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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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Ce qui va changer PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Juin 2014 00:00
Ne voyez-vous rien venir ?

Beaucoup de choses vont changer au cours des prochaines semaines. Sans doute, et contrairement à la décence, à la démocratie et à nos souhaits, n’y aura-t-il aucun changement au sommet de l’Etat. Malgré sa conversion spectaculaire à la sociale-démocratie, le Président ne démissionnera pas, tout en continuant à être critiqué par les gens de son bord. Les lois scélérates qui détruisent la famille, la vie, la sécurité seront toujours là, Madame Tobira et ses amis y veilleront. La croissance sera toujours « plate », ce qui explique le chômage, nous explique savamment Monsieur Sapin. Le redressement industriel de Monsieur Montebourg poursuivra son chemin grâce à une codification de la croissance : nous allons en sentir les premiers effets à la rentrée.

 

Parlons maintenant des changements sérieux. Tout d’abord, pendant un mois et demi vous n’aurez pas de Nouvelle Lettre, elle prend ses quartiers d’été, comme toujours depuis 33 ans. Pourrai-je vous annoncer pour bientôt sa renaissance en papier ? C’est évidemment mon vœu, votre vœu le plus cher. Je n’ose pas y croire pour l’instant.

Les choses vont changer en Europe, c’est certain. D’une part la désagrégation de l’Europe actuelle menace. Il y a plusieurs foyers de tension : l’Ecosse, la Catalogne qui veulent accéder à leur indépendance et quitter l’Union Européenne. En cas de retrait de l’Ecosse, le Royaume Uni serait porté à se séparer également de l’Union. Bien qu’élu à une large majoré à la tête de la Commission, Jean Claude Juncker sera prisonnier des forces centrifuges ; il aura du mal à vaincre l’Euroscepticisme, grand vainqueur de la dernière consultation. Devra-t-il conforter le bâtiment bruxellois en l’étayant avec des politiques européennes plus dynamiques, avec des impôts européens ? C’est ce que souhaite la classe politique française, de droite comme de gauche. Mais les propositions de François Hollande pour mettre en place une politique de grands travaux européens ont recueilli plus de rires que d’adhésions. L’arbitre de la situation demeurera la Chancelière, qui a soutenu Juncker, mais qui comprend la position de Cameron qui veut en finir, comme jadis Thatcher, avec la bureaucratie et le socialisme de Bruxelles. Sa liberté de choix est toutefois limitée par la Grande Coalition. Il faut s’attendre de toutes façons à un rude affrontement qui peut se terminer soit par l’éclatement complet, soit par un repli sur une Europe des Douze, voire des Six, soit par une conversion de l’Europe en une zone de libre échange qui a évidemment la préférence des libéraux de tous pays. Le sort de l’euro et de la Banque Centrale Européenne est évidemment lié à l’évolution politique de l’Union, mais paradoxalement c’est la monnaie et la finance qui demeureront peut-être la seule charpente européenne, excluant bien sûr la Grande Bretagne.

Je pense que les choses vont également changer en France. Comme je l’ai suggéré plus haut, ce changement n’atteindra pas l’élite de la société politique. Mais peu à peu quand les Français auront repris leurs esprits par quelques semaines de repos, quand ils seront à nouveau confrontés aux drames du chômage, aux ponctions confiscatoires sur leur pouvoir d’achat, aux restrictions des retraites et autres programmes « sociaux », au désordre des écoles, ils seront saisis par le vide sidéral des projets politiques, quels qu’ils soient et ils seront envahis par le désespoir ou la colère – qu’ils ont déjà exprimés dans les urnes. C’est alors qu’un changement s’amorcera : le libéralisme va à nouveau se frayer un chemin dans les débats et projets politiques, parce qu’une simple alternance au pouvoir dans un horizon aussi lointain que 2017 ne leur semblera pas répondre à leurs attentes : qu’importe que ce soit la droite ou la gauche. Et dans trois ans ? Le changement c’est maintenant, au risque de la ruine économique et de l’explosion sociale, et le changement ne consiste pas à troquer des socialistes de gauche contre des étatistes de droite. Alors, toute manifestation de nature à démontrer qu’il y a en France une minorité agissante, sinon une majorité avérée, en faveur des idées de la liberté, sera bienvenue et fera pression sur ceux qui, sciemment ou inconsciemment, ont installé la tyrannie du statu quo.

Voilà en tout cas le changement que je vais essayer d’amorcer, accompagné des piliers de l’ALEPS mais aussi de personnalités aujourd’hui réduites au silence par les médias, ou muselés dans les partis politiques. Ce manifeste, dont vous avez eu naguère un premier aperçu, s’est enrichi du soutien d’un grand nombre de personnes et sera prêt avant même la rentrée, nous le soumettrons à votre signature et, croyez moi, il fera novation et changera de la « pensée unique » qui a endormi les esprits et ont réduit beaucoup de Français à la « servitude consentie ». Une fois les idées de la liberté ressorties de l’ombre ou du mépris, il sera juste à temps pour trouver les personnes et les formations capables de les porter au pouvoir. Ce temps presse, pressons le pas. Ce qui va changer, c’est notre volonté d’affirmer notre commune foi dans les idées de la liberté et dans la reconquête de notre prospérité et de notre dignité. Il est de notre devoir, de notre responsabilité, d’annoncer et d’accompagner l’espoir libéral.

 
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