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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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QUELLE INSECURITE ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 21 Octobre 2002 01:00
 Halloween...

J'avais évoqué il y a quelques semaines le fossé qui s'est très vite creusé entre électeurs et élus, entre le peuple et le gouvernement. Comment s'en étonner ? C'est une loi du genre, bien analysée par les théoriciens de l'école du "public choice": les politiciens font des promesses qu'ils ne peuvent pas tenir. 

Il y a un chapitre sur lequel Jean Pierre RAFFARIN et la plupart de ses ministres font totalement fausse route (c'est le cas de le dire) : celui de la sécurité.  

Dans ce gouvernement, il y a une exception : c'est Nicolas SARKOZY, ministre de l'Intérieur, qui semble bien avoir compris le message adressé par les Français à leurs dirigeants au printemps dernier. 

La visite de notre Ministre à Strasbourg a été accompagnée de propos que l'on avait perdu l'habitude d'entendre. A la question classique posée par un journaliste "Rencontrerez-vous les jeunes de ces cités et aurez-vous un dialogue avec eux ?"; SARKOZY a donné une réponse politiquement peu correcte : "Je n'ai pas à aller dialoguer avec des gens qui violent la loi et ne respectent pas la propriété d'autrui. Je vais à Strasbourg non pour rencontrer les coupables, mais les victimes. Je veux marquer ma sollicitude à l'égard des quarante cinq propriétaires des voitures qui ont brûlé, pour leur dire que l'Etat fera tout pour sauvegarder les biens et les personnes, comme c'est son devoir. Quand la loi est respectée, on peut dialoguer, pas avant."

Il y a en effet de quoi être surpris, vous en conviendrez. 

Vendredi dernier, au cours du journal télévisé du matin, deux scoops se succédaient. Le premier : les voitures brûlées à Strasbourg, avec deux précisions : il y avait 70 pompiers et représentants des forces de l'ordre, mais "aucun délinquant n'a été arrêté". Le second : les contrôles de vitesse dans les rues de Paris, où 450 policiers ont été mobilisés, et quelques centaines d'infractions ont été relevées, et seront sans doute sévèrement punies. 

Voilà l'affaire : en matière de sécurité, le gouvernement fait ce qui est le plus facile, ce qui permet d'aligner des statistiques. Scrogneugneu, on va voir ce qu'on va voir. Mais pendant ce temps les sauvageons peuvent vivre tranquilles.  

Cette semaine, c'est Gilles de ROBIEN, naguère célèbre pour avoir imaginé la loi AUBRY, qui y est allé de son couplet sécuritaire : on va installer des mouchards à bord des véhicules, on contrôlera les heures d'entrée et sortie des autoroutes, et autres friandises pour les automobilistes pressés. Tout cela sans aucun recours ni contrôle judiciaire. Vive l'état de droit!  

Dans un autre registre, Jean François MATTEI, qui a le courage de dénoncer l'irresponsabilité engendrée par la gratuité des soins, a aussi la faiblesse de compromettre avec l'idée du "risque maladie zéro" et de renforcer le discours sécuritaire en matière de soins. Il faut protéger les gens contre eux-mêmes.  

Est-ce cette sécurité-ci que voulaient les Français, ou celle de Sarkozy ? 

Le pauvre Nicolas n'est guère soutenu par ses pairs. Il fait déjà front aux assauts des socialistes qui jugent sa loi liberticide (ce sont des connaisseurs). Daniel VAILLANT a expliqué l'origine de la violence : vingt ans de laxisme et de libéralisme. Le tour est joué : c'est le libéralisme qui est en cause. Comme pour les déraillements de trains, comme pour le chômage, comme pour les inondations, comme pour la pauvreté du Tiers Monde, comme pour la débilité mentale des politiciens.

Mais SARKOZY sera-t-il soutenu par les siens ? Son "droitisme" irrite, on le sait, le Premier Ministre. Comme d'autres, Jean Pierre RAFFARIN pense que le libéralisme est de gauche plutôt que de droite, et qu'il est "libéral" de donner raison à ses opposants : ne fâcher ni Monsieur Blondel ni Monsieur Bové.  

Vous comprenez pourquoi cette affaire de sécurité m'irrite. Parce qu'elle est un double test : d'une part de la fidélité du gouvernement aux quelques (très rares) engagements pris devant les électeurs, d'autre part de la volonté de rupture du gouvernement avec les moeurs et la législation de la gauche socialiste, marxiste ou social-démocrate peu importe.

Pour l'instant le test n'est pas concluant. 

Si le gouvernement recherche la sécurité d'emploi pour ses ministres, il devrait bien s'occuper de la sécurité des Français. La vraie.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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