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Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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Oui, mais… PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 21 Janvier 2014 00:00
Le changement c'est maintenant l www.libres.org

Oui, les libéraux pourraient crier victoire. Mais ce serait manquer de lucidité. Il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre.

Oui, l’Etat sort très diminué des discours et commentaires de ces derniers jours. Mon pronostic concernant l’inversion de la courbe de l’étatisme (la première Lettre de l’année 2014) semble se confirmer. Entendre le Président de la République dire qu’il se rallie à l’économie de l’offre et qu’il ne croit pas à la relance par la dépense publique, c’était pour le moins inattendu. Le voir mettre en cause les dérives budgétaires de la protection sociale et des collectivités locales, c’était imprévu. S’afficher enfin comme social-démocrate, c’était naguère impensable.

 

Mais assurément la sociale-démocratie de François Hollande n’est sûrement pas, du moins à ce jour, celle de Gerhardt Schröder ou de Tony Blair. Le Président a nié, à juste titre, toute inflexion libérale : il l’a dit clairement, en rappelant fort honnêtement que c’est l’Etat qui a pris l’initiative du pacte de responsabilité, c’est l’Etat qui demande aux entreprises un effort et il n’est pas question de remettre en cause ni le modèle social français, ni surtout la Sécurité Sociale. Comme je l’ai déjà suggéré, la sociale-démocratie « à la française », s’inscrit dans la tradition de la troisième voie sur laquelle les gouvernements français se sont engagés sans cesse depuis 1945. 

Mais aussi le « tournant » est assorti de tellement de conditions qu’il manque de crédibilité et peut passer pour simple manœuvre dilatoire. La méthode à laquelle se réfère le Président est celle de la « négociation ». Mais avec qui ? Bien évidemment avec les syndicats, très amateurs de dialogue social. Il va falloir également négocier avec les élus de la majorité actuelle, voire même avec certains ministres : en avançant l’exigence de la création de 2 millions d’emplois, Montebourg, ministre du redressement social-démocrate, a montré tout le zèle que le gouvernement va mettre pour attiser le dialogue social. La négociation sera tout aussi difficile avec les grands féodaux à la tête des régions et des conseils généraux : ils s’opposent énergiquement à la remise en cause des frontières, des pouvoirs et des finances des collectivités territoriales. Par quel tour de magie François Hollande peut-il réussir à faire accepter sa nouvelle ligne aux syndicats, au Parlement, au Parti Socialiste et aux barons ? A-t-il l’opinion publique derrière lui, inspire-t-il confiance ?

Mais encore, et sans doute pour séduire ceux qui lui restent fidèles dans son propre camp, François Hollande a profité de son discours économique et politique pour annoncer une nouvelle étape dans le processus de décomposition de la société française. Après les lois Taubira qui démolissent la famille et la justice, voici glissée dans le propos la perspective de l’euthanasie. Concomitance troublante : au prétexte bizarre de l’égalité entre femmes et hommes, les socialistes veulent banaliser l’avortement, en supprimant les quelques barrières qui existent encore. J’ai toujours soutenu que les socialistes étaient moins redoutables pour leurs erreurs de politique économique que pour leurs innovations « sociétales ». La politique économique, ça se change et ça se répare ; l’aliénation et la destruction de l’être humain ruinent une société et portent atteinte à la dignité des personnes. Le mariage pour tous, la prison pour personne, l’assassinat des enfants en formation, l’assistance au suicide : voilà ce que nous vaut un Président « normal ». J’avoue ne pas être normal. L’êtes-vous ?

Mais enfin, et cette fois-ci cela ne regarde plus François Hollande mais la société civile, et notamment les libéraux, il n’y a pas de changement sérieux et durable sans vision, sans engagement. La vision fait défaut pour l’instant à la classe politique d’opposition. « La droite a des idées d’un autre siècle » écrit Kerdrel (Valeurs actuelles, 2 janvier) à propos du projet UMP. Il précise encore que « Les rédacteurs de ce projet restent dans une démarche étrangement jacobine où l’Etat décide de tout et l’individu continue de subir, comme il subit depuis dix huit mois une insupportable déconstruction des valeurs qui font notre société ». J’ai eu également l’occasion d’analyser les 20 propositions du Groupe Génération Entreprise et j’ai déploré la confusion et le manque de recul de plusieurs d’entre elles. Ces jours prochains, l’UMP et Génération Entreprises vont nous présenter de nouvelles versions : puissent-elles aller jusqu’à « nous parler enfin de ce qui fait vibrer chacun de nous ». D’autre part, l’histoire de ces trente dernières années nous apprend que même lorsque les programmes de la droite frisent le libéralisme, ils ne sont pas appliqués et l’on continue dans la voie sacrée de l’étatisme. Faute de pouvoir compter sur la classe politique pour nous proposer une vision d’avenir, c’est à nous, c’est à la société civile de dire aux Français l’urgence et la nature d’une libération : expliquer comment se passer de l’Etat dans bien des domaines, parler des réformes libérales réalisées à l’étranger dans le domaine du marché du travail, ou de la protection sociale (santé et retraites), rappeler la dimension sociale du libéralisme, mais aussi sa dimension morale. Nous disposons aujourd’hui de tous les arguments et documents nécessaires pour convaincre, pour faire la pédagogie de la liberté, sachons nous en servir.

Toutefois, il faut un engagement personnel exigeant pour remplir cette mission. Nous ne nous acquitterons pas de notre devoir de citoyens libres en critiquant ce qui se fait aujourd’hui. Nous devons surtout bâtir l’avenir. L’engagement personnel est d’autant plus efficace qu’il s’accompagne et se forge au cours de rencontres – et c’est l’objectif des forums des libertés. Nous voyons alors la force de nos convictions, comme nous avons pu mesurer la puissance de la société civile tout au long de cette année 2013.

Oui, le tournant peut être pris, mais nous ne pouvons attendre en spectateurs que la libération se fasse. Continuons à pousser.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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