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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Réforme et Liberté PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 27 Août 2012 01:00
 D'où sortent-ils ces libéraux ? l www.libres.org

Assistons-nous à la renaissance politique du libéralisme en France ?

Ces tout derniers jours nous ont apporté une bonne nouvelle : un groupe d’élus parlementaires et locaux appelé « Réforme et Liberté » s’est constitué et a affirmé avec la plus grande clarté son désir de faire connaître et avancer les idées de la liberté. « Liberté, responsabilité, proximité, ces valeurs sont les seules capables de faire rebondir la France et l’Europe, de faire renaître une société de confiance ». Cette proclamation de foi a occupé une demie page du Figaro de mardi dernier 21 août, dans un article intitulé « Pour que la liberté ait un avenir » signé en particulier par Etienne Blanc, Philippe Cochet, Hervé Mariton, Hervé Novelli, Michèle Tabarot. Pourquoi « en particulier » ? Parce que ces amis ont fait savoir leur intention d’être à Aix à nos côtés pour notre 33ème Université d’Eté.

Certains passages de l’article sont dignes de figurer dans la Nouvelle Lettre – dont ces gens sont en général des lecteurs assidus. Vous aurez remarqué dans la citation le couple liberté-responsabilité qui est celui qui s’affiche sur notre site libres (la référence à la proximité est un ajoût qui me convient. Vous aurez apprécié la référence à la « société de confiance » évoquée par Alain Peyrefitte ou Francis Fukuyama (qui l’oppose à la « société de puissance »).

Quelques autres passages méritent d’être également retenus : « ce sont avant tout les entrepreneurs et leurs entreprises qui créent les richesses et les emplois.[Ils] attendent un Etat …qui consacre la liberté d’entreprendre et qui ne sanctionne pas la réussite, qui attire les créateurs plutôt que de les décourager ». Et encore : « Notre devoir est de construire une opposition nationale de projets qui devra organiser la reconquête […] L’un des plus anciens courants d’idées de la vie politique française se doit d’être présent dans le débat public ». 

Oui, bienvenue à ces « Treize libéraux de l’UMP » comme les présente le Figaro. Bienvenue dans le débat public. Nous sommes heureux d’avoir enfin des interlocuteurs valables. Et nous souhaitons sincèrement travailler et dialoguer avec eux. 

Travailler avec eux, c’est les aider à prendre connaissance des travaux scientifiques et des projets de réforme que nous avons élaborés depuis des années, émanant de la pléiade libérale française, ou transposés des expériences étrangères en matière d’enseignement, de retraite, d’assurance maladie, de logement, de fiscalité, de législation du travail, etc.

Dialoguer avec eux, c’est débattre de quelques principes fondamentaux du libéralisme. Ce débat est nécessaire, car le texte en question a des relents d’étatisme bien français : « Nous croyons en une économie libre mais régulée. La régulation n’est pas l’opposé du libre échange mais sa contrepartie »  Et, disent encore nos amis, si l’Europe a besoin d’un « projet humaniste au service des citoyens européens » - ce qui est en effet le cas - elle « ne peut plus faire l’économie d’une union politique » - ce qui aux yeux des libéraux est un remède pire que le mal. En d’autres termes, pour assumer la noble mission dont ils s’investissent aujourd’hui, nos hommes politiques ont à se dépouiller de leurs habits politiciens pour se convertir entièrement à un libéralisme de bon aloi, limitant et l’Etat et l’Europe à ce qu’ils doivent être : gardiens des libertés.

J’écris ces lignes sans aménité, en toute franchise et liberté. Je sais que je suis, que nous sommes, taxés d’ultra-libéralisme, alors que nous nous inscrivons simplement dans la tradition des penseurs libéraux français de Turgot à Rueff en passant par Say, Constant, Tocqueville, Bastiat, et dans la mouvance libérale internationale actuelle. Je sais qu’il peut y avoir au sein de la famille libérale des divergences, mais elles ne peuvent jamais entamer les principes fondateurs de la philosophie libérale.

Je salue donc comme un premier pas remarquable l’initiative de « Réforme et Liberté », et je sais les difficultés que nos amis auront à vaincre pour peser dans l’appareil des partis de la droite et du centre. Ils ont du mérite, ils ont du courage. Mais il ne faut pas en rester là.
Il faut éclairer les esprits et changer les idées non seulement au sein de la classe politique mais aussi dans l’immense majorité de la population désinformée et manipulée par le système éducatif et médiatique, une population droguée à l’Etat Providence. Pour ce faire, rien ne remplacera l’action héroïque des bénévoles de la société civile.

C’est l’un des buts de notre Université d’Eté : constituer un réseau de cercles, de clubs, de rencontres, grâce à des initiatives locales, et équiper ce réseau avec les argumentaires et les conférenciers capables de faire connaître le libéralisme dans toute sa dimension, dans toute sa profondeur.  C’est dans ce cadre nouveau que pourra naître et grandir une force politique nouvelle qui saura conjuguer réforme et liberté.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1340 du 8 novembre 2017

Editorial : Harcèlement : plan d’urgence ou profonde conversion ?
Actualité
:
Macron : 6 mois de théâtre - Trump : un an de «bashing» - Le vrai scandale des «Paradise Papers» - Hulot : 6 mois de recul
Connaissance du libéralisme :
La dévolution des biens matériels
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Le bulletin de l’ALEPS


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