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Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 17 Novembre 2014 00:00
Abrogation l www.libres.org

Sens Commun a fait une belle entrée sur l’échiquier politique français. Je ne veux pas dire que soudainement la classe politique a retrouvé un sens commun qu’elle a perdu depuis fort longtemps. Je veux dire que l’Association « Sens Commun » a réussi samedi dernier devant quelque trois mille personnes à faire comparaître trois des candidats déclarés à la présidence de l’UMP : Bruno Le Maire, Hervé Mariton et Nicolas Sarkozy.

 

Je ne m’arrêterai pas aux discours tenus par les trois invités à comparaître. Les médias ont fait leurs titres sur le thème : Sarkozy en faveur de l’abrogation de la loi Taubira. Ils sont allés un peu vite en besogne puisque le Président-candidat n’a pas été aussi tranchant qu’on veut bien le dire et il a glissé avec talent, comme toujours, vers des poncifs sur la vie, la mort, l’amour et le désir, que personne ne lui demandait. Bruno Le Maire avec un certain courage a confirmé qu’il n’est pas en faveur de l’abrogation et a fait la différence entre mariage pour tous et PMA et GPA. Enfin, Hervé Mariton, qui est sans doute avec Henri Guaino (à nouveau plume de Sarkozy) l’homme politique le plus présent dans les Manifs pour tous, a été plébiscité par l’assemblée : c’est un abolitionniste déclaré.

Pour autant, cette manifestation et le groupe qui l’a provoquée me conduisent à certaines interrogations, tout en m’inspirant un grand espoir.

Je m’interroge d’abord sur les liens entre l’UMP et Sens Commun. Incontestablement, c’est bien dans le cadre des élections à la présidence du parti que s’est situé l’évènement et plusieurs orateurs ne se sont jamais caché de leur appartenance au parti, et de leur intention d’être élus sous la bannière UMP. Nous voici donc à mi-chemin entre société politique et société civile, entre UMP et Manif pour tous. Qui récupèrera qui ?

Je suis d’autant plus inquiet que Sens Commun a été créé le 24 avril dernier avec pour slogan : « La droite que nous voulons ». Comme beaucoup de libéraux, je ne veux pas de la droite, ni de la gauche. La droite française ne me semble pas guérie de ses maladies génétiques : étatiste, jacobine, protectionniste. La gauche est toujours fidèle à ses démons : laïcarde, sectaire, dirigiste, collectiviste, égalisatrice. Gauche et droite se retrouvent d’ailleurs sur beaucoup de thèmes liberticides et sur une commune dénonciation du libéralisme, de la mondialisation, voire du capitalisme. Gauche et droite se retrouvent depuis des décennies dans la mouvance du socialisme, donc dans l’échec. Mon slogan est donc plutôt « La liberté que nous voulons ».

Dans un certain sens, qui n’est pas commun, cette nouvelle branche de la droite d’opposition s’égare quand elle place son combat sur le plan du droit positif. J’entends samedi Hervé Mariton, qui a toute ma sympathie à d’autres égards, proclamer : « Ce qu'une loi fait, une loi peut le défaire » et d’ajouter « C’est ça la démocratie ». Non : le législateur, quel qu’il soit, ne peut ignorer le droit naturel. La liberté et la dignité de la personne humaine sont au-dessus des lois. La légalité ne donne pas la justice. Le Parlement français, au demeurant si peu représentatif, ne peut s’ingérer dans le domaine privé. La législation n’est pas le droit : vérité Thomiste autant qu’Hayekienne.  

Vous me trouverez peut-être bien sévère, trop rigoureux, voire systématiquement négatif. Tant pis, c’est mon travers. Mais je voudrais maintenant dire le plus important : ce qui m’a ravi dans cet épisode et les promesses qu’il promet.

Puisque j’ai participé à trois des « Manifs pour tous » en 2013, j’ai été admiratif pour ces gens – dont la plupart n’étaient issus d’aucun parti, ni d’aucune secte – qui se sont mobilisés et, dans un ordre spontané parfaitement réussi, ont réveillé les consciences de centaines de milliers de Français de tous bords, de tous âges. J’ai salué en son temps le réveil de la société civile et je vois maintenant une confirmation de cette véritable libération.

Je trouve également significatif que la société civile, même partiellement abritée dans le cocon de l’UMP, cite à comparaître des candidats. Oui, voilà de la démocratie directe, voilà des électeurs qui posent des questions précises à ceux qui aspirent à les représenter et qui font nettement comprendre que leur vote dépendra des réponses et des engagements de ceux qui sollicitent leurs voix. Fini l’homme providentiel, finis les programmes en patchwork destinés à attirer le chaland. Les convictions avant tout, les hommes qui les porteront ensuite.

Je trouve enfin réconfortant que cette réaction soit celle de jeunes hommes et femmes qui ne subissent pas encore la loi du milieu et qui bénéficient d’un crédit de confiance qui a été totalement épuisé pour les générations précédentes. Ma position me permet de témoigner qu’une vague étudiante libérale prend son flux et peut porter espérance.

Il est vrai qu’il reste encore un bon bout de chemin à faire pour amorcer le changement des esprits et des cœurs dans une nation déchirée, ruinée, et désorientée. C’est à ceux qui ont foi dans la liberté de faire connaître autour d’eux les bienfaits du passage d’une société de commandement et d’affrontement à une société d’initiative, de responsabilité et d’harmonie.

Le sens commun à retrouver, c’est le sens de la liberté.

 
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