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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Les principaux éléments de l’économie marxiste se trouvent chez John Stuart Mill, qui a ajouté aux erreurs de Ricardo et Malthus dont il prend la suite.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 27 Octobre 2014 00:00
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Ce n’est pas le moment de le mettre dans sa poche. Il faut au contraire envoyer les couleurs. Car le drapeau libéral est, et sera de plus en plus, le signe de ralliement et d’espoir qu’attendent les Français.

C’est la conclusion que je tire de cette exceptionnelle assemblée de l’Aleps tenue mercredi dernier 22 octobre. Cette assemblée était exceptionnelle à plus d’un titre. D’une part, elle consacrait le passage de témoin à une nouvelle équipe : après 35 ans de présidence, j’ai confié le sort de notre association (qui fêtera son cinquantenaire dans deux ans) à mon ami et disciple Patrick Simon, qui s’entoure d’un conseil d’administration rajeuni. D’autre part, elle rassemblait tout ce que la capitale française abrite de libéraux d’une qualité et d’une célébrité exceptionnelles : de Philippe Nemo à Alain Madelin en passant par Pascal Salin, ils étaient tous là, ces missionnaires de la liberté. Enfin et surtout, elle annonçait fièrement que le temps était venu de sortir le drapeau libéral – ce que nous avons fait avec le manifeste « Français, retrouvons nos libertés ». 

Dès la victoire de François Hollande, j’avais pronostiqué que la cote du libéralisme allait remonter dans notre pays. Une fois au pouvoir, le socialisme montre toutes ses limites, tous les dommages qu’il cause, simplement parce qu’il participe d’une erreur sur la personne humaine : il ignore ou déforme la nature de l’être humain, qui l’appelle à la liberté et la dignité. Il a fallu trois ans après l’élection de François Mitterrand en 1981 pour que les illusions du programme commun de la gauche se dissipent. Il a fallu un peu moins de deux ans pour que François Hollande et sa majorité soient rejetés par les Français. Je n’avais donc aucun mérite à prévoir, comme tant d’autres, l’échec du socialisme.

Ce qui est moins certain, c’est que le vent se mette au libéralisme. Depuis 2002, notre doctrine a été absente de la scène politique, voire même du débat d’idées. La droite de Chirac et Sarkozy en a été responsable, affiliée à l’étatisme jacobin, à l’énarchie et au keynésianisme. Mais, simple avatar du socialisme, le dirigisme a échoué à son tour et les Français l’ont sanctionné en 2012. Voilà donc un peuple à la recherche d’une nouvelle voie. Certains croient la trouver chez Madame Le Pen, mais le populisme est une impasse : il n’y a rien de sérieux dans le programme sinon le rejet des partis en place, mais pour faire quoi ? De l’anti-tout : non à l’Europe, non à la mondialisation, non à l’Amérique, non à la finance, non au capitalisme ! La seule voie est donc du côté libéral. 

Ce retour du libéralisme se marque déjà dans le vocabulaire du monde politique et médiatique : notamment la ligne du Premier Ministre se veut « sociale libérale ». Certes, le socialiste qui découvre le libéralisme est un malade en voie de guérison, mais retrouver les libertés si longtemps méconnues ou écrasées ne se fait pas en un jour. Par contraste, nombre de Français commencent à y voir clair : ils rejettent la classe politique qui ne vit que pour et par l’Etat ; ils veulent être libérés des impôts, des charges, de la Sécu, de la réglementation. Ils veulent préserver leur vie privée contre l’ingérence du pouvoir dans le domaine de la famille, de l’accueil de la vie et de l’attente de la mort. Ainsi le drapeau libéral est-il signe de rassemblement, alors que les jeux inspirés par l’idéologie et la démagogie électorale ont fini par dresser les uns contre les autres, à créer un climat de haine, de violence et de corruption. 

Le rassemblement se fera d’autant mieux que l’espoir renaît avec la liberté. L’expérience vécue par un grand nombre de pays montre qu’en très peu de temps la santé économique revient, le chômage se réduit, les prélèvements se stabilisent puis diminuent, les privilèges et les rigidités disparaissent. Le travail, le mérite, l’épargne, la propriété sont à nouveau à l’honneur et stimulent l’initiative personnelle : la responsabilité rend aux gens la dignité perdue avec l’assistance et la servitude. 

Mais il y a encore trop d’incrédules et de sceptiques sur les vertus économiques et morales du libéralisme ; beaucoup de Français pensent que la France n’est pas mûre pour une telle libération et le schéma qu’ils ont en tête est plutôt celui d’une explosion, d’une révolution dont l’histoire de ce pays est si riche. Voici donc la mission que doivent se donner aujourd’hui les libéraux : vaincre les préjugés, expliquer le libéralisme et les raisons profondes de son succès. Démontrer, que la liberté c’est non seulement la prospérité, mais c’est aussi la dignité, voire la beauté, comme le rappelle Philippe Nemo.

Trop longtemps mis en berne, ou froissé dans un carton poussiéreux, le drapeau libéral doit être remis à neuf, retrouver toutes ses couleurs, et être brandi avec fierté pour guider un pays aujourd’hui divisé, résigné, diminué. Ce sera notre effort au cours des mois à venir, à temps pour peser sur les choix décisifs auxquels la France ne peut échapper. Mais cet effort ne peut être seulement celui des porte-drapeau. Il sera sans doute aussi le vôtre, car vous voudrez participer à la renaissance du libéralisme français.

 
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