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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Ce livret destiné à des militants libéraux avait deux objectifs : d’une part, rappeler le contenu du contrat que des candidats libéraux devraient passer avec les électeurs, d’autre part, imaginer deux scénarios de l’alternance : la gauche reconduite en 2002 et en 2007, mais devenue libérale, ou la droite au pouvoir en 2002 et pour longtemps. En fait, la droite a gagné en 2002, mais le scénario « Thatcher » n’a jamais fonctionné, et la gauche reprend le pouvoir en 2012 !

21 pages, gratuit

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Economiste classique

Contresens sur la valeur travail

Adam Smith avait créé une ambiguïté en juxtaposant trois lectures de la valeur travail : travail incorporé, travail épargné, travail échangé. Ricardo va lever l’incertitude en choisissant la valeur du travail incorporé, malheureusement la mauvaise !

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 23 Septembre 2002 01:00
 Pendant les travaux, le libéralisme continue... l www.libres.org

La loi Fillon, la faillite de France Télécom, l’enterrement de DL : que peut-il bien y avoir de commun entre ces trois évènements de la semaine ?

En apparence pas grand chose, si ce n’est la confirmation des analyses et des prévisions que je fais avec vous depuis longtemps : les hommes politiques français ne sont pas mûrs pour les réformes libérales, elles s’imposent pourtant au vu des résultats catastrophiques du secteur public, et ce ne sont pas les dernières performances électorales du libéralisme qui lui ont redonné quelque crédibilité dans l’opinion publique.

En fait, en profondeur, je crois que le vrai clivage dont la France se meurt actuellement est celui qui s’est instauré entre ceux qui partent du réel, ceux qui ont par devoir, par état et par goût personnel le sens des responsabilités, et ceux qui considèrent la société comme un meccano construit par une élite maîtrisant la technique et la science. Les uns sont sur le terrain, les autres sont dans les salons. HAYEK opposait ainsi les libéraux et les constructivistes, et son dernier ouvrage « La présomption fatale » démontrait que tous les maux accumulés au XX° siècle provenaient de cette orgueilleuse prétention d’une certaine élite et de presque tous les hommes politiques de bâtir un monde meilleur à partir de schémas purement abstraits, dans l’ignorance du réel.

Car le réel se ramène à l’action humaine, à ces efforts et ces arrangements d’hommes libres et responsables pour améliorer leur sort en se rendant mutuellement service, en coordonnant leurs activités, dans le cadre d’un état de droit permettant à chacun de faire respecter ses droits individuels tout en respectant ceux des autres.

Nous voilà loin de l’actualité, direz-vous ! Je crois au contraire que nous sommes au cœur des aberrations de la société française actuelle. Pourquoi le gouvernement actuel est-il dans l’incapacité d’éviter la ruine de l’économie et ne veut-il pas revenir sur « les acquis » de la loi Aubry ? Parce que ni François FILLON, ni les autres gouvernants ne sont confrontés quotidiennement aux problèmes de la gestion des entreprises. Ils ne peuvent se mettre à la place d’un entrepreneur, ils n’ont ni une clientèle à satisfaire, ni un personnel à gérer, ni une gestion à équilibrer. Ils ne peuvent pas davantage mesurer les effets délétères des 35 heures sur le travail des salariés, ni la démotivation des cadres. Ils ne peuvent comprendre la perplexité des PME face à l’organisation des tâches et à l’embauche. Ils abordent le problème comme le font tous les technocrates : à partir de décisions en termes de pouvoir, pour ménager les susceptibilités ou neutraliser les hostilités syndicales, pour se donner l’alibi d’un progrès social, finalement pour faire mieux que les socialistes – en faisant pareil. La seule différence est qu’en quelques mois l’objectif génial des 35 heures, partager le travail pour qu’il y en ait pour tout le monde, a totalement disparu, plus personne ne se faisant aujourd’hui la moindre illusion sur l’aptitude des lois AUBRY à résorber le chômage. Le moindre sens des réalités, la moindre connaissance des comportements humains auraient dû persuader les gouvernants de l’imminence d’une nouvelle vague de chômage – elle est là.

C’est le même mépris de la réalité qui a inspiré la gestion des entreprises publiques, et notamment de France Télécom. Voilà des lustres qu’on nous rebat les oreilles des mérites de l’Etat et des syndicats pour administrer les entreprises, différemment et mieux que ce que l’on aurait avec la loi du profit et la propriété privée du capital. Aujourd’hui on constate que là où il n’y a pas de propriété il n’y a pas de responsabilité, que les représentants des syndicats cherchent leur intérêt personnel bien plus que l’intérêt du personnel, et a fortiori du client. Enfin, sans le contrôle du profit, les dirigeants s’engagent dans n’importe quelle aventure.

Comment ne pas voir encore que les partis politiques eux-mêmes se sont érigés en castes, et que le système est verrouillé ? La nomenklatura en place, de droite ou de gauche, vise à se perpétuer. Malheur aux francs-tireurs, à ceux qui s’écartent de la ligne. Les modifications envisagées pour la loi électorale au cours des prochains scrutins vont dans un sens unique : créer autoritairement un bipartisme, ôter toute chance d’entrée à de nouvelles idées et de nouvelles personnes. Libres à ceux qui le désirent d’accepter le diktat. Personnellement et au risque d’être taxé d’ «  irréalisme politique »,  je le refuserai.

Je le refuserai parce que le « réalisme » politique est de se couper du réel, de construire des assemblages de partis, de courants, de législations, qui nous éloignent chaque jour un peu plus de ce que devrait être un gouvernement « civil ». Le piquant de l’affaire c’est qu’aujourd’hui tout le monde se pique d’ « empirisme » et professe un mépris total pour le « dogmatisme », alors que l’on tourne de plus en plus le dos au réel, qu’on ignore de plus en plus la logique de l’action humaine et des interactions sociales. Sans doute le dogmatisme est-il vu par les politiciens comme la rude obligation d’avoir un programme, de le proposer à des électeurs, et d’y rester fidèle.

Le dogme libéral, c’est de partir du réel. Les constructivistes ne l’admettront jamais.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


Editorial : Les abstentionnistes avaient leurs raisons

Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

Actualité  : Theresa May à Paris

Spécial présidentielles  : Bayrou citoyen - Déjà un député en infraction - Pour comprendre la pensée d’Emmanuel Macron

Actualité libérale


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