Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait

Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

Lire la suite...
C’est du cinéma PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 05 Mars 2012 01:00
Dujardin

Les Oscars ont récompensé une œuvre et des comédiens de grand talent – du moins à mon goût. C’est sans doute la raison majeure du succès du film ‘The Artist’ et de Jean Dujardin, qui en est la vedette.

Il était normal que cette consécration enthousiasme les Français. Mais s’agit-il d’un simple réflexe franchouillard, ou encore d’une quelconque nostalgie ? Ce serait dommage d’en rester là, et je m’interroge au contraire sur ce qu’il y a de plus profond dans cet engouement général.  

Franchouillard ? Il est vrai que les discours « patriotiques » fleurissent dans le cadre de la campagne actuelle. Voilà un succès que nous pourrions opposer à tous ces pays étrangers qui ne cessent de nous humilier. C’est la revanche de la France.

Mais, à mon sens, il n’y a pas de film ni d’acteurs plus ouverts que ceux-ci. Titre, couronnement à Hollywood, interventions en anglais, et surtout thème : on est en plein dans la culture américaine, celle que tant de nos nationalistes haïssent avec Mac Do, Coca et…Hollywood. Les Etats-Unis que présente le film ne sont pas ceux des drogués, des dépravés, des séries criminelles, mais ceux du rêve américain, de l’innovation, du travail et de la réussite. La réussite de ‘The Artist‘ n’est pas celle d’une France repliée sur son Hexagone, mais celle d’une France ouverte, acceptant la mondialisation intellectuelle et artistique au même titre que la mondialisation commerciale. Depuis quelques semaines, le cœur des Français était Outre-Atlantique, on l’a perçu même au moment de la remise des César quelques heures auparavant.  

Alors, nostalgique ? Le thème, en effet, est celui de la fin du cinéma muet. Mais qui l’a connu ? Bien que muet le film nous dit bien des choses : la musique, la danse et le mime sont là pour exprimer avec justesse les sentiments et l’humour des acteurs. Dujardin, c’est Fred Astaire – tout le monde l’aura compris. 

Si l’on doit regarder vers le passé, le film rappelle que les Etats-Unis n’ont pas toujours été ceux des Temps Modernes et des Raisons de la Colère, décrivant misère sociale et crise de civilisation. Ces avatars ont été surtout ceux de la période de Roosevelt. ‘The Artist‘, c’est l’Amérique heureuse, celle du jazz, des grands orchestres, des grosses voitures, débordante de richesse méritée, bien qu’ostentatoire. C’est celle qui incarne la prospérité et la liberté (jusqu’à préserver les nôtres au cours des deux guerres mondiales) et qui pour l’essentiel l’incarne encore, en dépit des erreurs récentes. Le film n’exprime pas une nostalgie, mais une permanence. « L’Amérique est de retour », slogan de Reagan. 

Alors quoi ? Je me risquerai d’abord à avancer que c’est la dimension sentimentale et morale et du film et des acteurs qui séduit aujourd’hui une grande partie des Français, comme il a séduit le peuple américain. Dans le film, on voit de jolies choses, on entend de la bonne musique, on apprécie de bons acteurs. Le beau est un premier pas vers le bien, on le sait. Jean Dujardin a une personnalité simple et directe. Dans ses interviews, il entonne volontiers l’hymne à la famille, à l’amitié. Il est sympathique, parce que modeste, comme l’étaient par exemple Gabin, Montand, de Funès ou Bourvil. On est loin du monde sophistiqué ou mal éduqué qui occupe nos émissions de télévision, de ces prophètes de l’immoralité et de la violence qui nous infligent leur médiocrité.  

On est loin également du quotidien médiatique et politique, et c’est finalement cela que les Français ont, consciemment ou inconsciemment, plébiscité. Nous sommes soumis depuis des années à la sinistrose. Les candidats actuels parlent et partent toujours de « la crise » et se présentent en protecteurs contre la crise, voire même en explorateurs d’un monde sans crise.

La crise n’existe pourtant que par leurs maladresses, leur ignorance, leurs mensonges, leur obstination à refuser le chemin de l’espoir. Ils nous engagent au contraire sur la route de la servitude.  

Les Français ont besoin de répit, et de véritables détentes. Ils les trouvent sans doute dans la pratique de plus en plus intense du sport et des loisirs, mais ils retrouvent la France délétère dès qu’ils se remettent à l’écoute des élites et de leurs hauts parleurs. Les peuples, on le sait, ont besoin de pain et de jeux. Mais le pain est mangé par les stupidités du dirigisme, et les jeux sont télévisés. Les Français ont été réduits au rang de spectateurs impuissants.

Quelle libération quand ils peuvent de temps en temps s’amuser ! Quel soulagement de chanter, danser, espérer, aimer. N’est-ce pas la vocation même du cinéma. ? Le cinéma n’est pas « l’opium du peuple » parce qu’il a gardé, à la différence d’autres médias, une certaine pluralité, une certaine indépendance. Son financement vient des consommateurs – sauf en France où le « cinéma d’essai », appelé encore « cinéma d’auteur », est subventionné, ce qui donne des essais sans lendemain et des auteurs sans spectateur. Avec ‘The Artist‘, les Français retrouvent sans doute quelque chose qui parle à leur cœur, une joie profonde, une bouffée de cet air frais qui leur manque tant. Bref, je crois avoir trouvé la clé de la popularité de ce film : c’est du cinéma !

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...