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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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L’échange base de la richesse des nations

C’est le message essentiel de celui qui est considéré (avec Turgot) comme le père de la science économique.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 18 Mars 2013 00:00
Le pape François l www.libres.org

L’élection d’un nouveau Pape a toujours une importance mondiale. Elle conditionne non seulement l’avenir de l’Eglise Catholique, mais aussi celui de notre civilisation. En effet, la catholicité est la religion d’un milliard et 200 millions d’êtres humains, et est présente sur tous les continents. De plus les catholiques sont dans une situation politique difficile, persécutés dans de nombreux pays, notamment au Moyen Orient, en Afrique et en Chine.

Dans un passé récent, l’engagement de Jean Paul II contre le communisme et de Benoît XVI contre la théologie de la révolution a changé, au moins partiellement, le cours de l’histoire contemporaine.

L’élection du cardinal argentin Bergoglio marquerait-elle une rupture importante avec la ligne assez claire de ses deux illustres prédécesseurs ? J’ai entendu sur ce point des opinions très divergentes, chacun prêtant au Pape François ses propres idées. A gauche, j’ai entendu un journaliste du Monde et la rédactrice en chef de La Vie (jadis Vie Catholique, mais le Catholique était réellement gênant !) saluer le Pape des pauvres et des déshérités, comme François d’Assise, un Pape anti-mondialiste et méprisant les ultra-libéraux, un jésuite qui ne se prendrait plus pour un pontife et donnerait enfin à l’Eglise un gouvernement collégial. Un autre prêtre a annoncé l’œuvre d’un grand réformateur, donnant enfin aux femmes la place qu’elles méritent et autorisant des prêtres mariés, sinon le mariage des prêtres. A droite, je n’ai trouvé aucune trace de ces « vertus » et j’ai cru comprendre que, dans son pays, le cardinal Bergoglio s’était surtout illustré d’une part, en luttant énergiquement contre la théologie de la libération, excluant de son diocèse les prêtres marxistes et révolutionnaires, d’autre part, en tenant tête à la dictature de gauche au pouvoir à Buenos Aires, au nom de la liberté et des droits de l’homme. Quant à son séjour dans les favellas, il s’explique par le désir de relever le défi des narco-trafiquants qui l’avaient menacé de mort s’il pénétrait dans ce qu’ils considéraient comme leur territoire.

Parmi les commentaires, il y aussi tous ceux qui sont malveillants pour l’Eglise, soulignant que la curie est en pleine crise : les finances, la pédophilie, les coteries, que sais-je encore. Ils voient donc dans François Ier tantôt le grand inquisiteur tantôt le grand négociateur (n’est-il pas jésuite ?). Enfin, on remarque que le Pape François est un homme relativement âgé (77 ans) dont la santé est réputée fragile. Les cardinaux auraient-ils pensé à un pontificat de transition ? On sait que le cardinal Jacques Duèze, évêque de Cahors, élu parce qu’il avait l’air d’un vieillard cacochyme, règnera sous le nom de Jean XXII comme Pape (d’Avignon) pendant 18 ans !

En fait, je crois que l’humilité commande de ne pas anticiper sur ce que sera le pontificat du Pape François. On sait qu’il existe toujours « la grâce de l’état » qui peut transformer un être humain, fût-il successeur de Saint Pierre. De plus, le cardinal Bergoglio a la réputation d’être un fin politique, capable d’écouter et de s’adapter aux évènements et de relever les défis. D’autre part, l’Eglise, corps mystique, est également un corps vivant et traverse les siècles en continuant à porter le message du Christ. Elle est tradition et mouvement à la fois.

Jean Paul II et Benoît XVI ont apporté à leurs contemporains, et aux jeunes générations en particulier, l’espoir qu’ils attendaient. Ils ont associé étroitement la foi, l’espérance et la charité : ces vertus théologales ne sauraient s’affaiblir ou s’oublier dans l’œuvre et la prédication du Pape François et c’est bien là, aux yeux des catholiques, l’essentiel.

C’est bien là aussi l’essentiel aux yeux et au cœur de tous les hommes et femmes qui se prennent à ne plus savoir où les mènent le nihilisme ambiant et le « post modernisme », qui reprend les idées les plus sombres de Marx et Nietzsche, et qui se trouvent subjugués et terrorisés par le fanatisme islamique. Oui, catholiques ou non, nous avons tous besoin de foi, nous avons tous besoin d’un pape. Certains libéraux pensent que l’individualisme doit prévaloir ; il prévaut certes dans le choix religieux, qui est personnel et responsable, dans l’élaboration et la maturation de sa propre doctrine, mais il ne saurait conduire ni au relativisme, qui nie la vérité et condamne l’homme à l’errance,  ni à l’adoxalisme, refus de toute compréhension globale, parce que refus de toute référence morale et spirituelle.

Cette lettre vous parviendra avec le Printemps, saison du renouveau. Pour tous, je forme les vœux d’une trêve pascale réussie. Pour les chrétiens qui vont entrer avec les Rameaux et la Semaine Sainte dans un temps fort de leur vie spirituelle, je leur souhaite de joyeuses Pâques, illuminées par la personnalité du Pape François.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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