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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Un Marx libéral ?

Les principaux éléments de l’économie marxiste se trouvent chez John Stuart Mill, qui a ajouté aux erreurs de Ricardo et Malthus dont il prend la suite.

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Du pain et des jeux PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 23 Juin 2014 00:00
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Voilà donc pour quelques heures, ou peut-être quelques jours, grand nombre de Français heureux : les « Bleus » accumulent les succès et le football devient un sport de nature à rassembler et fortifier la nation, voilà qu’on chante la Marseillaise à tout propos !

Les empereurs romains, qui ont tenu le peuple en esclavage pendant cinq siècles, avaient compris la recette : « panem et circensens », du pain et des jeux. Tout de suite après le football, le cirque politique distrait la France. Au sommet de l’Etat et des partis, il n’est pas un jour sans son scandale, son duel, sa nullité. Le « social » est également ludique, grâce aux cheminots bien sûr, mais aussi aux aiguilleurs du ciel toujours en veille, mais surtout aux inénarrables « intermittents du spectacle ». A l’aube de 1968, De Gaulle prédisait : cette année on va bien s’amuser.

Reste le pain.

 

Ici les choses tournent plutôt mal. La communication du gouvernement fait ce qu’elle peut : le pain sera là, demain la croissance repartira. D’ailleurs on a fait de bonnes semailles avec un nouvel OGM : une « économie de l’offre » assortie d’un pacte de responsabilité, lui-même combiné avec un pacte de solidarité. La récolte de ces fruits ne saurait tarder, nous dit-on en haut lieu. En attendant, contribuables, retraités, familles, entrepreneurs, Français pauvres, riches et de classe moyenne doivent prendre patience. La Cour des Comptes, institution pourtant « politiquement correcte », a sonné le tocsin la semaine dernière : mort d’un système fondé sur les dépenses publiques, les dettes publiques, les scandales publics. L’Elysée a compris le message : Alsthom va devenir une entreprise publique.

Conformément à la ligne que je me suis fixé, je ne m’attarderai pas sur les tares du socialisme. Je préfère me demander pourquoi le peuple français n’est pas plus réactif que le peuple de Rome, pourquoi il s’accommode de la dictature des princes qui nous gouvernent. Je redirai ensuite comment tourner la page de la « servitude consentie », comme disait La Boëtie.

La première raison à évoquer est précisément celle que donnait La Boëtie : le Prince est distributif, il donne assez de pain et de jeu pour que sa clientèle lui demeure fidèle. L’Etat Providence a transformé un bon tiers de la population en client du pouvoir, qui a pris l’habitude de vivre aux crochets de la communauté ou qui trouve un fonctionnaire ou un règlement sur le chemin de son activité. Peut-on se passer de l’Etat quand il a tout promis et tout occupé ?

La deuxième raison est l’excellente organisation du pouvoir. Le pays «légal » s’est arrogé des privilèges qui neutralisent toute velléité de réaction ou d’indépendance du pays « réel ». D’où vient la puissance des syndicats ? Comment la grève est-elle devenue un droit, alors que c’est un simple fait, une rupture du contrat de travail ? D’où vient l’argent des syndicats ? D’où vient encore l’argent des partis politiques ? Comment faire une carrière politique sans passer par l’ENA ? Comment diriger une grande entreprise sans avoir été membre d’un cabinet ministériel ? C’est réellement la « République des copains et des coquins », comme disait naguère Poniatowski. On pense qu’il n’y a qu’en Crimée ou en Russie que quelques potentats accumulent de l’argent sale. Hélas, le « capitalisme de connivence », l’alliance permanente des milieux d’affaires et des politiciens a fait son chemin en France et dans beaucoup de pays dits « libéraux » comme les Etats Unis.

La troisième raison est l’inexistence et/ou l’inorganisation de la société civile. Beaucoup de Français sont au fond d’eux-mêmes conscients et révoltés par les abus du pouvoir et le déclin du droit. Mais que font-ils pour qu’il en soit autrement ? Ils sont résignés, ou se réfugient dans les sanctuaires de leur famille ou de leurs amitiés – tant qu’ils sont épargnés. Certains pensent qu’un vote négatif va changer quelque chose. A la différence des tea parties américaines, des mouvements jaillis du tréfonds de la nation ne sont pas dans les mœurs françaises, ou pas encore. Si « la famille pour tous » est un bon exemple d’une renaissance spontanée, les bonnets rouges sont une émanation corporatiste – qui vient d’ailleurs de remporter une victoire au mépris de l’égalité devant la loi.

Dans ces conditions, quel ultime recours peut-on opposer à l’arbitraire d’une démocratie populaire ? Au risque de rabâcher, je m’en tiens à la stratégie qu’un certain nombre de libéraux ont choisie avec nous : informer, affirmer. Informer nos compatriotes de la vraie situation dans laquelle nous sommes, car la plupart ignorent les lois les plus élémentaires et de l’économie et de la démocratie libérale. Les informer encore de ce que d’autres nations ont fait depuis huit ans pour sortir de « la crise » : elles ont su se passer de l’Etat, sans provoquer ni grèves massives ni injustices, au contraire les plus démunis ont été les premiers bénéficiaires.

Il faut aussi affirmer, s’affirmer : que l’on ose ouvertement dénoncer les tares actuelles et montrer la voie du salut. Entre les deux guerres mondiales, les nouveaux totalitarismes n’ont pas été dénoncés comme il convenait, il était plus rassurant de faire de Lénine, Staline, Hitler et Mussolini de grands chefs d’Etat à la tête de grands peuples. La « trahison des clercs » (Julien Benda) a désarmé l’Occident libre devant les dictatures inhumaines. Aujourd’hui, il est tout aussi nécessaire pour ceux qui savent, pour ceux qui croient, de rompre la conspiration du silence et la tyrannie du statu quo. Leur devoir est de se manifester et de rappeler que la voie à prendre de toute urgence est celle de la libération. Les libéraux ne mangent pas du pain de l’Etat et s’attristent des jeux politiques.

 

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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

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