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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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La force de l’Euro fort PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 11 Février 2013 00:00
Euro fort l www.libres.org

L’Euro fort fait aujourd’hui des miracles. Il dispose en effet d’un pouvoir extraordinaire : il fait oublier tout le reste, il est l’alibi idéal pour expliquer le chômage et tous les autres fléaux qui s’abattent actuellement  sur notre économie et notre société.  

Ce pouvoir est fondé sur le mensonge et l’erreur, qui abusent facilement un peuple ignorant de la chose économique et dûment conditionné par la pensée unique, véhiculée par les médias. 

Quelle surprise en effet de voir depuis quelques jours l’euro fort à la une de tous les quotidiens, sur tous les plateaux de télévision ! C’est l’euro fort qui plomberait la croissance des pays européens, c’est lui qui expliquerait les délocalisations, c’est lui qui se ferait rouler dans la farine par le dollar, le yen, la livre sterling et toutes les monnaies du monde qui gèrent la crise en dépréciant volontairement leurs devises pour mieux doper leur production nationale. Tout cela à cause de l’entêtement de la BCE et des Allemands qui ne veulent pas prendre le risque d’une inflation. L’Europe ne participe pas à la « guerre des monnaies » qu’évoquait avec prémonition Jean Yves Naudet dans une de ses récentes analyses de conjoncture.

Le mythe de l’euro fort repose en fait sur l’ignorance volontaire ou non de plusieurs réalités, par ordre d’importance croissante.

1° L’euro n’est fort qu’en comparaison de monnaies volontairement et dangereusement affaiblies

2° En réalité l’euro est une mauvaise monnaie

3° Les Français font pression pour que l’euro soit déprécié plus vite, plus fortement

4° L’euro « fort » n’empêche pas des pays de la zone euro d’avoir une croissance supérieure à la nôtre et un chômage très inférieur au nôtre

5° La France est menacée non par l’euro, mais par la tyrannie du statu quo. 

Pour résumer : comme en France on est dans l’incapacité de changer les vices fondamentaux que l’Etat a introduits dans notre économie, on persuade les Français que « c’est la faute des autres ». L’euro fort va de pair avec le « made in France » : les autres sont les méchants, nous sommes les meilleurs. Ce langage est tenu pratiquement par la quasi-totalité de la classe politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite. 

1° Il est vrai que les Américains, les Japonais et les Anglais se livrent depuis quelques mois à des acrobaties  monétaires qui paraissent habiles, mais sont suicidaires. Habiles parce que la profusion de monnaie créée par les banques centrales de ces pays est émise en contre-partie de créances sur le Trésor Public : la dette publique est gérée avec de la monnaie de singe. Quand on dit que l’euro est fort, il faudrait surtout dire que le dollar est faible. Les Chinois l’ont bien compris, qui refusent de réévaluer leur monnaie qui, à son tour, est gagée sur la masse de dollars qu’ils détiennent.  Suicidaires parce que progressivement la cortisone monétaire va tuer toutes les défenses immunitaires de ces économies. 

2° La gestion de l’euro n’a cessé de se dégrader depuis que Mario Draghi a pris  la direction de la BCE. Car à l’heure actuelle les milliards émis par la BCE ont pour contrevaleur l’achat de créances sur les Etats de la zone euro en faillite. Prêter à des faillis n’a jamais été une bonne gestion bancaire. La monnaie n’a plus aucune contrevaleur réelle, ne correspond plus à des crédits à l’économie de nature à anticiper des revenus futurs, mais à des créances sur l’Etat de nature à éponger les déficits passés et présents. De plus, la BCE mène une politique qui maintient des taux d’intérêt réels négatifs : que se passerait-il si les taux n’étaient pas manipulés, portant le coût de la dette à des sommets ?  

3° Evidemment les pays les plus endettés voudraient que la BCE « relance » l’économie européenne. En fait il ne s’agirait en rien d’une relance des entreprises, mais d’une nouvelle bouffée d’oxygène pour des Etats incapables de gérer leur dette publique. Le rêve secret de tous les endettés est de fuir dans l’inflation – issue catastrophique mais probable. L’euro paraît fort à ceux qui voudraient qu’il soit encore plus faible. 

4°Les ravages de l’euro prétendu fort sont illusoires. D’une part cela n’a jamais inquiété les Allemands, au deuxième rang des exportateurs mondiaux, et qui ont un taux de chômage presque moitié du nôtre. En zone Euro les Autrichiens, les Hollandais, les Luxembourgeois ont une croissance honnête et un chômage inférieur à 5 %. D’autre part l’euro fort permet de bénéficier d’importations à meilleur marché, en particulier d’alléger la facture énergétique (mais la France a des « fournisseurs »  attitrés parmi les plus chers au monde). 

5° En France il n’y a pas à avoir peur de l’euro fort, mais de la pression politique qui empêche toute réforme sérieuse : pas de fluidité du marché du travail, mais du chantage syndical et corporatiste, pas de rentabilité de l’effort productif, mais la traque aux riches, aux entrepreneurs, à tous ceux qui réussissent, pas de crédits pour investir mais la confiscation de l’épargne pour financer un logement social ruineux, inefficace et injuste, pas de réforme systémique des retraites ou de l’assurance maladie, mais des charges sociales de plus en plus lourdes et une protection chancelante, et – résumant le tout – pas de liberté pour le secteur privé, mais une hypertrophie du secteur public, avec son cortège de monopoles, de fonctionnaires, de déficits, de privilèges et de corruptions. 

Euro fort ? Non : France bloquée.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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