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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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Les racines marxistes de l’Europe PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Mai 2014 00:00
Le printemps russe l www.libres.org

En 2005, la France de Jacques Chirac a refusé que la Constitution de l’Europe fasse référence aux « racines chrétiennes de l’Europe ». Aujourd’hui l’Europe se trouve désemparée devant les agressions tant de Poutine que de l’Islamisme radical. Ces agressions ont quelque chose en commun : elles bénéficient de la décadence morale et culturelle de l’Occident, elles s’appuient sur des fanatismes incontrôlés et populaires.

J’ai été surpris par la pertinence d’une question posée par Evelyne Joslain dans les colonnes de la Lettre hebdomadaire des 4 Vérités du 9 mai : « Avons-nous vraiment gagné la guerre froide » ? En effet, on peut se demander si l’URSS et le communisme ont réellement perdu la partie avec la chute du mur de Berlin, alors que la pensée marxiste n’a jamais été aussi présente dans les milieux intellectuels et dirigeants de l’Occident. N’est-on pas en train de constituer l’axe Paris-Berlin-Moscou ? se demande l’auteur de l’article. Evelyne Joslain est spécialiste de la civilisation américaine et s’est illustrée par son analyse approfondie du phénomène des « tea parties » (« L’Amérique à la reconquête de ses libertés »). Elle constate que plus que jamais les thèses anti-libérales, anti-capitalistes, anti-américaines ont conquis les médias, les universitaires, la classe politique, y compris celle de droite.

 

Le marxisme dans sa version économique, celle de Marx et Engels, a certes perdu la partie : la ruine des pays collectivistes a été totale et le capitalisme a survécu, au point même d’avoir été adopté par les dirigeants de ces pays, moyennant certains amendements inspirés d’ailleurs par l’Occident, ce qui donne le « capitalisme des tricheurs » (crony capitalism) fondé sur la collusion entre le monde des affaires et le monde politique.

Mais le marxisme continue à fasciner les esprits et exerce une véritable « hégémonie culturelle » au sens de Gramsci : cet intellectuel de génie avait compris que ce qui guide les sociétés n’est pas le « mode de production », n’est pas l’économie, mais bien le mode de pensée, celui que l’on diffuse à travers les écoles, les universités, les médias.

En 1989, on pouvait imaginer que la culture de la liberté avait renversé le mur de Berlin. Jean Paul II apparaissait comme l’artisan de cette libération globale, Reagan et Thatcher se réclamaient ouvertement des valeurs morales et spirituelles qui accompagnent nécessairement une économie de libertés. Francis Fukuyama pouvait écrire « la fin de l’histoire ».

Mais non, l’histoire n’était pas finie car le ciel de traîne du communisme n’avait pas été nettoyé par le vent intellectuel de la liberté. Dès 1991, avec la Conférence de Rio, la culture marxiste réapparaissait sous le masque vert et séduisant du « développement durable », c'est-à-dire de la condamnation des pays riches, du commerce mondial et bien sûr des Etats Unis. Dans d’autres pays, comme la France, les stigmates de 1968 réapparaissaient : intellectuels et enseignants redécouvraient les merveilles de la pensée marxiste. Et les manuels d’économie et d’histoire se chargeaient d’endoctriner la jeunesse, porteuse de tea-shirts à la gloire de Che Guevara. On n’a pas décrit, expliqué et condamné les horreurs du communisme avec la même énergie et la même lucidité qu’on l’avait fait pour les horreurs du national-socialisme. Les écrits de Soljenitsyne et autres témoins de la barbarie ont été oubliés, ou perçus comme des vues purement idéologiques.

Evelyne Joslain montre la réalité de cette guerre culturelle « menée par une gauche socialo-marxiste, alliée à une autre gauche libertaire sur les mœurs et totalitaire dans ses schémas de pensée. C’est une guerre totale et les droites, sans union transnationale, se défendent peu ou mal ». 

Les évènements d’Ukraine illustrent parfaitement cette démission culturelle de l’Occident. Poutine se pare des vertus morales et des traditions religieuses du peuple russe et ridiculise un Occident redevenu sans foi, voire sans loi. Il ne saurait y avoir de riposte efficace à l’impérialisme du Kremlin, tout comme il n’y avait pas eu de réaction contre le Führer à Munich.

 Après la victoire de la gauche socialo-communiste en 1981, Louis Pauwels avait décidé de ranimer le flambeau de la guerre culturelle. Frappé par la lucidité de Gramsci, il avait compris que la défaite de Giscard avait été culturelle, parce que la droite avait laissé l’éducation et la presse entre les mains des marxistes, valorisés par la victoire des barbares algériens et les folies soixante-huitardes. Le Figaro Magazine est alors devenu l’organe de la résistance culturelle : plus d’un million de lecteurs l’attendait avec impatience et espoir le samedi matin. Une nouvelle classe politique apparaissait : celle de la « bande à Léo » en particulier. Hélas, plus rien de tel ne s’est reproduit depuis lors. Il serait bien temps de se mobiliser comme il y a quarante ans. Je ne suis pas Pauwels, bien qu’il ait été mon ami, et la Nouvelle Lettre n’est pas le Figaro-Magazine. Mais cela ne devrait pas nous décourager mais, au contraire, nous inciter à rappeler à nos compatriotes que l’Europe a des racines chrétiennes et que le libéralisme est la seule doctrine de nature à briser l’hégémonie culturelle du marxisme, non pas seulement au nom de l’efficacité économique et sociale, mais aussi au nom des racines chrétiennes de la civilisation.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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