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En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

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La propriété c’est le vol

« Il ne se dit pas en un siècle une formule aussi éblouissante. Je la tiens pour un trésor plus grand que toute la fortune des Rothschild ».

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La réussite américaine PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 10 Février 2014 00:00
Hollande exporte le modèle français l www.libres.org

Je crois de mon devoir de réagir au titre du Figaro d’hier matin : « la réussite américaine ». L’éditorialiste du grand quotidien se permettait même de souhaiter que François Hollande prenne le « tournant américain » comme il a si bien su prendre le virage social-démocrate. Je veux rétablir la vérité et m’ériger en Montebourg intellectuel : c’est la réussite française qu’il faut mettre en avant aujourd’hui, c’est le peuple et les dirigeants américains qui ont à prendre exemple sur la réussite française. Cela saute aux yeux quand on fait la comparaison entre la société française et la société américaine.

La réussite française, c’est d’abord celle d’avoir forgé une République une, laïque et indivisible. Chez nous, il n’y a pas le désordre de cinquante Etats dont chacun se prévaut encore d’une large autonomie. Chez nous les impôts sont les mêmes de Dunkerque à Tamanrasset (pardon : Port Vendre), le code Napoléon ne souffre pas de digression géographique, les pouvoirs qui se croient « locaux » sont sous la férule étroite de Paris. Par comparaison, les Américains ont des lois qui changent à la frontière de chaque Etat, au point que la peine de mort est encore en vigueur dans plusieurs Etats, que l’avortement est prohibé ici ou là. Il y a des Etats où il n’y a pas de code d’urbanisme (Houston a été bâtie sans autorisation administrative). La fiscalité diffère aussi et certains Etats, comme la Floride, attirent outrageusement les riches retraités en ignorant l’impôt sur le revenu.

La réussite française, c’est non seulement la République unie mais la République laïque. Chez nous toute référence à la religion, et principalement à la religion chrétienne, est interdite ; s’il existe encore des écoles catholiques elles sont sous surveillance et sous dépendance étroites de l’Education Nationale. Le peuple Américain demeure avec celui de l’Inde l’un des plus religieux au monde. N’est-il pas scandaleux de voir inscrit sur le dollar, symbole du matérialisme et du règne de l’argent, « En Dieu nous croyons  » ? Et que signifient ces sectes, ces prédicateurs médiatisés, ces hystéries collectives ? Quant à l’école, les Américains tolèrent encore qu’elle soit l’objet d’un choix de la part des parents, qu’elle soit créée et gérées par n’importe qui, sans garantie ni diplôme d’Etat : la France, elle, connaît une pleine réussite avec le baccalauréat.

Le secret de la réussite française, c’est sans doute ce que relevait Tocqueville au début du XIXème siècle : en France c’est le pouvoir central qui s’occupe de tout, alors que les Américains ne s’occupent que d’eux-mêmes. Aux Etats Unis, l’Etat fédéral est subsidiaire, en France l’Etat féodal est totalitaire. Si l’on actualise le message de Tocqueville, la réussite française c’est l’Etat Providence et le système de solidarité qu’il a instauré : alors que les immigrés en Amérique savent que le « rêve américain » consiste à se prendre en charge, à travailler dur, à donner un toit et une éducation à sa famille, le rêve français consiste à connaître ses droits sociaux, à recevoir allocations et privilèges sans bourse délier. Quel est le plus beau, le plus social de ces deux rêves ? Illustration dramatique de la pensée réactionnaire des dirigeants américains cette fameuse phrase de Kennedy « Ne demandez pas ce que les Etats Unis peuvent faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour les Etats Unis ! ». Archaïsme d’une société qui croit encore aux devoirs, au mérite, et qui respecte la propriété et la vie au même titre que la liberté. La réussite française, c’est d’avoir su aller plus loin. Sans doute d’ailleurs l’un des tout derniers pas dans la voie de la réussite a-t-il été franchi avec les lois sociétales de Mesdames Taubira, Filippetti, Vallaud Belkacem, Duflot et autres femmes libérées (et ce n’est pas si facile !).

Que dire enfin de la réussite française dans le domaine de la politique économique ? Avec nos 10,5 % de chômeurs (et en hausse), nous battons largement les Américains (6,6 % et en baisse), en dépit de tous les efforts d’Obama pour enrayer la reprise aux Etats Unis ; mais son « stimulus » aura été trop timide par rapport à nos déficits budgétaires inventés dès 1974, à notre traitement social du chômage introduit par Mauroy dès 1981, à nos 35 heures inventées par Aubry et Jospin. Ne l’oublions pas non plus : la réussite française, c’est aussi notre Sécurité Sociale, à tel point qu’Obama, copiant notre système d’assurance maladie, a entendu obliger les Américains à souscrire à un système public fédéral, pour les libérer des griffes des compagnies d’assurance. Mais les réactionnaires républicains essaient de saboter cette conquête sociale.

Il faut aussi admettre qu’au pays de Milton Friedman il est surprenant de voir le gouvernement américain vivre d’expédients monétaires, et le Trésor financé par des émissions inconsidérées de dollars. Tout aussi lamentable la tradition de protectionnisme qui a été activée par Obama avec l’addition du « Job américain Act » au célèbre « Buy American Act ». Mais ne doit-on pas y voir un effort pour se hisser à la hauteur du « made in France », qui assure aujourd’hui notre réussite ?


Tout bien réfléchi, je soupçonne l’invitation lancée par Obama à notre Président d’avoir été inspirée principalement par l’espionnage industriel. A la Maison Blanche, on voudrait bien savoir quels sont les secrets ressorts de la réussite française. L’Amérique voudrait retrouver la pureté idéologique du socialisme de Roosevelt. Puisse notre Président être un ambassadeur convaincant, afin d’aider les Américains à retrouver le chemin de la réussite.

God bless America !

 
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Macron guérit des écrouelles

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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