Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

Bulletin de commande

Portait

Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

Lire la suite...
Dieu bénisse l’Amérique ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Novembre 2012 00:00
Elections USA l www.libres.org

Les discours de Barack Obama et Mitt Romney se sont terminés sur le traditionnel  « Dieu bénisse l’Amérique ! ». Mais s’agit-il d’une simple tradition, d’une sorte de formule de politesse – surprenante d’ailleurs pour nous, citoyens d’une République Française qui se pare de sa laïcité ? Je crois que la teneur des deux discours nous invite à comprendre ce qu’est réellement la nation américaine. Est-ce bien pour la même Amérique que les deux orateurs ont imploré la bénédiction divine ? 

Certes l’un et l’autre ont parlé d’unité. Romney a demandé à ses partisans de se regrouper derrière le président élu dans cette période difficile pour la nation entière. Barack Obama a dit son intention de prendre contact avec le sénateur Romney et les Républicains pour « faire ensemble avancer l’Amérique ». Comment pourrait-il en être autrement puisque le Président, comme c’est le cas aujourd’hui, a besoin de l’aval du Congrès où la Chambre est dominée par les Républicains ? Le problème majeur de l’extravagante dette publique ne peut être réglé que si le Président accepte les coupes budgétaires exigées par l’opposition, concernant en particulier le système d’assurance maladie. 

Mais au-delà de cette convergence conjoncturelle, l’idée de la nation américaine est-elle la même dans les deux discours ? En fait, la question dépasse le cadre des Etats-Unis pour se poser aussi bien en France ou ailleurs : la nation est-elle celle des peuples ou celle des Etats ?

Certes, Obama a rappelé que les citoyens ne doivent pas tout attendre de la nation, et que la nation attend beaucoup des citoyens « Ne vous demandez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour l’Amérique » : formule prêtée à John F. Kennedy. Mais l’élection s’est jouée dans l’Ohio parce que l’Etat fédéral a sauvé l’industrie automobile avec de gros chèques tirés sur le contribuable américain d’aujourd’hui (impôts) et de demain (emprunts). Curiosité : c’est George W. Bush qui a signé les chèques, et Obama n’y est pour rien. Mais l’important c’est que beaucoup d’Américains comptent sur Washington pour relancer l’économie et réduire le chômage – alors même que c’est la politique de déficit et de laxisme monétaire qui a aggravé le chômage. De même, j’ai entendu avec ravissement Montebourg vanter le « made in USA », la réindustrialisation américaine et l’effort pour lutter contre les délocalisations : le vote démocrate avalise sa politique « made in France ». Enfin, sur la fin de son discours, Obama a donné la liste des progrès sociaux qu’il entend réaliser, ils sont tous dans le sens d’un soutien des immigrés, d’une redistribution active, et de la promotion sociale : le « rêve américain » sans doute, mais financé par l’Etat fédéral.

La nation américaine s’inscrirait donc dans un Etat puissant, que les choix politiques rendraient capable à l’intérieur de soutenir la croissance et l’emploi, et à l’extérieur d’en imposer au reste du monde. Nation Etat, nation puissance. 

Mitt Romney, dans la tradition républicaine, place « les gens avant la politique ». La nation américaine se définit d’abord par ses valeurs de référence : la famille, l’éducation, la liberté. Elle est animée par « les prédications de ses pasteurs, de ses prêtres, de ses rabbins » qui rappellent à chacun ses droits et ses devoirs. Si Obama voit dans la démocratie la possibilité d’un choix électoral pour désigner les titulaires du pouvoir, Romney la conçoit comme la participation active de tous les individus qui composent la société civile. La croissance économique est le fruit de l’action personnelle : « Créez des emplois, investissez » : c’est ce que demande Romney dans son discours. Le salut n’est donc pas à la Maison Blanche, mais dans l’esprit d’entreprise et de travail des Américains eux-mêmes. Nation Peuple, nation vertus. 

Le discours de Romney est en harmonie avec celui des « tea parties » et de Paul Ryan, auquel il a rendu un vibrant hommage. Certes au cours de la campagne Romney (assez spontanément) et Ryan (qui s’y est résolu avec peine) ont infléchi leurs propos pour attirer les « indépendants », cette masse d’électeurs centristes qui naviguent entre les deux camps ou s’abstiennent. Cette inflexion a été payante, mais il ne serait pas étonnant que la doctrine républicaine se radicalise dans les mois à venir. Ryan est le chef de l’opposition à la Chambre des Représentants, et un sérieux candidat républicain pour 2016. 

Je fais partie des 10 % de Français et des 20 % d’Européens qui n’auraient pas voté pour Obama. Mais, tout comme Romney, je souhaite sincèrement que le déclin des Etats-Unis cesse enfin. Puisse Obama, sous la pression du Congrès, en finir avec la stupide politique économique qui réduit les Américains au chômage. Cela renforcerait la position de ceux qui en Europe ont tourné la page de la relance pour ouvrir celle de la libération. Cela éviterait une nouvelle vague suicidaire d’interventionnisme et de protectionnisme. Puisse Obama, comme les Européens, abandonner toute illusion sur les printemps arabes, et mesurer exactement le danger que l’Iran fait peser sur la paix dans le monde. Et que Dieu bénisse l’Amérique !

 

 
More Articles :

» Les Etats-Unis : du 11 septembre au 8 novembre

De la célébration de l’attentat des Twin Towers aux élections présidentielles

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

Lire la suite...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...