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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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La fin de l’athéisme PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 25 Mars 2013 00:00
Pâques, la bonne nouvelle l www.libres.org

Chers fidèles lecteurs, vous me pardonnerez de vous entretenir à nouveau de religion. Mais nous sommes dans la Semaine Sainte et l’élection de François est un évènement majeur. Surtout, en dehors de toute référence à l’actualité, la question de la place de la religion dans la société contemporaine est étroitement liée à celle de la liberté et à ce titre je ne saurais l’éluder.

J’emprunte à Philippe Nemo le titre et les idées principales de son livre paru en 2012 : « La belle mort de l’athéisme moderne ». Notre ami philosophe ne se serait-il pas fourvoyé ? Lors d’une émission sur France 2, précisément consacrée à l’avenir de la religion catholique après l’élection du Pape François, il a été fait état d’un sondage établissant que 30 % des Français se déclaraient athées. D’ailleurs sur le plateau, huit personnes sur les dix présentes ont affirmé explicitement leur athéisme (une proportion significative pour un débat sur la religion !). D’aucuns relèvent également la poussée de la christianophobie dans notre pays, ou évoquent la chute des vocations. La France n’est-elle pas devenue un désert spirituel ?

 

Je vous indique le principal argument de Philippe Nemo : l’athéisme est appelé à disparaître parce que sa source philosophique est tarie. L’athéisme a eu son heure de gloire philosophique au XIXème siècle, avec le positivisme et le scientisme d’Auguste Comte, la critique historique de la tradition biblique et chrétienne (Jésus a-t-il existé ?) de Lévi Strauss et Ernest Renan, la substitution de l’art à la religion dans la recherche de l’absolu et, enfin et non le moindre, le thème du paradis sur terre et du meilleur des mondes. Le socialisme, marxiste ou autre, promet aux hommes la fin d’un système d’oppression et cette libération va éliminer les injustices et les souffrances : plus de souffrance, donc plus de religion. 

Un siècle d’expériences politiques fondées sur ces idées a démontré leurs erreurs dramatiques. Le paradis sur terre s’est mué en camps et en goulags, la science sans conscience n’a été que ruine de l’âme et a débouché sur l’eugénisme, l’art « populaire » s’est vidé de toute émotion, faute de transcendance. Bref, les ersatz de religion ont échoué, tous les programmes inspirés par l’athéisme, en dépit de la faveur dont ils ont joui dans les élites, n’ont apporté que troubles, désespoirs et haines. Le sommet a été atteint avec les totalitarismes soviétiques, nazis et chinois. 

Philippe Nemo ne doute pas que l’échec philosophique de l’athéisme soit consommé, mais il constate aussi que l’athéisme sociologique, c’est à dire la pratique de l’athéisme, soit encore vivante. Il y a un décalage entre le mouvement des idées et le comportement des peuples. Ainsi se prend-on aujourd’hui à la nostalgie du communisme, ainsi le laïcisme militant fait-il sa réapparition, ainsi le blasphème est-il banalisé. Retour à 1905, ou à 1791. Cette résistance de l’athéisme, alors que sa source philosophique est tarie, s’explique par le fait que les adversaires déclarés de l’Eglise ont fait main basse sur la formation des esprits, qu’il s’agisse de l’école ou des médias. C’est ce qui a inspiré à Nemo le titre d’un autre de ses livres « La France aveuglée par le socialisme ».

Mais l’athéisme sociologique, en dépit des 30 % annoncés (prouvés ?) recule à son tour. Vidées pendant plusieurs décennies, les églises se remplissent à nouveau, de jeunes familles essentiellement. L’impact de Jean Paul II puis de Benoît XVI sur la jeunesse, avec le succès des JMJ, aura été immense, nul doute que François aura la même passion pastorale. L’école catholique fait de plus en plus la différence, parce qu’elle offre une éducation religieuse qui est bannie dans l’école de la République. Enfin, les grandes manifestations contre le mariage pour tous traduisent l’émergence d’une société civile en rupture avec la pensée unique. 

De la sorte, je crois que tous les facteurs sont réunis pour la belle mort de l’athéisme sociologique à son tour.

Il y a d’abord l’enjeu de civilisation. L’Occident sans la foi n’est plus l’Occident et se trouve désemparé devant l’agression des religions totalitaires. Comment peut-on rejeter la charia sans oser faire référence à la Bible et à l’Evangile ? La défense de l’Occident ne peut se faire sur le seul terrain de l’efficacité économique, ni même de la démocratie ; elle appelle une dimension morale et spirituelle.

Il y a ensuite un changement générationnel. En France, la génération des soixante-huitards s’épuise et sera bientôt à la retraite. Ses enfants ne se laissent plus prendre au piège des lendemains qui chantent, ils sont plus ouverts, transformés par les télécommunications et les voyages à l’étranger. Ils n’ont donc guère de sympathie pour des idées surannées ; ils sont en recherche des repères que leurs parents ne leur ont pas offerts. A la recherche d’absolu, ils rencontreront peut-être la religion et en découvriront l’éternelle modernité.

Il y a enfin, et cela n’a pas d’âge non plus, la nature profonde de l’être humain, de son besoin de liberté, de responsabilité et de dignité. Revenir à l’essentiel c’est revenir à l’homme, c’est revenir à la civilisation de l’amour, et tel est le discours évangélique. Le Pape François, comme ses prédécesseurs, se veut pasteur : prêcher la Bonne Nouvelle est la mission première de l’Eglise catholique. Elle continuera à le faire, en s’adressant sans discrimination à tous les hommes et femmes de bonne volonté, en « ouvrant ses bras » a dit le Pape François. Et tandis que l’athéisme a tenu trop longtemps l’humanité en esclavage et l’a réduite au désespoir, la religion de la Bible et de l’Evangile apporte la promesse de la résurrection, et sa plus grande fête est bien celle de Pâques. Toujours les cloches de Pâques ont annoncé et annonceront la belle mort de l’athéisme. Vive Pâques. 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

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