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Le père des néo-classiques

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Faut-il croire au Père Noël ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 15 Décembre 2014 00:00
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Oui, mais…

Oui, parce que les tout petits y croient et qu’il ne faut pas les déposséder du plus beau des cadeaux : la découverte, les émerveillements devant la cheminée ou le sapin, le mystère de l’homme au manteau rouge et à la longue barbe, la magie des traîneaux et des rênes qui les tirent.

Mais il y a aussi les caprices, les pleurs et les cris, les paquets ignorés ou déchirés, les disputes avec le petit frère ou la grande sœur ; les petits yeux se fermeront bientôt, mais on ne veut pas aller au dodo, papa est énervé et maman ne s’occupe pas assez des têtes blondes.

 

Oui, le Père Noël c’est aussi la joie d’offrir, le plaisir de trouver le jouet que l’on a tant cherché, c’est la perspective d’un bonheur donné, de combler un vœu, une attente ou à l’inverse de préparer une divine surprise.

Mais il aura fallu accepter les bousculades, les queux à la caisse, la lenteur de l’emballage des paquets cadeaux, les déceptions pour le modèle épuisé, l’ignorance de la vendeuse, les disputes nées de l’embarras du choix, les retards dus à la foule et aux bouchons. « La termitière humaine » disait Saint Exupéry.

Oui, le Père Noël c’est encore l’opulence d’un jour, c’est celui qui a tout pouvoir de faire rêver, qui rompt avec la médiocrité du quotidien.

Mais c’est celui qui n’ira pas jusqu’au bout de ses envies, parce qu’il n’en a pas les moyens, parce que les rêves n’effacent pas longtemps la réalité. Demain sera un autre jour.

Le Père Noël, c’est à bien des égards l’homme providentiel, celui qui va faire des miracles. Et depuis des générations les gens croient qu’ils croiseront sur leur chemin le magicien qui en une nuit transformera le pauvre en riche, le malheureux en bienheureux.

Mais il est constaté que le matin des magiciens s’évanouit dans la pénombre, que les promesses ne sont pas tenues, que les espoirs sont déçus. Le « miracle de l’isoloir » (James Buchanan) n’existe pas : l’élu est comme tout le monde et le seul vœu à formuler est qu’il n’en fasse pas trop. Dans la plupart des cas, il ne peut pas faire mieux que vous, mais la légende veut qu’il soit compétent et désintéressé, un genre de saint laïque. On cite avec pertinence Pierre Desproges : « Les enfants croient au Père Noël, les adultes votent ».

Oui, le Père Noël se présentera aux citoyens innocents en 2017. Les cheminées seront-elles ramonées d’ici là ? Le petit Savoyard veut œuvrer pour son étoile des neiges. Il n’est pas le seul : ils sont nombreux à vouloir vêtir la tunique rouge. Mais au fil des temps, la tunique s’est délavée, décousue, rapiécée – comme un minable patchwork électoral. Cependant, en France on aime bien que, comme le père Noël, la vérité vienne d’en haut. Croire au père Noël c’est renoncer à sa dignité de citoyen, c’est se laisser séduire par des illusionnistes qui ont apporté depuis plus d’un demi-siècle la preuve de leurs inaptitudes et de leurs turpitudes.

Je vais vous surprendre : malgré tout, je pense qu’il faut y croire. Tout d’abord, il n’y aurait pas de Père Noël sans la Noël. Le Père Noël fait partie de la joie que les hommes ont attendue « depuis plus de quatre mille ans ». Pour les Chrétiens, c’est la fête du Divin Messie, de cet enfant qui porte l’espoir d’une rédemption. Le christianisme a façonné la culture de l’Europe il a prolongé Jérusalem, Athènes et Rome par une grande loi d’amour du prochain pour créer la civilisation, fondée sur la liberté et la dignité de l’être humain. Et, Chrétiens ou non, tous ceux qui se réclament de la civilisation occidentale ont Noël dans leur tradition, dans leur cœur : une explosion de joie, une foi dans un avenir meilleur, dans un monde nouveau.

Si derrière le Père Noël c’est la Noël que l’on honore, alors oui, il faut y croire. Mais les faux prophètes n’ont-ils pas imaginé des mondes sans espoir, des univers vides d’amour mais pleins d’oppressions et de crimes ?

Voici encore pourquoi il faut croire au Père Noël : parce que les êtres humains ont vocation à garder l’espoir, à réaliser ce qu’ils rêvent, par leurs actes, par leurs comportements. Ce n’est pas le monde présent qui nous comble de joie C’est la perspective du monde meilleur que nous sommes invités par nature à bâtir. La joie est fille d’espérance, elle est signe d’engagement, de persévérance. Non, nous ne renoncerons pas. Nous continuerons à y croire.

C’est en partageant cette foi, en la communiquant aux autres, que nous pourrons nous abandonner à la joie de Noël et voir le père Noël tel qu’il est vraiment : un vieil homme porteur de la hotte de l’amour et de la paix pour tous.

 
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Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

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Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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