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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 21 Janvier 2013 00:00
Comptage manifestation l www.libres.org

Dimanche dernier j’étais un parmi le million de manifestants qui ont battu le pavé parisien.

Qu’il me soit permis avant toutes choses de dénoncer les mensonges et les médisances qui ont circulé à cette occasion.

Mensonge sur le chiffre d’abord. Le « pointage » de la police donnait 340.000 manifestants dès 16 heures 30, au moment où des colonnes commençaient à peine à s’ébranler depuis la porte Dauphine, la porte d’Italie ou la place Denfert Rochereau. Sans doute en toute bonne foi les policiers ont-ils dénombré les gens qui marchaient à cette heure de l’après midi, mais ils ont dû laisser de côté ceux qui étaient à l’arrêt parce que les cortèges n’avançaient qu’avec difficulté compte tenu de l’affluence. 340.000 représente donc le nombre de marcheurs en un temps t, mais pas le nombre des manifestants. On saura dans quelque temps approximativement combien ils étaient. Radio Notre Dame (des menteurs sans doute) a tenu de bonne source que le chiffre pourrait être de 1.300.000. On peut aussi dénombrer le nombre de bus, de trains. Il est à remarquer qu’à aucun moment des prises de vue aériennes par hélicoptère n’ont été réalisées, l’opinion publique aurait sans doute été mieux (trop bien ?) informée de l’importance de ces cinq colonnes qui ont convergé vers le Champ de Mars.

Médisances socialistes sur-le-champ : « les organisateurs n’ont pas réussi leur opération », « une manifestation d’intolérance, car ces gens refusent l’évolution et s’opposent à un droit » (je ne savais pas que le mariage pour tous était « de droit naturel »), en dépit de la « consistance » (Elysée) du mouvement, le gouvernement « ne changera rien et garde toute sa sérénité » (tranquillité et force de caractère de Monsieur Sapin).

Mensonges et médisances auront été peines perdues. Tout d’abord il y a eu assez de commentaires pour classer cette manifestation comme la plus importante depuis celle du 24 juin 1984 en faveur de la liberté scolaire. Ensuite il n’y a pas eu le moindre incident dans les cortèges, la dissolution s’est faite dans le calme ; d’ailleurs les slogans et les chants étaient volontairement modérés et plus humoristiques qu’agressifs. Autour de moi, des jeunes ont lancé : « François maries toi ». Bien trouvé.

Enfin il se pourrait, si besoin était, que les Français se retrouvent encore plus nombreux dans quelques semaines si d’aventure le Président, le gouvernement et le Parlement n’écoutaient pas leur conscience pour s’en tenir à leur idéologie iconoclaste et leurs calculs électoraux.

Les organisateurs ont donc à mon sens largement relevé le défi.

Si l’on passe du quantitatif au qualitatif, on n’a pas manqué d’observer que ces manifestants étaient faits de jeunes, de beaucoup de jeunes, comme de vieux, de provinciaux comme de franciliens, de familles avec papa, maman et les enfants, dont certains dans leur poussette. Des « cathos » sans doute en majorité, mais aussi des autres, chrétiens, musulmans ou juifs, ou athées, agnostiques. Il était donc difficile de caricaturer les manifestants comme des militants de l’extrême droite, et de conclure que l’on a assisté à la « recomposition de la droite ». D’ailleurs, sur la tribune du Champ de Mars, et dans les interviews qui s’y organisaient, la parole a été donnée à des personnes de toutes opinions, et des hommes politiques de gauche (tel le maire de Lyon) se sont prononcés dans le même sens et souvent avec les mêmes mots que les organisateurs. 

Je crois précisément que le grand intérêt de cette manifestation est d’avoir été ce que l’on pouvait en attendre : une réaction spontanée de centaines de milliers de Français, qui n’étaient pas venus là sur ordre d’un parti, d’une faction, ni même d’une église, même si, comme elles se le devaient, de hautes personnalités du monde politique et de la hiérarchie religieuse avaient apporté leur soutien.  

Cela correspond exactement à un éveil, à un réveil de la société civile, que j’appelle de mes voeux depuis des années, et plus particulièrement depuis mai 2012, qui a scellé la faillite de la société politique, qu’elle soit de gauche pour avoir menti de façon outrancière et démagogique, ou de droite pour avoir manqué de courage, de clarté et de vision d’avenir. 

Ce succès doit encourager tous les partisans d’une société de libertés à aller plus loin dans l’engagement, en se disant que l’heure est venue du relais et du renouveau. Comme les organisateurs de la Manif pour tous, les artisans de ce sursaut n’ont besoin pour se faire entendre que de se manifester, d’entraîner les deux tiers de Français qui ne tolèrent plus que les choix décisifs pour l’avenir de la société, de l’économie, de l’éducation, soient faits par une élite qui pense que la France et les Français lui appartiennent, et qui nous impose du haut de sa superbe des principes et des politiques dont personne ne veut, car leur échec et leur vanité ont été largement prouvés. Une élite qui ment : aux enfants, aux pauvres, aux sans abri, comme aux jeunes, aux retraités, aux chômeurs. Soyez socialistes, soyez libéraux, mais dites la vérité », demandait Jacques Rueff. 

Même quand on n’est qu’un simple individu apparemment perdu dans la masse, même quand on n’est qu’un millionième dans le cortège qui s’avance, on a le sentiment du devoir accompli, de la fierté de ses convictions, et de l’espoir du succès. C’est ce sentiment que j’éprouvais dimanche dernier. Je vais continuer à marcher. Vous aussi je pense ?

 
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