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Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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“Familles, je vous hais” PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 10 Juin 2013 00:00
Construction de la nouvelle société socialiste l www.libres.org

On attribue cette belle formule à André Gide ou Jules Vallès mais c’est, me semble-t-il Charles Fourier, l’un des grands penseurs du socialisme français du XIXème siècle, qui l’a lancée. Il disait toute sa haine pour la société bourgeoise, comme son contemporain Marx qui faisait de la famille, au même titre que la religion et l’Etat, l’une des plus puissantes « superstructures » destinées à masquer le plus important : l’infrastructure économique fondée sur la propriété privée du capital. La religion, opium du peuple, l’Etat instrument d’oppression du prolétariat, la famille symbole et reproduction de l’ordre bourgeois.

Bref, communistes et collectivistes de toutes sortes n’aiment pas les familles et se sont donnés pour objectif de les détruire. Nos socialistes ringards se sont employés à poursuivre et accélérer l’œuvre de démolition familiale lancée, il faut le dire, par des législateurs réputés de droite, qui ont pondu les lois Lecanuet, Neuwirth ou Veil, au prétexte de prendre en compte « l’évolution des mœurs ». Du coup, les mœurs se sont mises à évoluer…

 

C’est dans cette perspective qu’il faut situer non seulement la loi Taubira, mais aussi ladite « réforme des allocations familiales ». En effet la décision du gouvernement Ayrault n’a pas seulement une dimension fiscale – déjà condamnable – mais aussi une dimension sociétale et pour finir une dimension morale, tout à fait inacceptables à mon sens.

La dimension fiscale a été celle dont on a le plus débattu. L’impôt sera un peu plus lourd pour les familles nombreuses dont le revenu est relativement élevé : cela concernera 12 % des foyers fiscaux, et l’impôt sur les revenus de contribuables déclarant plus de 60.000 euros annuels. Dans les caisses du Trésor Public on attend 2,5 milliards de recettes supplémentaires : voilà de la bonne austérité. Les vices fondamentaux de la fiscalité française seront honorés : progressivité (faire payer les riches) et redistribution (pour alléger les charges des familles plus modestes). On ne manque jamais de présenter un impôt nouveau dans l’emballage de la « justice sociale ».

Il est inutile, je pense, de rappeler que l’assainissement des finances publiques, dont celles du régime famille, ne passe pas par des impôts supplémentaires. En période de crise, augmenter les prélèvements est la dernière chose à faire. La seule politique de nature à sortir de la crise est la réduction des dépenses, et non l’accroissement des recettes.

 

La dimension sociétale se découvre dans les autres mesures du dispositif prévu. Il est clair que les foyers les plus atteints vont être ceux qui ont fait le choix d’une progéniture nombreuse. Mais on offre en contrepartie des crèches, qui devraient encourager les mamans à ne plus laisser les enfants à la maison et à disposer d’un deuxième salaire, qui viendra compenser le surplus d’impôts mais en même temps alourdira ledit surplus ! Sont épargnées les « familles monoparentales », qui verront leurs allocations augmenter. C’est dire que, consciemment ou pas, le gouvernement va pénaliser les familles qui ont fait le choix de la mère au foyer. C’est désormais la mère au foyer fiscal. Du coup, toutes les utopies socialistes peuvent se réaliser : d’une part collectivisation des enfants, confiés dès leur naissance aux soins maternels de l’Etat, d’autre part éclatement des couples, « libération » des femmes en attendant celle des enfants.

Mais c’est ici que se dévoile la dimension morale, celle qui m’inquiète le plus. Voilà que les choix les plus fondamentaux de la vie d’un homme et d’une femme ne sont plus laissés à leur liberté, mais sont désormais entre les mains du pouvoir politique. C’est la totale ingérence de l’Etat dans ce qui devrait être le temple de la vie privée. Mais c’est précisément parce que la famille est un temple, une cellule vivante, une unité d’harmonie et d’amour, qu’elle est l’objet de cette ingérence. Rien ne doit résister au bien commun, tel que l’imagine l’élite de la nation.

Sans doute la « politique familiale » n’a-t-elle pas toutes les qualités. Encourager la natalité par des incitations financières n’est pas en soi un progrès social. Si on peut comprendre qu’à titre personnel et dans le cadre de communautés privées, une solidarité s’organise pour venir en aide aux familles nombreuses, la solidarité publique forcée ne saurait être qu’un pis aller. Les démographes aiment établir une corrélation entre stimulants financiers et natalité, mais la natalité a certainement d’autres composantes que le coût de l’enfant. Je me méfie de « l’économisme ». Le coût de l’enfant a pour large contrepartie l’amour donné et l’amour reçu lorsque l’enfant paraît. On peut aussi observer que les coûts d’instruction et de développement harmonieux de l’enfant sont bien couverts dans les sociétés de libertés, où la promotion sociale est accessible à toutes les couches de la population – libre encore une fois aux solidarités spontanées de régler le problème des « laissés pour compte » qui doivent alors représenter une minorité.

Donc, à tout prendre, si l’on doit admettre une « politique familiale », qu’elle soit au moins honnête. Qu’elle n’établisse pas, comme dans le dispositif Ayrault, des discriminations arbitraires inspirées par le choix politique en faveur du collectivisme. La société collectiviste est une utopie et débouche sur le totalitarisme. Y serions-nous déjà ?

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Œuvres complètes de Bastiat

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