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Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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LETTRE D’AMERIQUE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Septembre 2002 01:00
 La rentrée sociale...

Mes occupations post-universitaires et associatives me tiennent éloigné de la douce France quelque temps. Me voici donc en Amérique, ce qui me conduit à faire l’exercice symétrique de celui qui consistait à expliquer pourquoi les Français n’aiment pas l’Amérique : pourquoi les Américains ne peuvent comprendre l’hostilité des Français et des Européens à leur égard. 

A regarder les quelque cinquante bulletins d’information proposés par les chaînes télévisées, de CNN à NTC, il n’est question ici que de l’Irak. Voici ce que les citoyens des USA semblent avoir principalement à l’esprit aujourd’hui : leur patrie a été agressée, les Etats Unis ont engagé le combat du bien contre le mal, les terroristes et leurs soutiens doivent être pourchassés et punis, Saddam Hussein est un dictateur aussi dangereux pour l’humanité que le fut Hitler. Et les Américains ne comprennent pas les atermoiements des Européens, et encore moins les accusations de boutefeu qu’on leur lance à la figure. Ils n’admettent pas l’esprit de Munich, l’aveuglement des pays libres qui prônent un pacifisme bêlant et la subversion qui fait que la victime passe pour l’agresseur. 

Cela dit, les mêmes Américains sont assez lucides pour connaître les erreurs et maladresses de leur diplomatie et de leur Président. Ils savent que George W. BUSH veut faire une exploitation politique de la guerre contre l’Irak : les élections sénatoriales sont pour le mois prochain et le Président voudrait bien regagner la majorité au Sénat, qu’il a perdue en avril dernier. C’est à ce calendrier électoral que l’on doit aussi les mesures de subvention à l’agriculture et de restriction des importations d’acier qui irritent tant, et à juste titre, les partenaires commerciaux des USA : inutile de prôner le libre échange quand on refuse la concurrence loyale. Quant aux erreurs diplomatiques elles se sont multipliées dans la région du Moyen Orient depuis vingt ans : soutien de l’Irak pour lutter contre l’Iran, financement de l’Irak pour subvenir aux besoins alimentaires détourné pour acheter des armes à l’Ukraine, incapacité d’aller jusqu’au bout de la guerre du Golfe, soutien de Ben Laden au moment du conflit russe-afghan, amitié constante avec l’Arabie Saoudite pour raisons pétrolières, incertitude sur l’affaire palestinienne et balancement entre Israël et Arafat. L’addition est assez lourde : Saddam Hussein est le sous-produit de la diplomatie de la Maison Blanche. 

Mais alors, se disent les Américains que je rencontre, pourquoi faire un amalgame entre le peuple américain et son gouvernement, entre ce qui est légitime et ce qui est irraisonné, entre la cause de la liberté dans le monde et les décisions de la Maison Blanche ?  

Je crois qu’on touche là au fond du problème. Une juste cause peut être compromise par ceux qui prétendent la servir. La juste cause : se battre pour les droits de l’homme, se prémunir contre les attaques chimiques ou nucléaires de dictateurs égarés. La compromission : la dissolution du patriotisme dans le jeu électoral, l’aveuglement de la bureaucratie et de la diplomatie. Nous voici, une fois de plus, confrontés à cette plaie des temps modernes : le tout politique. 

Au delà des débats politiciens sur la place publique, il demeure fort heureusement un sentiment de solidité et de détermination quant on vit aux Etats Unis. Les fondamentaux de l’économie demeurent excellents, la flexibilité du marché du travail est efficace, les exagérations boursières vont se résorber. La sécurité dans les villes s’améliore, le système éducatif se réforme, le régime des retraites est en voie de révision. Et, finalement, les Etats Unis frapperont un grand coup militaire en février-mars, une fois les alliances nécessaires obtenues et surtout les vents de sable terminés. Vue d’Amérique, l’Europe de Chirac et de Schroeder fait triste mine. Les Américains ne nous comprennent pas. Nous ne les comprenons pas non plus. Le malentendu demeurera tant qu’on verra les relations entre les deux continents à travers les Etats et les médias, tant qu’on s’arrêtera à l’accessoire pour oublier l’essentiel : nous sommes tous du côté de la liberté, et en devoir de la défendre. 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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