce qui risque d’exacerber les sentiments anti-occidentaux, mais d’un autre coté ils ne veulent pas déclencher les hostilités avec l’Irak, pour ne pas heurter de front les islamistes en Europe ou en contact direct avec l’Europe, et pour ne pas tarir leurs approvisionnements en pétrole. Ainsi le bloc occidental est-il fissuré tandis que les alliés conscients ou objectifs du terrorisme se sentent encouragés.

George BUSH ira-t-il seul à la bataille ? Pourra-t-il obtenir la neutralité des voisins de l’Irak, à commencer par les Turcs ? Les choses seraient plus simples si les gouvernants européens voulaient bien faire front commun contre la barbarie.  

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

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