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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Un gouvernement de combat PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 31 Mars 2014 00:00
Il faut sauver le soldat Hollande l www.libres.org

On a beaucoup brocardé sur ce 1er Avril, qui interdisait la publication de la composition du gouvernement Valls. La réalité est toute autre : les Français doivent s’attendre à une vraie rupture, à une telle annonce d’une telle envergure que l’Elysée a craint qu’elle ne passe pour une plaisanterie de mauvais goût.

Voici donc ce que vous pourrez lire dans vos quotidiens dès demain matin, Je ne m’attarderai pas sur la liste des personnes composant ce gouvernement « cohérent et resserré », car ce qui est important, c’est évidemment le changement de politique, les ministres n’étant là que pour se mettre au service du « redressement » du pays.

La nouvelle ligne économique est sans doute la moins surprenante. Depuis le 14 janvier on sait que le chef de l’Etat s’est rallié à la sociale démocratie, à l’économie de l’offre, et ne cesse de proclamer que c’est l’entreprise qui crée des emplois. Le pacte de responsabilité est donc la pièce maîtresse de la lutte contre le chômage, L’idée saugrenue des « contreparties » de la part des patrons a été à coup sûr abandonnée, ce sont les entrepreneurs qui seuls savent moduler leurs effectifs en fonction de leurs carnets de commande. Il n’est pas jusqu’à Montebourg qui ne se soit rendu à cette évidence, raison pour laquelle on le trouvera à la tête d’un grand pôle économique qui va enfin coiffer Bercy. D’ailleurs, Madame Parisot a applaudi à la nomination de Manuel Valls : c’est bien le Medef de combat qui va soutenir le gouvernement de combat.

Il y a cependant un ajout important à ce qui était pour l’instant envisagé, et sera désormais réalisé : c’est le « produire autrement ». Produire français, c’est bien, mais produire sans le nucléaire ni le pétrole, ni le gaz de schiste bien sûr, c’est encore mieux. La transition aux énergies nouvelles va donc être accélérée, l’implantation des éoliennes sera imminente, le solaire couvrira tous les toits de France, biomasse et géothermie assureront la soudure. Les résultats seront donc acquis dès 2020.

Mais la nouvelle ligne sociale est tout aussi déterminante. C’est le « pacte de solidarité ». Il s’articulera autour de l’école, du pouvoir d’achat et de la fiscalité. L’école donnera ses chances aux enfants des familles les plus déshérités. On parle beaucoup de Hamon pour cette mission, il est certainement le gardien des valeurs de l’Ecole de la République. Là encore la mutation sera rapide, dans les dix ou vingt ans à venir. Le pouvoir d’achat sera accru par la diminution de la part salariale des cotisations sociales, mais aussi par une nouvelle fiscalité tendant à déplacer la charge de l’impôt vers les familles aisées, notamment en modifiant le quotient familial. C’est ce qui explique la présence de Madame Marisol Touraine, dont on a apprécié l’expertise et l’efficacité.

Au passage, Manuel Valls aura pour objectif prescrit par le Président une vraie réforme de la Sécurité Sociale. Sans doute va-t-on élargir le champ d’action de la médecine ; libérale (avec une extension du secteur à honoraires libres) et de l’hospitalisation privée. Quant aux retraites, on discute ferme sur la perspective d’un passage à la capitalisation, de nature à alléger les cotisations et à sauver les pensions. Je ne sais qui sera en charge du dossier, mais je peux suggérer des noms.

Enfin, et non le moindre, l’idée de peines de substitution, permettant d’alléger la population emprisonnée, sera reprise et, du même coup, Madame Taubira pourra sans doute rester au gouvernement, si elle fait la promesse formelle de ne plus mentir.

Voilà donc un faisceau de changements qui montre bien la volonté d’accélérer et classe bien le gouvernement dans la catégorie des gouvernements de combat. Peut-être une tenue camouflée sera-t-elle imposée pour la photo officielle du nouveau gouvernement resserré. La plupart des observateurs politiques ne s’y sont pas trompés, et Madame Le Pen elle-même, au cours du TéléMatin de ce jour, a dénoncé Manuel Valls comme un « ultralibéral », un « européiste », qui va brader la souveraineté française sur l’autel de la mondialisation et vendre la France aux marchés financiers. Elle au moins est lucide, elle sait que c’est l’euro, les concurrents étrangers et le dumping social qui sont à l’origine de notre déclin. Il n’est donc pas question qu’elle entre au gouvernement, d’ailleurs elle s’occupe déjà très activement de la campagne des européennes.

Dès demain matin, vous verrez si ce mauvais éditorial, marqué du sceau de la facilité et du sectarisme, est ou non un poisson d’avril. Vous pourriez être surpris !

 
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