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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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Comment changer de cap quand on a perdu le Nord ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 25 Août 2014 00:00
Changement de cap l www.libres;org

Je vous avais annoncé en juillet des changements décisifs dans les mois à venir. Mes dons de voyance sont limités, car le changement le plus spectaculaire n’était pas dans mes scénarios.

Mais s’agit-il d’un changement ?

 

La décomposition de la gauche et du parti socialiste est amorcée depuis bien longtemps. Le virage verbal de François Hollande vers un illusoire « social- libéralisme » avait déjà fait exploser la majorité composite. Reste maintenant la possibilité que François Hollande soit notre Gerhard Schröder, le socialiste capable de réaliser les réformes que la droite n’a jamais voulu ou pu réaliser. Y croyez-vous réellement ? La nouvelle équipe m’apparaît plutôt conçue pour sauver le président de la « noyade » et éviter des élections générales ; tiendra-t-elle trois ans ?  

Comme vous sans doute, j’aimerais aussi d’autres changements dans les rangs de l’opposition. Mais les dernières nouvelles ne sont pas bonnes. Comme la gauche, l’opposition est en recherche de cap. A supposer que les ténors de l’UMP soient en quête de programme plutôt que de promotion personnelle (hypothèse audacieuse), ils n’ont rien trouvé à ce jour de nature à enthousiasmer les Français. Alain Juppé propose de revenir aux errements chiraquiens ; Nicolas Sarkozy se propose de revenir aux affaires. De toutes façons tous les partis attendent avec impatience que le pouvoir actuel s’effondre pour aller à la curée.

Voilà qui tient lieu de vision d’avenir ! 

Ce trouble fondamental et durable de la vie politique française a sans doute une dimension institutionnelle : la Cinquième République réduit le Parlement au silence et le cap de toute politique est défini à l’Elysée. En ce sens, il y a bien « crise de régime ».

Mais il y a aussi une dimension doctrinale, sous deux formes complémentaires. Première forme, celle de « l’adoxalisme », comme disait Daniel Villey. C’est le refus de la doctrine et la préférence pour l’empirisme. Depuis plusieurs décennies, le dogmatisme est dénoncé ; au prétexte que c’est la doctrine marxiste qui a mené le communisme à ses horreurs et à sa chute, toute doctrine quelle qu’elle soit est à rejeter. L’adoxalisme est une grande victoire sur la démocratie remportée par la classe politique : les dirigeants n’ont plus à se soucier des engagements qu’ils prennent ou prendront puisqu’ils navigueront en fonction des « réalités », alibis de toutes leurs improvisations et de tous leurs reniements. Chèque en blanc donné par le peuple aux élus, la démocratie se réduit au droit de vote, lui-même vidé de son sens par la désinformation, le corporatisme et la démagogie.

La deuxième forme est le refus de toute référence à des valeurs fondamentales, liées à la nature, à la liberté et à la dignité de l’être humain. Or, c’est le fondement et le contenu de la vraie doctrine libérale. En France, la pensée libérale n’a aucune expression politique : depuis 2002, plus aucun parti installé ne se proclame libéral, aucun parti libéral ne peut se créer durablement sans financement, les fonds de campagne étant réservés aux partis déjà en place ! Au sein même des partis, des personnalités ou des groupes se référant au libéralisme sont broyés par l’appareil et l’expérience révèle qu’ils n’ont jamais infléchi les orientations définies en haut lieu, les hiérarques ayant plus d’intérêt et plus d’aptitude aux montages politiciens qu’au choix d’une doctrine. 

Voici donc ma conclusion : faute de référence aux idées de la liberté, faute d’une force de frappe politique libérale, le cap de la liberté a été perdu. La France est désorientée, déboussolée : la classe politique a perdu le Nord.

Or, nombreux sont les Français qui, intuitivement ou consciemment, savent que le cap libéral est le seul à prendre pour sortir le pays de sa situation de crise économique, sociale et morale. Et ces Français représentent des centaines de milliers d’électeurs, dix fois plus nombreux sans doute que ceux qui votent pour le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) ou pour Lutte Ouvrière, dont les vedettes (tel Besancenot) sont accueillies par les médias. Mais qui les entendrait ?

C’est la raison pour laquelle quelques-uns d’entre nous vous proposent pour le soumettre à l’opinion publique le texte d’un manifeste qui n’a d’autre but que de rappeler cette évidence : il y a des libéraux en France et la boussole politique retrouvera le Nord quand les Français retrouveront leur liberté.

 
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