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Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

130 pages, 12€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Réforme et Liberté PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 27 Août 2012 01:00
 D'où sortent-ils ces libéraux ? l www.libres.org

Assistons-nous à la renaissance politique du libéralisme en France ?

Ces tout derniers jours nous ont apporté une bonne nouvelle : un groupe d’élus parlementaires et locaux appelé « Réforme et Liberté » s’est constitué et a affirmé avec la plus grande clarté son désir de faire connaître et avancer les idées de la liberté. « Liberté, responsabilité, proximité, ces valeurs sont les seules capables de faire rebondir la France et l’Europe, de faire renaître une société de confiance ». Cette proclamation de foi a occupé une demie page du Figaro de mardi dernier 21 août, dans un article intitulé « Pour que la liberté ait un avenir » signé en particulier par Etienne Blanc, Philippe Cochet, Hervé Mariton, Hervé Novelli, Michèle Tabarot. Pourquoi « en particulier » ? Parce que ces amis ont fait savoir leur intention d’être à Aix à nos côtés pour notre 33ème Université d’Eté.

Certains passages de l’article sont dignes de figurer dans la Nouvelle Lettre – dont ces gens sont en général des lecteurs assidus. Vous aurez remarqué dans la citation le couple liberté-responsabilité qui est celui qui s’affiche sur notre site libres (la référence à la proximité est un ajoût qui me convient. Vous aurez apprécié la référence à la « société de confiance » évoquée par Alain Peyrefitte ou Francis Fukuyama (qui l’oppose à la « société de puissance »).

Quelques autres passages méritent d’être également retenus : « ce sont avant tout les entrepreneurs et leurs entreprises qui créent les richesses et les emplois.[Ils] attendent un Etat …qui consacre la liberté d’entreprendre et qui ne sanctionne pas la réussite, qui attire les créateurs plutôt que de les décourager ». Et encore : « Notre devoir est de construire une opposition nationale de projets qui devra organiser la reconquête […] L’un des plus anciens courants d’idées de la vie politique française se doit d’être présent dans le débat public ». 

Oui, bienvenue à ces « Treize libéraux de l’UMP » comme les présente le Figaro. Bienvenue dans le débat public. Nous sommes heureux d’avoir enfin des interlocuteurs valables. Et nous souhaitons sincèrement travailler et dialoguer avec eux. 

Travailler avec eux, c’est les aider à prendre connaissance des travaux scientifiques et des projets de réforme que nous avons élaborés depuis des années, émanant de la pléiade libérale française, ou transposés des expériences étrangères en matière d’enseignement, de retraite, d’assurance maladie, de logement, de fiscalité, de législation du travail, etc.

Dialoguer avec eux, c’est débattre de quelques principes fondamentaux du libéralisme. Ce débat est nécessaire, car le texte en question a des relents d’étatisme bien français : « Nous croyons en une économie libre mais régulée. La régulation n’est pas l’opposé du libre échange mais sa contrepartie »  Et, disent encore nos amis, si l’Europe a besoin d’un « projet humaniste au service des citoyens européens » - ce qui est en effet le cas - elle « ne peut plus faire l’économie d’une union politique » - ce qui aux yeux des libéraux est un remède pire que le mal. En d’autres termes, pour assumer la noble mission dont ils s’investissent aujourd’hui, nos hommes politiques ont à se dépouiller de leurs habits politiciens pour se convertir entièrement à un libéralisme de bon aloi, limitant et l’Etat et l’Europe à ce qu’ils doivent être : gardiens des libertés.

J’écris ces lignes sans aménité, en toute franchise et liberté. Je sais que je suis, que nous sommes, taxés d’ultra-libéralisme, alors que nous nous inscrivons simplement dans la tradition des penseurs libéraux français de Turgot à Rueff en passant par Say, Constant, Tocqueville, Bastiat, et dans la mouvance libérale internationale actuelle. Je sais qu’il peut y avoir au sein de la famille libérale des divergences, mais elles ne peuvent jamais entamer les principes fondateurs de la philosophie libérale.

Je salue donc comme un premier pas remarquable l’initiative de « Réforme et Liberté », et je sais les difficultés que nos amis auront à vaincre pour peser dans l’appareil des partis de la droite et du centre. Ils ont du mérite, ils ont du courage. Mais il ne faut pas en rester là.
Il faut éclairer les esprits et changer les idées non seulement au sein de la classe politique mais aussi dans l’immense majorité de la population désinformée et manipulée par le système éducatif et médiatique, une population droguée à l’Etat Providence. Pour ce faire, rien ne remplacera l’action héroïque des bénévoles de la société civile.

C’est l’un des buts de notre Université d’Eté : constituer un réseau de cercles, de clubs, de rencontres, grâce à des initiatives locales, et équiper ce réseau avec les argumentaires et les conférenciers capables de faire connaître le libéralisme dans toute sa dimension, dans toute sa profondeur.  C’est dans ce cadre nouveau que pourra naître et grandir une force politique nouvelle qui saura conjuguer réforme et liberté.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1351 du 7 février 2018

Editorial : En marche sans bouger
Actualité
:
Trump va régler son compte au FBI - L’Etat ne peut empêcher la neige de tomber - Medef : le libéralisme va-t-il s’inviter dans les élections ? - La Corse ouvrira l’ère d’une République Fédérale
Connaissance du libéralisme :
Entre riches et pauvres l’écart se creuse



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