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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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A la recherche des œufs de Pâques PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 14 Avril 2014 00:00
Simplification l www.libres.org

C’est une tradition encore vivace dans certaines régions de France et dans certaines familles : dimanche prochain, au matin de Pâques, les enfants iront dans les parcs, dans les jardins, voire dans les recoins de la maison, chercher les œufs en chocolat, les cocottes en sucre, les paquets de bonbons.

Retrouvons notre jeunesse et allons à notre tour à la découverte de cadeaux de Pâques soigneusement cachés par notre gouvernement. Il s’y est employé toute la semaine, en préparant la surprise d’un « choc de simplification ». Mais saurons-nous chercher là où il faut ? Avons-nous reçu pour tel ce fameux choc ?

 

Le papier doré de l’emballage nous attire. Placée à la queue du classement mondial des pays en ce qui concerne l’environnement administratif et règlementaire (126ème sur 144), la France pourrait libérer soudainement particuliers et entreprises des multiples contrôles, autorisations, démarches, déclarations, que leur vaut une bureaucratie pléthorique. Edmund Phelps, prix Nobel d’Economie, a estimé il y a deux ans que le temps, l’énergie et le personnel engagés par les entreprises françaises pour être en règle avec l’administration représentaient un point de croissance. Il confirmait pour notre pays le constat de Milton Friedman pour les Etats-Unis quelques années plus tôt : l’administration est contre-productive.

Mais qu’y a-t-il sous le papier doré ? Beaucoup d’œufs minuscules, creux, et d’une qualité douteuse, qui avaient déjà été emballés par Pierre Moscovici avant son éjection : le guichet unique pour beaucoup de démarches, la simplification comptable pour les micro-entreprises et les entreprises de moins de 50 salariés, les contrats types pour les partenariats public-privé. Au total, 201 mesures de simplification déjà publiées, l’importance du chiffre a traduit l’importance du chantier ! 

En cette Semaine Sainte, le gouvernement nous a préparé des œufs plus consistants. Il y a d’abord la simplification de la procédure de création des entreprises, un vrai parcours du combattant à ce jour. Mais la grosse poule en chocolat sera sûrement la réforme de la feuille de paye.

Voilà en effet des années que je ne cesse de militer, comme tant d’autres (et en particulier pour celui qui a lancé l’idée et l’a appliquée dans son entreprise, Axel Arnoux), pour le salaire complet et la réforme de la feuille de paye en est une première étape. Le gouvernement se propose de faire apparaître, en les regroupant, toutes les charges sociales qui sont déduites de la paye du salarié. Devrait ainsi être révélé au salarié ce que lui coûtent la santé, la retraite, l’assurance chômage et les cotisations familiales (ou ce qui en restera). Mais une telle réforme n’a aucune valeur si elle ne s’accompagne pas de deux précisions.

La première est d’indiquer le montant des charges dites « patronales », car la différence entre charges patronales et salariales laisse penser que les unes sont prises dans la poche du patron ou de l’entreprise, et les autres dans les poches des salariés ; il n’en est rien, dans les deux cas il s’agit d’un prélèvement sur la rémunération du personnel, c’est un véritable impôt sur les salaires. Cette addition permettrait d’indiquer au salarié ce que lui coûte en réalité le total de sa protection sociale ; non seulement ce qu’il paye lui-même mais ce que les entreprises paient pour lui en retranchant la somme de son salaire complet.

La deuxième est de verser au salarié la totalité de ce salaire complet et de lui laisser ensuite régler sa facture sociale. Ce règlement peut être obligatoire, le salarié payant son assurance sociale comme son assurance auto, ou il peut être laissé à l’entière responsabilité du salarié, obtenant ainsi le libre choix de son assurance. La concurrence entre assureurs privés devrait réduire d’au moins un tiers les fameuses « charges sociales ». C’est, je le rappelle, la seule façon efficace et juste de la réduire et c’est ce que je préconise pour sauver les retraites.

J’ai insisté sur ce point parce que les œufs de Pâques peuvent être en carton et totalement factices : on se laisse éblouir par le papier, ou par la couleur, mais il n’y a rien à croquer. Voilà donc un bon critère pour juger de la sincérité mais aussi de l’intelligence de ce nouveau gouvernement. Il nous dit vouloir interdire toute inflation réglementaire, en promettant de compenser une réglementation nouvelle par la destruction d’une règlementation ancienne. Mais c’est un marché de dupes, dont les gouvernements précédents ont largement abusé. Les cocottes en chocolat se changeraient-elles en cocottes en papier ? 

D’ailleurs, pour en revenir à l’essentiel, quelle serait la véritable surprise pascale ? Comme Pâques, ce serait une révolution inattendue (sauf par quelque prophète), une résurrection, une libération, une explosion de foi et de joie. Avez-vous le sentiment ou l’espoir de découvrir dimanche toutes les merveilles de Pâques dans les jardins de Matignon ?

En ce qui me concerne, pour l’instant je m’en tiens aux vraies certitudes de Pâques : elles sont suffisantes pour m’aider à garder l’espoir et à travailler pour la libération.

Bonnes Pâques.

 
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Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

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