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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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La dernière fête des mères PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 27 Mai 2013 00:00
Automne socialiste ... ou printemps civique ? l www.libres.org

« La dernière fête des mères avant liquidation » : c’est l’un des nouveaux slogans entre humour et protestation que j’ai repéré au cours de ma longue marche dans les rues de Paris : cinq heures et demie de Saint Cloud aux Invalides, puis des Invalides au Trocadéro où j’ai pu enfin trouver un moyen de transport autre que mes pieds meurtris.

Je voudrais témoigner du vrai déroulement de cette manifestation, mais aussi essayer d’en tirer des enseignements utiles pour les mois à venir.

Je témoigne d’abord des mensonges éhontés de Monsieur Valls et des médias. Certains mensonges ont été distillés avant le 26 mai : ce sera violent, n’emmenez pas d’enfants, et de toutes façons l’affaire est classée après le verdict du Conseil Constitutionnel. D’autres ont été diffusés après la manifestation : un échec puisque seulement 1.500 personnes avaient défilé, des heurts violents avec les forces de l’ordre, sous la pression de groupes d’extrême droite.

Sur le nombre de manifestants, tout téléspectateur aura pu se faire une idée de l’immense foule qui a défilé et s’est retrouvée aux Invalides ou sur l’avenue de Breteuil (square de Verdun). Le million a été certainement dépassé, ce qui est une belle performance après le lavage de cerveaux offert tous les jours précédents : un sondage estimait à 62 % le nombre de Français qui étaient contre une nouvelle manifestation, ce qui montrait bien que pour les Français la loi c’est la loi et que le verdict démocratiques était définitif. Donc les manifestants étaient sortis de l’éthique républicaine et tentaient un nouveau 6 février 34.

Sur les casseurs, je ne sais où ils étaient, d’ailleurs les échauffourées se sont déroulées bien après que j’aie quitté la place des Invalides. Tout au long du parcours aller, je n’ai pas vu le moindre incident. Avenue de Suffren le cortège passait devant des cafés, avec de nombreux consommateurs à la terrasse, et croisait fréquemment des groupes de touristes qui visiblement n’étaient pas impressionnés par les drapeaux ni les bruits des manifestants. A ma droite et à ma gauche, des jeunes, beaucoup de jeunes, des familles avec les fameuses poussettes d’enfants en bas âge et de bébés. Tous ces gens étaient paisibles, joyeux, et n’avaient rien d’anarchistes menaçant l’ordre public ; d’ailleurs sur ce parcours, aucune force de police sinon aux carrefours condamnés pour que le cortège suive l’itinéraire imposé.

Je n’ai pas vu de casseurs mais j’ai vu en revanche le déploiement ridicule de forces de l’ordre avec de grands boucliers et de véritables barrages anti-émeute. Visiblement, il fallait protéger non pas les passants, qui n’avaient rien à craindre des manifestants, mais les centres du pouvoir (Hôtel Matignon, Assemblée Nationale, Elysée). La force publique n’a donc pas été requise pour protéger le peuple mais pour protéger le pouvoir.

Finalement, j’ai appris par les médias dans la soirée qu’il y avait eu des casseurs, professionnels de la bagarre et de la provocation. Ils n’avaient rigoureusement rien à voir avec les manifestants aussi paisibles que moi. Mais la télévision a longuement retransmis ces quelques minutes d’égarement de quelques inconscients pour que la thèse du ministre de l’intérieur soit accréditée : la démocratie est en danger. Cela a également justifié l’arrestations de 300 « casseurs » à comparer avec les trente qui avaient été arrêtés à l’occasion de la belle manifestation du PSG.

Cette présentation en forme de grand drame va permettre aux détracteurs du mariage pour tous de chanter victoire et de dénoncer les manœuvres de l’opposition et de l’extrême droite confondues.

Ils ne devraient pas chanter trop fort.

Car la manifestation a été un succès. Aucun parti ne saurait réunir un million de personnes dans les rues de Paris. Tous partis confondus, le cortège serait encore étique, compte tenu du discrédit dans lequel le peuple tient la classe politique.

Car, en dépit de la position assez surprenante de Madame Barjot, les opposants au mariage pour tous n’ont pas l’intention de laisser se poursuivre le processus de destruction législative de la famille. Après le mariage, il y a l’adoption, la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui) qui sont dans les projets de Madame Taubira. Sans doute les interventions futures prendront-elles parfois des formes nouvelles, mais la détermination des manifestants est intacte. Il ne s’agit pas d’un épisode de la vie politique française, mais d’un vrai combat pour faire respecter la vie et le droit naturel.

Car, enfin, l’émergence d’une société civile naguère silencieuse et résignée va désormais s’imposer à tous les acteurs de la vie publique, surtout en période électorale. Cette société est jeune, vigoureuse, instruite et déterminée. Dans un pays où le pouvoir est monopolisé par une minorité incompétente et corrompue qui se prend pour une élite, de nouvelles voix se feront bientôt entendre. Notre rôle, en qualité de libéraux, est d’accompagner cette « résistance » pour qu’elle devienne une « renaissance ». Résister au totalitarisme et au collectivisme ambiants, c’est un devoir. Faire renaître l’esprit de liberté et de responsabilité et proposer les réformes décisives à cet effet, c’est un espoir.

 
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Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
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- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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