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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’économie mathématique

Les études d’ingénieur de Léon Walras l’ont conduit à rêver d’une science économique qui serait plus rigoureuse, parce qu’elle utiliserait un langage mathématique. Comme Jevons, Walras utilise le principe du « calcul à la marge » pour expliquer la logique des choix individuels.

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Municipales : quel choix ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 10 Mars 2014 00:00
Le choix ... ou l'embarras ? l www.libres.org

Soyez rassurés, ou soyez déçus : je n’ai pas l’intention de vous dire quel sera le bon choix dimanche 23 mars.

Tout d’abord ce serait osé de ma part, je n’ai pas de consigne de vote à donner à quiconque. Ensuite, c’est une tradition de la Nouvelle Lettre, totalement indépendante de tout parti et de tout candidat. Une tradition au demeurant facile à respecter car il n’y a pas eu depuis fort longtemps de parti ou de candidat réellement porteur d’un message libéral. Pendant leur longue traversée du désert, les libéraux ont souvent voté par défaut. ll aura fallu la défaite de la droite et la catastrophe socialiste pour que les idées libérales remontent enfin à la surface. Nous y voici maintenant, mais nous voici également face à des choix électoraux, tant pour les municipales que pour les Européennes. Avons-nous l’embarras du choix ?

 

Je pense que le choix le plus imprudent, ou le plus inefficace, serait de considérer les municipales comme une consultation nationale sur la politique socialiste. C’est visiblement ce que l’opposition a choisi : elle veut cibler le Président et le gouvernement, et il est vrai que les motifs de rejet et de révolte ne manquent pas. Il y a bien sûr la nullité et la nocivité des mesures économiques. Mais il y a encore le désordre et les revirements qui permettent de passer, du moins dans les discours, du marxisme à la sociale démocratie. Il y a surtout les grandes lois « sociétales » qui portent atteinte aux valeurs morales et spirituelles qui accompagnent une société de libertés. 

Il s’agirait donc de voter pour la droite et contre la gauche. Mais que nous propose la « droite » pour l’instant ? Si la gauche est en déroute, la droite est en panne, voire même en chute. Il n’y a pas l’ombre d’une plateforme commune et les divisions sont apparentes entre la droite dure, la droite sociale, la droite gaulliste, la droite libérale, etc. L’opposition n’a pas mûri le moindre programme en deux ans. Elle est en panne d’idées, parce qu’elle ne veut pas adhérer aux idées de la liberté, les seules qui puissent rendre confiance et espoir aux Français. Elle se cantonne dans des effets d’annonce et du bricolage tous azimuts, sans toucher aux bastions : Education Nationale, Sécurité Sociale, fiscalité, droit du travail. Visiblement, la droite ne va pas convaincre l’électorat sur la base de son programme : elle n’en a pas. Elle est même en chute après la multiplication des affaires, les querelles de chefs, les attaques et les ripostes personnelles et claniques. Savoir qui sera leader semble plus important que savoir ce qu’on va faire !

Ceux qui pensent que les municipales pourraient déboucher à terme sur une véritable  alternance libérale sont donc à mon sens d’un optimisme injustifié. 

Le Front National fera sans doute ses choux gras d’une telle conjoncture et les votes rejets lui apporteront vraisemblablement quelques succès. Mais pour quel programme ? En tous cas, sûrement pas un programme libéral puisque le parti de Marine est contre la mondialisation et pour le renforcement de l’Etat. Finalement, les abstentions et les votes blancs seront révélateurs de la conjoncture électorale et de la crédibilité des partis. Mais si la société civile montre ainsi son dépit et son rejet de la société politique, se rappelant ainsi au bon souvenir de tous les partis, rien ne laisse penser que les futurs élus en tiendront compte. 

Le seul choix véritable qui est donné aux électeurs n’est donc pas entre gauche, droite, ou autre. Il n’est pas très utile de voter « nationalement », mieux vaudrait voter « localement » et juger les candidats, leurs équipes municipales et leurs programmes locaux. Sur quel critère faire ce choix ?

Les résultats de la gestion passée sont les plus importants et, parmi eux, la situation des finances locales, l’importance et l’évolution de la dette et des impôts municipaux, l’évolution du nombre de fonctionnaires de la mairie, la qualité des services municipaux, le respect de la propriété individuelle, l’attitude face à l’enseignement libre. Toutes ces données mesurent le degré de « socialisme municipal » atteint par les sortants et celui qu’envisagent les opposants dans leur programme.

Que les citoyens n’hésitent pas à interroger les candidats sur ces points déterminants, que les élections municipales prennent ainsi la forme d’un véritable referendum, même s’il n’est pas d’initiative populaire. 

Certes, cet exercice de démocratie semi-directe a ses limites. D’une part, les municipalités n’ont pas beaucoup de liberté dans la plupart des domaines : qu’il s’agisse de la sécurité, de la fiscalité, du logement, de la réglementation, de l’environnement, c’est l’Etat qui fixe les contraintes ou détient les moyens. En particulier la fonction publique territoriale a un statut qui échappe aux édiles locaux. D’autre part, les municipalités sont enserrées dans un réseau institutionnel serré : conseils généraux, régionaux, communautés d’agglomération, communautés de communes et maintenant métropoles. Les compétences et les moyens sont mal répartis et les maires subissent souvent des critiques sur des aspects de leur gestion qui leur échappent partiellement ou totalement. 

En fin de compte, le grand choix que nous avons à faire est celui d’une participation active au débat local. Les occasions pour les Français d’exprimer leurs opinions et leurs souhaits sont réellement rares. Si on se contente de réduire la démocratie à l’urne (suivant l’expression d’Yves Canac), la classe politique nous oubliera dès le lendemain du deuxième tour. Le grand choix, c’est de saisir toutes les occasions de ranimer la flamme de la société civile, en faisant connaître et valoir les idées de la liberté, et en particulier des libertés locales.

 
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Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

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