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L’économie mathématique

Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels.

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Comment l’Etat démolit les maisons PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 16 Septembre 2013 00:00
Blocage des loyers l www.libres.org

Une photo représentant une maison suédoise en ruines a fait le tour du monde il y a quelques années. La légende posait la question : « Bombardement aérien ? » et la réponse « Non : blocage des loyers ». La loi Duflot aura les mêmes effets qu’un bombardement : elle va ruiner ce qui reste du parc immobilier français.

Mais je ne vais pas faire porter à notre Ministre actuelle une responsabilité qui est largement celle de nos gouvernements successifs et, plus généralement, celle de l’Etat Providence partout où il s’occupe du logement. Toutefois il est vrai qu’elle a accompagné son projet de loi d’une habile présentation faite de mensonges, comme celui qui laisse croire qu’elle a simplement reproduit une réglementation en vigueur en Suisse et en Allemagne ; ne lui enlevons pas ce mérite personnel.

Donc, au-delà de ce nouvel avatar de la politique du logement, il est opportun de se rappeler, et de rappeler autour de nous, que par son intervention dans ce domaine, l’Etat, surtout en France, lance un défi aux lois du marché, au droit de propriété, à la paix sociale et conduit les peuples aux portes du totalitarisme.

 

Défi aux lois du marché : le loyer est un prix et donne des signaux. Si les loyers augmentent, c’est qu’il y a pénurie. La pénurie est durable et généralisée quand l’offre et la demande ne se rencontrent pas. La demande de logements en un lieu précis dépend des mouvements migratoires internes : quartiers, villes et régions en expansion ou en déclin. Elle peut s’adapter à une offre insuffisante : la hausse des loyers conduit à se délocaliser. Mais si l’Etat impose des loyers à un niveau artificiellement faible, les gens vont s’entasser dans des appartements trop petits et mal conçus : Madame Duflot en conclut à l’exploitation. L’offre de logements dépend de leur rentabilité : le loyer doit couvrir les coûts de la construction et de l’entretien, sans quoi il n’y a pas de construction nouvelle et les logements existants tombent en ruines : dans de nombreuses villes, c’est le blocage des loyers qui a frappé les centres, devenus paradoxalement des îlots de pauvreté et d’insalubrité. Madame Duflot en conclut à l’injustice d’une société de profit, que l’Etat se doit de « réguler ».

Défi à la propriété privée : non seulement le bailleur n’est plus à même d’exercer sa liberté de louer et de contracter, mais il est désigné comme le fauteur de la crise. Le bail est vidé de toute substance parce que les droits des locataires effacent ceux des bailleurs : lutte des classes oblige. Mais surtout, celui qui voudrait investir dans l’immobilier locatif s’aperçoit des barrages qui sont mis sur son chemin, constituant autant des violations de la propriété. Premier barrage : la pénurie du foncier, le terrain représente aujourd’hui en moyenne la moitié du coût de la construction, parce que les PLU (Plan Local d’Urbanisme), les COS (Coefficient d’Occupation des sols) bloquent arbitrairement des surfaces et les rendent inconstructibles au prétexte de protection des cultures, ou de l’environnement, ou de l’aménagement urbain, etc. Deuxième barrage : la procédure des permis de construire, faite de démarches et contrôles bureaucratiques. Le Grenelle de l’environnement a ajouté une épaisse couche avec les nouvelles normes, définissant entre autres les BBC (Bâtiments à Basse Consommation d’énergie). Troisième barrage : le financement des projets immobiliers. Le parc privé ne bénéficie pas des ressources réservées au parc public. Le parc public consomme d’autant plus de capitaux que l’Etat privilégie « l’aide à la pierre », alors que l’aide à la personne permet aux candidats aux logements de mettre en concurrence les bailleurs. Le parc public puise largement dans l’épargne française placée dans les livrets A, qui se retrouve entre les mains de la Caisse des Dépôts et Consignations, et est investie dans les logements sociaux. Sur ce dernier point, j’indique que la Cour Européenne de Justice instruit actuellement une plainte déposée par l’UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière) à la suite d’un rapport de l’IREF que j’ai rédigé avec Nicolas Lecaussin, dénonçant la concurrence déloyale des investisseurs publics, HLM et autres.

C’est d’ailleurs cette obsession du logement social qui est la cause principale de la crise du logement français. En réalité rien de moins social que les HLM. Les HLM abritent 400.000 familles dont les revenus sont supérieurs au plafond de 4.000 euros par mois. Les attributions ne sont pas accordées seulement en fonction de la précarité financière, mais aussi des appuis politiques. En revanche, malheur aux pauvres dans les cités mal conçues, mal bâties et mal entretenues ; ils sont dans des ghettos sociaux, soumis à la violence et souvent au crime. Finalement, il y a davantage de pauvres dans le parc privé (55%) que dans le parc public (45%).

Mais pourquoi cette préférence des gouvernants pour le logement social ? Par pure idéologie, comme le démontre la loi appelée SRU (Solidarité et Renouvellement Urbains), que j’appelle loi Gayssot, du nom du ministre communiste qui l’a imaginée. Votée en 2.000 elle a été modifiée en janvier dernier pour porter de 20 à 25 % le quota de logements sociaux que doit respecter une commune de plus de 3.500 habitants. Il est d’ailleurs question de la prolonger avec la règle dite « des trois tiers » : « pour toute construction de logements, un tiers de logements sociaux locatifs à loyer modéré, un tiers de logements en accession sociale, un tiers de logements libres ».

C’est un défi à la paix sociale, car c’est un puissant outil de collectivisation, coulant une grande partie de la population dans des creusets d’exclusion, élargissant la « fracture sociale », abandonnant la jeunesse aux illusions de la violence et de la drogue, rejetant toute compréhension et toute règle sociale. La politique du logement est aujourd’hui une puissante machine à faire exploser la nation. Organiser la massification, brimer la personnalité, instaurer l’arbitraire et la corruption : recettes infaillibles qui mènent au totalitarisme.

Un engagement ferme des futurs candidats, en particulier aux municipales, doit être pris sur un programme de rupture : abolition de la loi SRU, refonte du droit des baux, refonte des codes d’urbanisme, fin des privilèges de la CDC et de l’aide à la pierre : bref, la liberté.

 

Flashes du jour

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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