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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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L’Europe subsidiaire PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 22 Septembre 2014 00:00
Uniforme européen ...  l www.libres.org

Je vais sans doute décevoir certains d’entre vous, qui attendent mes réactions sur les discours des deux présidents : l’actuel et le futur. Mais je ne pense pas que leurs discours méritent l’honneur d’un éditorial, vous trouverez dans cette lettre un commentaire rapide de ces grandes nouveautés qui enrichissent désormais la vie politique de notre pays.

 

En revanche, j’ai eu la chance de participer à un colloque d’économistes, de juristes et de politologues tenu à Sestri Levante (province de Gênes) à l’initiative de l’Institut Bruno Leoni de Milan animé par le jeune intellectuel italien Alberto Minghardi, bien connu dans les milieux libéraux. Le thème était celui de la constitution européenne et il prenait un relief particulier à la lumière des deux évènements marquants de la semaine dernière : le vote des Ecossais et la spectaculaire manifestation de Barcelone. Le sentiment général de ces observateurs de l’Europe est que quelque chose est en train de se passer : la renaissance des nations et des régions face aux Etats. S’agissant de l’Europe, le conflit est en train de se nouer entre harmonisation forcée et diversité harmonieuse.

Certes on ne peut ignorer la composante politicienne de certains régionalismes. Les Ecossais comme les Catalans qui brandissent l’étendard de l’indépendance appartiennent à la gauche radicale. Mais en revanche, ce sont plutôt des libéraux flamands qui militent pour l’éclatement de la Belgique. Il n’en demeure pas moins que la révolte de la société civile contre les gouvernants est maintenant générale en Europe et les participants au colloque se sont demandé si l’Union Européenne était la solution ou au contraire l’origine de la fronde généralisée.

La question prend une nouvelle dimension avec les actuels dirigeants de l’Union. Jean Claude Juncker entend donner à l’Europe un vrai gouvernement, il y est encouragé par un Parlement qui voudrait avoir un vrai budget, avec de vrais impôts. Plus que jamais, les « Européistes » veulent un pouvoir renforcé à Bruxelles. C’est l’Europe de Jacques Delors. C’est l’Europe des étatistes et des socialistes. Ils ont compris que les souverainetés nationales sont mises à mal par la mondialisation, qui met les Etats en compétition. Ils ont vu dans l’Union Européenne le nouveau cadre du protectionnisme et du dirigisme ; ils désirent « réguler » l’économie, « harmoniser » les normes pour éviter la « concurrence dommageable ».  

Le résultat est nul et dangereux. Il est nul en ce sens qu’à ce jour les politiques communes, qu’elles aient concerné l’agriculture, le charbon et l’acier, l’énergie, ont coûté des milliards de subventions sans permettre le moindre progrès. Il est nul aussi parce que la création de l’euro et sa gestion par la Banque Centrale Européenne ont déséquilibré les pays de l’Euroland et tentent d’éponger les dettes souveraines sans y parvenir. Il est nul parce que la politique internationale de l’Union, bien que dotée du seul ministère créé, a été inexistante.

Mais le danger de la centralisation et de l’harmonisation forcée est déjà visible. C’est une masse de réglementation qui a déferlé sur les peuples européens. En France, deux tiers de la législation est d’origine européenne ; évidemment, ce n’est plus du droit ! L’Union veut imposer ses vues (ou celles des lobbies qui sont installés à Bruxelles) dans tous les domaines aux prétextes de sécurité écologique, sanitaire, ou de justice sociale et les pays qui ne se plient pas aux normes sont reconnus coupables de dumping social, fiscal, écologique. Les Allemands eux-mêmes finissent par passer pour un peuple dominateur, imposant son modèle au reste du continent. Qui a intérêt à cette ingérence et à ce dirigisme ? Ceux qui jouissent de privilèges, à l’abri de leurs législations nationales, ceux qui bénéficient de l’aide des finances publiques. Le danger est donc la tyrannie du statu quo, la soumission à une planification organisée par la classe politique et la bureaucratie qu’elle a mise en place.

Mais le danger le plus inquiétant, aux yeux des analyses et débats du colloque, c’est la disparition de l’innovation en Europe. L’harmonisation forcée fige la vie économique, sociale, politique : nous voici tous bloqués par les normes définies en haut lieu. La vraie concurrence ne se nourrit pas de l’égalité, mais au contraire de la diversité. C’est elle qui stimule, qui met les producteurs au service des consommateurs et les gouvernants au service des citoyens. La référence à la Suisse et à la démocratie directe vient tout de suite à l’esprit : que les pays, comme les cantons suisses, aient la possibilité d’avoir des règles autonomes dans les divers aspects de la vie en société. Et qu’à l’intérieur même des pays, les régions aient une large autonomie, au lieu d’être organisées et disciplinées par l’Etat protecteur – comme l’envisage la réforme des collectivités du gouvernement actuel. L’harmonie n’en existe pas moins en Helvétie : c’est le choix offert aux citoyens qui fait que chacun y trouve son compte. 

Et l’Europe, à quoi servira-t-elle alors ? A garantir la liberté à l’intérieur de l’espace européen. Elle ne jouera alors qu’un rôle subsidiaire, comme les Etats membres ne joueront aussi qu’un rôle subsidiaire par rapport aux instances locales. Il ne fait donc pas de doute que pour conserver aux Européens leur liberté et leurs droits individuels, c’est la diversité qui doit l’emporter sur la normalisation, c’est la concurrence, la libre circulation des produits, des entreprises, des idées et des hommes qui doivent être garantis. 

Voilà en tous cas un sujet dont la classe politique va s’emparer puisqu’on a maintenant la certitude, après avoir écouté nos deux présidents, que le débat d’idées et les choix de société vont recevoir désormais tous leurs soins.

 
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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


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